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Prost : après le baquet, le déluge
Les raisons d'un endettement fatal
Divers
Les Bleus se mobilisent
L'après Prost



La F1, on n’en sort jamais… Après avoir été sacré 4 fois Champion du monde, Alain Prost ne pouvait pas disparaître ainsi de la scène internationale et des paddocks de F1. C’est ainsi qu’en février 1997, Alain Prost prenait possession de la glorieuse écurie fondée par Guy Ligier restée française malgré le rachat par Flavio Briatore. La première année reste à ce jour la meilleure pour Alain Prost .


Le dernier baroud d’Alesi
L'amitié et quelques points n'ont pas suffi à éviter le divorce entre le pilote français et les Bleus. Dans un dernier pari, le vétéran (37 ans) combatif et endurant s'en est allé jouer son va-tout chez Jordan. En vain. A Suzuka, il a mis un terme à 12 ans de carrière en F1.


"Il (Alain Prost) s'est mis à me tirer dans le dos, à dire que j'étais "vieux", que je "conduisais mal sa voiture" pour me faire craquer. Jusqu'au Grand Prix de France, où les ingénieurs s'étaient trompés dans leurs recherches. Plutôt que de l'avouer, Alain a voulu me faire porter le chapeau. J'ai réagi. Il m'a envoyé une lettre terrible alors que je lui sauvais financièrement la mise en marquant des points au Championnat". Paris Match, édition du 16 août 2001.
 Les derniers jours en bleu d'Alesi


VU PAR... MICHAEL SCHUMACHER
"C'est dommage. Il a tant apporté à la F1, beaucoup de plaisir à tous les fans. Il n'a pas beaucoup gagné de courses mais il a réussi à fasciner beaucoup de gens". Suzuka, Japon, jeudi 11 octobre 2001.


Jean Alesi
Pedro Diniz
Luciano Burti
Gaston Mazzacane
Jarno Trulli
Olivier Panis

 
Prost : après le baquet, le déluge
Alain Prost rêvait d’une reconversion réussie, dans ce milieu qui l’a consacré en tant que pilote. Depuis 1993 et son dernier Grand Prix vécu à l’intérieur d’un baquet, le quadruple champion du Monde a œuvré pour faire son trou comme conseiller technique puis comme responsable d’écurie. Sans que la réussite lui sourit.

Chronologie des événements:
1994: Après avoir raccroché en 1993, Alain Prost devient conseiller en relations publiques chez Renault.

1996: Conseiller technique chez McLaren.

13 février 1997: Alain Prost rachète l'écurie Ligier en signant avec le constructeur Peugeot pour trois ans pour la fourniture des moteurs. Olivier Panis joue les premiers rôles au début de la saison au volant d'une Liger-Mugen Honda, rebaptisée Prost-Mugen Honda.

14 février 1997: création de l'écurie Prost Grand Prix. Alain Prost clame: "Nous visons le titre mondial dans trois ans".

Juin 1997: Olivier Panis se blesse grièvement lors du Grand Prix du Canada.

1998: Alain Prost devient président-directeur général de l'écurie Prost Grand Prix

2000: Ses partenaires financiers historiques, Peugeot et Gauloises abandonnent Alain Prost. La vente de parts (40 %) à l'ex-pilote brésilien Pedro Diniz permet toutefois au Français de s'offrir une bouffée d'oxygène, en lui permettant d'équiper ses voitures d'un moteur Ferrari.

8 août 2001: Rupture entre Alain Prost et son pilote Jean Alesi qui termine la saison chez Jordan.

22 novembre 2001: L'écurie Prost Grand Prix est placée en redressement judiciaire. Une procédure qui la met pour six mois à l'abri de ses créanciers (30,5 millions d'euros de dettes, hors groupe). Me Franck Michel est nommé administrateur judiciaire. Au cours d'une conférence de presse, Alain Prost annonce qu'aucun de ses actionnaires ne s'est retiré. Lui-même possède 51,3 % des parts, l'ex-pilote brésilien Pedro Diniz et sa famille en détiennent 40 %, le reste étant partagé entre LV capital, filiale de LVMH, à hauteur de 5,8 %, et le portail internet Yahoo avec 2,9 %. Il se refuse à envisager un "plan social" pour réduire l'effectif (250 personnes) de son entreprise.

24 novembre 2001: L'Anglais Max Mosley, président de la Fédération internationale automobile (FIA), espère que Prost participera à la saison 2002, qui débute le 3 mars en Australie.

18 décembre 2001: Me Michel et Alain Prost n'ont toujours pas trouvé de nouveaux investisseurs.

4 janvier 2002: Quelque 200 salariés et supporteurs de l'écurie française manifestent devant le ministère de l'Industrie à Paris pour exprimer leur inquiétude face à l'avenir de l'entreprise, dont ils veulent défendre le "savoir-faire, unique en France".

7 janvier 2002: Un groupe d'investisseurs français serait prêt à injecter une somme égale ou supérieure à 40 millions de dollars (44,65 millions d'euros) dans l'écurie Prost Grand Prix, selon une source proche du dossier.

8 janvier 2002: Alain Prost se montre plutôt optimiste quant à l'avenir de son écurie "mais il faut attendre le 15 janvier" (interview RMC).

9 janvier 2002: Marie-George Buffet, ministre de la Jeunesse et des Sports, se montre optimiste sur l'avenir de Prost Grand Prix, en confirmant l'intérêt d'un groupe d'investisseurs français.

16 janvier 2002: Un groupe d'investisseurs italiens se manifeste quelques heures seulement avant l'heure limite de dépôt des offres fixé avec Me Michel.

24 janvier 2002: La décision concernant l'avenir de la société Prost Grand Prix est mise en délibéré au lundi 28 janvier à 16h30. La société Prostar (F3000) est, quant à elle, mise en liquidation judiciaire jeudi par le tribunal de commerce de Versailles.

28 janvier 2002: L'écurie Prost Grand Prix est mise en liquidation judiciaire par le tribunal de Commerce de Versailles, le personnel est licencié. "C'est un constat d'échec', déclare Prost.

Les raisons d'un endettement fatal
Alain Prost était au départ persuadé d’être à la tête d’un projet ambitieux voué au succès. Reste que les ressources de son écurie étaient programmées pour s’écrouler. Voici pourquoi et comment l'écurie a accumulé 30,54 millions d'euros de dettes qui ont conduit à sa disparition.

30,5 millions d'euros de déficit et une absence totale de contrat de sponsoring digne de ce nom, c'est ce qui a précipité la perte de Prost Grand Prix, placée en liquidation judiciaire lundi par le Tribunal de commerce de Versailles. Aucune des offres étudiées depuis le dépôt de bilan, le 22 novembre, n'a été entourée du sérieux et des garanties financières suffisantes. Pourtant, Alain Prost n’a pas soudainement découvert le marasme de sa trésorerie. Il en a même vu le spectre arriver longtemps à l’avance. En 1998, il savait que 2001 serait un tournant dans la vie de l’écurie rachetée à Ligier (le 14 février 1997) et rebaptisée à son nom, pour profiter de la notoriété de treize années passées en tête des pelotons. "Le problème, c’est que nous n’avons signé que des contrats de trois ans", observait l’ancien pilote à l’époque. Ce regret, il l’avait aussi formulé après avoir dépôsé le bilan, en expliquant qu’il aurait "aimé des contrat de cinq ans pour avoir certaines garanties de pérennité". En 1998, les noms de marques "prestigieuses" comme avait fleuri sur les carrosseries bleues : Gauloises, Alcatel, Bic, PlayStation, Total... Le joli carrosse s’est donc transformé en citrouille. "En septembre 2000, on n’avait aucun sponsor", avait rappelé Alain Prost.
 

Pire. Ligier avait goûté au champagne de la victoire en 1996, à Monaco, grâce à Panis, 15 ans après le dernier succès de Laffite. Pourtant, Alain Prost troque très vite le V10 Mugen-Honda d’un très bon rapport prix/performance/fiabilité contre un V10 Peugeot dont McLaren s'est débarrassé contre dédit substantiel et que Jordan ne veut plus. Comme les financements, le contrat Prost-Peugeot court sur les années 1998-1999-2000. Gratuit, le propulseur est surtout lourd et peu fiable. La collaboration devient houleuse, les hommes de Guyancourt et de Vélizy ne se parlent plus. Née avec beaucoup de crédit, Prost Grand Prix accuse ainsi son premier déficit... d’image. Inévitablement, le tournant redouté survient. "En septembre 2000, on n’avait pas de sponsor ni de moteur", fasait remarquer encore récemment Alain Prost.

Les sponsors ne veulent pas remettre la main à la poche pour cette question d’image mais pas seulement. Politiquement marqué, Alain Prost perd son soutien principal, Gauloises. Le cigarettier était le sponsor historique de l’écurie créée par Guy Ligier, longtemps porté par ses amitiés politiques, au premier rang desquelles François Mitterrand. En 1997, la droite perd les élections législatives et la SEITA stoppe un partenariat de plus de 20 ans. Une sanction.

L’ex-"Professeur" doit alors céder 40% de ses parts à la famille Diniz, représentée par le fils Pedro, ancien pilote, pour recapitaliser sa société. Il lui en reste une majorité (51,3%) car des fractions sont allées à Yahoo! (2,9%) et LV Capital (5,8%), filiale de LVMH. Mais l’association Prost-Diniz se transforme en cohabitation. Les finances sont toujours exsangues et Prost ne trouve qu’ACER, une firme thaïlandaise, pour rebadger l’onéreux Ferrari payant (200 MF) et PSN, qui soutient le médiocre argentin Gaston Mazzacane. Au niveau pilotes, Prost a d’ailleurs aussi perdu gros. L’erreur a été de remercier Olivier Panis, qui ne s’entendait plus avec un patron décrit comme cassant et ingrat. Jarno Trulli a aussi fait un passage remarqué dans l’équipe mais il est allé voir chez Jordan. Techniquement, les Bleus ont également subi leur instabilité, avec quatre directeurs en quatre ans (Bigois, Dudot, Jenkins et Durand). Impossible dans ces conditions d’avoir des résultats.

Les dettes s’accumulent donc en 2001. Les rumeurs enflent sur la possible saisie des voitures. Les avocats accourent pour calmer les créditeurs et avancent que les 4 points marqués valent 100 millions, à valoir sur 2002. Mais Alesi, qui a ramené le pactole, claque la porte et Diniz démissionne du Conseil d’administration. "Il est très difficile de communiquer avec lui", admettait Prost, à propos du Brésilien. Composer sans lui n’est peut-être pas un mal pour le Français qui le soupçonne d’avoir entretenu la mauvaise réputation financière. Le Sud-Américain avait proposé un franc symbolique pour prendre le contrôle de PGP et éponger les dettes. Un affront plutôt qu'une offre.

Pendant que Toyota, nouvelle écurie en 2002, se permettait de sélectionner son sponsor titre pour qu’il ne dépareille pas avec le rouge et blanc de sa voiture, Prost ne levait aucun sponsor. Et Ron Dennis, le boss de McLaren, de révéler avoir déjà réuni 90% de son budget pour 2003 (environ 1,5 milliard par an), 85% pour 2004 et 80% pour 2005. Un autre monde.

"Des erreurs, j’en ai commises", a avoué Alain Prost. Il les a payé au prix fort.
 

TF1 : Stéphane VRIGNAUD

Moteur Peugeot 1998
Moteur Peugeot 1999
Divers
COUP DE GENIE

Sa 6e place à Monaco pour Prost est peut-être la plus belle. Acquise dans des conditions de courses extrêmes où le moindre écart est interdit, elle a apporté le premier point aux Bleus depuis le 26 septembre 1999 (Trulli 2e au Nürburgring). La 5e place qui se profilait même avant une crevaison, à 8 tours du but, fut concrétisée au Canada.
 

COUP DE BARRE

Cauchemar absolu à Magny-Cours. Prost a sorti plein de nouveautés (nouvelle carrosserie, suspensions…) pour son grand prix national mais sans les tester, faute de moyen. En plus, la monoplace du Français a un "loup". Le fossé finit de se creuser entre le bouillant pilote et le staff technique, au fil des mauvais chronos. Perdu dans les réglages tout le week-end, amèrement dépassé par Burti, Alesi part devant son public du 19e rang et arrive désespérément 12e. L'incompréhension est totale et le courant ne passe plus. Le point de départ du divorce.
 Cliquez et embarquez sur le circuit de Magny-Cours
 

QUALIFICATION

Le Provençal n'a pas eu de mal à dominer le sympathique Mazzacane lors des quatre premiers grands prix. Ses performances ont permis à Prost de faire jouer la clause de non compétitivité du laborieux Argentin. Mais quand Burti débarque, le décor change. Le Brésilien va d'emblée plus vite, à Barcelone et à Zeltweg. Piqué au vif, Alesi obtient juste après sa meilleure qualification au volant d'une Prost (11e), à Monaco. Ensuite, il domine le Pauliste, à part le fameux épisode nivernais. 15e, c'est la place médiane qu'il a occupée sur la grille. Chez Jordan, il a été nettement dominé (4-1) par Trulli. Normal, l'Italien est très rapide et connaissait bien mieux la voiture.
 

COURSE

Il traînait une réputation d'amateur de gravier. Il a été le pilote le plus fiable de la saison en terminant 15 des 17 grands prix et en couvrant le maximum de tours (1006) et de kilomètres (4757). Après six drapeaux à damiers, Monaco (6e) et Montréal (5e) ont combiné ses qualités de combativité et celles de solidité de l'AP04. Déchaîné au Nürburgring, il en a fait un peu trop en tentant un énième dépassement, sur Räikkönen, à deux tours du but. La seule faute qu'il ait commise. Après le fiasco de Magny-Cours, il a offert aux Bleus un dernier point en tombant en panne sèche sur la ligne d'arrivée à Hockenheim. Presque un symbole. Au volant d'une Jordan beaucoup plus compétitive mais sur laquelle les Jaunes avaient greffé quelques assistances électroniques (antipatinage, départ automatique) en échange d'une modification du pédalier pour lui permettre de freiner du pied droit, il a terminé une autre fois 6e, à Spa, après avoir offert une belle résistance à Ralf Schumacher. Fin de carrière dangereuse à Suzuka (son 201e et dernier GP) où il aurait pu faire très mal à Räikkönen en pointant le nez de sa EJ11 sur la Sauber du jeune Finlandais.

Les Bleus se mobilisent
Les salariés de Prost Grand Prix se rendront vendredi devant le Ministère de l’industrie pour sensibiler les entrepreneurs européens sur le devenir de leur écurie, chaque jour plus menacée de disparition.

Les quelque 200 salariés de Prost Grand Prix, écurie française placée en redressement judiciaire le 22 novembre dernier, ont décidé de se rassembler le 4 janvier à Paris dans le but de sauvegarder leur entreprise. Ce rassemblement aura lieu le 4 janvier 2002 à 14h00 à Paris, en principe devant le ministère de l'Industrie, "afin de sensibiliser les industriels européens à la légitimité de notre projet," expliquent les salariés sur le site internet de Prost Grand Prix après avoir été confortés dans leur position par "les très nombreux messages de soutien" reçus.

"Derrière l'aspect médiatique de notre écurie et de son président", poursuit le texte mis en ligne par les salariés, "existe une équipe composée de près de 200 hommes et femmes soudés et mobilisés pour la survie de leur entreprise. Et derrière ces 200 personnes, un grand nombre de sociétés françaises expertes dans les techniques utilisées en F1: nos fournisseurs et partenaires".

Afin de fédérer et de faire entendre toutes ces voix, l'écurie a mis en place un lien sur son site (www.prostgp.com) et une adresse "plus nombreux aujourd'hui, plus forts demain" c/o Prost Grand Prix, 7 avenue Eugène-Freyssinet, 78280 Guyancourt. Le 18 décembre dernier, l'administrateur judiciaire Me Franck Michel et Alain Prost n'avaient toujours pas trouvé de nouveaux investisseurs. Légalement, Prost Grand Prix dispose d'une période d'observation d'environ six mois pour présenter un plan de redressement, mais le temps presse puisque la saison de Formule 1 débute le 3 mars 2002. 


 
 
L'après Prost
Par Barry Thomas & Stéphane Vrignaud, tf1.fr - 12/03/2002

Deux AP04 achetées par Charles Nickerson sont arrivées à Kuala Lumpur, afin de participer au GP de Malaisie, ce week-end. Même si un énorme doute entoure le projet.

 Charles Nickerson persiste. Les deux châssis Prost AP04 de 2001 achetés par le directeur de Phoenix Finances Ltd sont arrivés à Kuala Lumpur, mardi. Virginie Papin, attachée de presse de Prost Grand Prix, l'écurie française en cours de liquidation judiciaire, nous a confirmé l'information : " Les voitures ont quitté Guyancourt la semaine dernière et se trouvaient en Angleterre jusqu'à lundi ". Selon elle, TWR, la société d'ingéniérie de Tom Walkinshaw, le propriétaire de l'équipe Arrows, aurait donc pu conditionner deux voitures pour le Grand Prix de Malaisie, la deuxième manche du Championnat du monde qui se déroule ce week-end, sur le circuit de Sepang.

 Ferrari ayant refusé de continuer de motoriser les AP04, on ignore quels propulseurs les équipent dorénavant. Une hypothèque parmi d'autres. " Je n'ai aucun détail technique autant sur le moteur que les pneus qu'ils vont utiliser ", a avoué Virgnie Papin. Au-delà de ces inconnus, l'essentiel est surtout de savoir comment Charles Nickerson a ou va pouvoir obtenir un engagement officiel. " Une écurie en liquidation judiciaire perd définitivement tous ses droits en Championnat du monde ", avait rappelé Ron Dennis, le directeur de McLaren, à Melbourne, en ouverture du Mondial 2002. " Il [Charles Nickerson] n'a rien acheté en Formule 1. Il a seulement acheté des voitures de musée ", avait prévenu Bernie Ecclestone. " Il peut oublier. Il gaspille son temps en pensant courir en Malaisie ", avait encore estimé le vice-président de la Fédération internationale, chargé notamment de gérer tous les aspects commerciaux de la F1.

 Côté pilote, Gaston Mazzacane a bien l'intention de reprendre du service. " J'ai un contrat et le team m'a demandé d'être à Londres lundi ", a indiqué l'Argentin à l'Agence de presse Dyn. PSN, l'ancien sponsor des Bleus dont Alain Prost a déclaré avoir vainement attendu l'argent l'année dernière, a confirmé l'accord. " Il y a un contrat signé et la vérité est que le team prendra part au Championnat du monde de F1 ", a dit Jack Kremer, son président. " Ils nous ont dit de ne pas nous inquiéter sur les informations que nous pourrions entendre ", a-t-il ajouté.

Pour clarifier la situation, la FIA a promis de publier un communiqué de presse dans l'après-midi.

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