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Acteurs / Réalisateurs / Dates :
Film Américain de John Woo
Scénario de John Rice, Joe Batteer
Musique de James Horner
Sortie en France le 4 septembre 2002
Durée : 2h14
Site officiel : http://www.mgm.com/windtalkers/
Avec :
| Comédiens et Comédiennes |
Dans le rôle de : |
| Nicolas Cage |
Joe Enders |
| Adam Beach |
Ben Yahzee |
| Christian Slater |
Ox Anderson |
| Roger Willie |
Charlie Whitehorse |
| Peter Stormare |
Hjelmstad |
Anecdotes
L'idée du film est partie de la productrice Alison Rosenzweig qui a appris l'existence des "code-talkers" il y a dix ans, et qui en parlé à sa consoeur Tracie Graham. Après avoir pensé à un documentaire, elles ont fait écrire un scénario au tandem John Rice et Joe Batteer, auteurs de BLOWN AWAY. Très onéreux (plus de 100 millions de dollars), le film n'a pas remporté le succès escompté aux Etats-Unis.
Un film en forme d'hommage
Windtalkers, les messagers du vent se propose de rendre hommage à des héros méconnus de la Seconde Guerre mondiale : les "code talkers" Navajos. Ceux-ci, enrôlés dans les Marines, purent transmettre de nombreux messages cryptés d'une importance cruciale basés sur leur langue maternelle. Une méthode qui porta un coup fatal aux japonais et permit aux américains de remporter la Guerre du Pacifique.
La signification de "Windtalkers"...
Le scénariste John Rice explique que le titre Windtalkers est une référence à la culture Navajo. "Le vent joue un rôle éminent dans leur vision du monde et leurs croyances religieuses", explique-t-il. "Il confère au film une dimension spirituelle typiquement Navajo."
La genèse du projet
Ce sont les productrices Alison R. Rosenzweig et Tracie Graham qui sont à l'origine de Windtalkers, les messagers du vent (Windtalkers). La première découvrit l'existence des "code talkers" grâce à son frère, qui la poussa à développer ce chapitre peu connu de la Seconde Guerre mondiale en long métrage. "Le matériau était passionnant", confie Alison R. Rosenzweig, "mais il me sembla d'abord plus approprié à un documentaire qu'à un long métrage de fiction. Ce n'est qu'ensuite que Rosenzweig et son associée Tracie Graham, découvrant la résonnance dramatique de cet épisode historique, mirent véritablement le projet en développement.
John Woo attiré par l'humanité du film
L'un des aspects de Windtalkers, les messagers du vent qui a le plus touché le réalisateur John Woo est le côté humain qui se dégage de l'histoire. "C'est la dimension émotionnelle de cette histoire et sa résonnance humaine qui m'ont séduit", explique-t-il. "Je cherchais depuis quelque temps à sortir du domaine du pur film d'action, et ce projet cadrait parfaitement avec les objectifs de notre nouvelle société de production."
Un aspect méconnu de John Woo ?
Pour Terence Chang, producteur et fidèle associé de John Woo, Windtalkers, les messagers du vent est un film qui pourrait dévoiler à l'Occident une autre facette du talent du cinéaste, peut-être pas totalement révélée au public jusqu'alors. "John est principalement connu à l'Ouest comme un spécialiste du cinéma d'action, alors que certains de ses meilleurs films de Hong Kong privilégient d'abord, et avant tout, les rapports d'amitié", déclare-t-il avant d'ajouter que "John excelle, à l'évidence, dans les scènes d'action, mais est tout aussi doué pour diriger les acteurs et donner à un drame tout son impact émotionnel."
John Woo plébiscité
Si les méthodes de John Woo n'ont pas surpris Nicolas Cage et Christian Slater, qui ont déjà travaillé avec le cinéaste, d'autres n'en reviennent en revanche toujours pas, comme le comédien Mark Ruffalo. "John Woo est incroyable !", s'emballe-t-il. "Je me souviens d'un plan séquence, tourné à la steadycam le long d'une tranchée, où des dizaines d'entre nous se livraient à un féroce corps à corps. Décidé à tourner cela sans aucune coupe, John avait chorégraphié chaque seconde de main de maître. Le résultat est aussi dense et haletant qu'on peut l'espérer."
Pour le scénariste Jeffrey L. Kimball, "John vous plonge toujours au coeur de l'action. Il privilégie le mouvement, aborde le plan à la façon d'un chorégraphe et fait "danser" sa caméra."
John Woo retrouve Nicolas Cage
Cinq ans après Volte-face (Face Off), John Woo retrouve Nicolas Cage pour Windtalkers, les messagers du vent. L'acteur ne tarit pas déloges au sujet du cinéaste asiatique. "John est l'auteur par excellence", déclare-t-il. "J'ai plaisir à entrer dans son monde, à partager ses visions qui ont, comme les miennes, un caractère extrême."
Les retrouvailles de John Woo et Christian Slater
Windtalkers, les messagers du vent ne marque pas seulement les retrouvailles de John Woo et Nicolas Cage. Le film de guerre est également l'occasion pour Christian Slater de retravailler avec le cinéaste asiatique, celui-ci l'ayant dirigé en 1996 dans Broken Arrow.
Histoire d'un tournage
Pour l'imposant tournage de Windtalkers, les messagers du vent, le réalisateur John Woo s'est entouré d'une équipe performante comprenant le Directeur de la photographie Jeffrey L. Kimball, avec lequel il avait déjà collaboré sur M: I - 2 (Mission: impossible 2). Les prises de vues, qui se sont étalées sur une durée de 20 semaines, ont été effectuées à Hawaï et en Californie du Sud. La principale bataille du film, la bataille de Saïpan, s'est déroulée dans un ranch d'Honolulu, à la superficie d'environ 1,6 hectares.
Des affrontements plus vrais que nature
Les affrontements de Windtalkers, les messagers du vent (Windtalkers) ont nécessité une préparation d'envergure, notamment en ce qui concerne la bataille de Saïpan. Pour leur donner le maximum de crédibilité, la production a enrôlé 700 figurants, dont 250 soldats japonais, des réservistes et d'anciens Marines. Le Directeur de la photographie Jeffrey L. Kimball déclare avoir "déployé un maximum d'efforts pour restituer la sauvagerie de ces affrontements et faire partager au spectateur les épreuves physiques des Marines."
De son côté, le scénariste John Rice n'en revient toujours pas. "Le premier jour de tournage m'a estomaqué", se souvient-il. "C'était inouï d'observer ces centaines d'hommes monter à l'assaut des lignes ennemies, au milieu des explosions, des tirs d'artillerie, des colonies de blindés."
Un entrainement spécifique pour les acteurs
Afin que les acteurs de Windtalkers, les messagers du vent "rentrent" parfaitement dans leurs rôles de Marines, la production du film a tenu à faire les choses en grand. Avant que le tournage ne débute, les principaux protagonistes furent ainsi regroupés à la Base de Kaneohe, accueillis par le sergent major Jim Dever et plusieurs instructeurs des Marines. Durant une semaine, ils apprirent comment marcher, parler, penser et réagir comme de véritables Marines. Jim Dever explique plus précisément avoir rappelé aux comédiens "l'histoire de ce corps d'élite, ses structures, et enseigné certaines techniques de base : maniement d'armes, déplacements sur le terrain, manoeuvres tactiques."
Un tournage très éprouvant
Intense et éprouvant. Tels sont les deux qualificatifs du tournage de Windtalkers, les messagers du vent. Christian Slater est l'un des premiers à souligner la somme des efforts fournis, d'autant que nombre des cascades ont été effectués par les acteurs eux-mêmes. "Ce fut une succession quasi ininterrompue de scènes à risques, parfaitement terrifiantes", explique-t-il. "Nous devions parfois courir de longues distances en suivant des itinéraires très précis au milieu des mines et des explosions. Cela demandait une concentration et une prudence extrêmes."
Un souci de réalisme
Pour le chef costumier Nick Scarano, il était indispensable de conférer à Windtalkers, les messagers du vent un vrai côté réaliste. Plusieurs mois à l'avance, celui-ci entreprit donc de confectionner 1.300 uniformes de Marines et un millier d'uniformes japonais à l'identique de ceux de l'époque. Parallèlement, la production s'est procurée 500 armes d'époque ainsi que des tanks et des chars.
Des retombées conséquentes pour Hawaii
A l'instar de plusieurs autres films de guerre - tel le Pearl Harbor de Michael Bay, pour ne citer que le plus récent - Windtalkers, les messagers du vent a été en bonne partie tourné à Hawaii. Cette décision a entraîné d'importants bénéfices financiers pour l'île : on estime qu'au moins 30 millions de dollars (sur les 100 alloués au budget total du film) ont ainsi été déversés dans l'économie locale.
Des Navajos récompensés
Le 26 juillet 2001, le Congrès des Etats-Unis a décerné sa médaille d'or - une des plus hautes récompenses américaines - à 4 des Navajos (et aux familles de 25 autres), dont l'action dans la transmission d'ordres codés est partiellement relatée dans Windtalkers, les messagers du vent. Le président George W. Bush lui-même a participé à la cérémonie, qui fut suivie d'une grande réception. |
Résumé & Genre :
Guerre / Historique
Une partie de l'histoire de la seconde guerre
Pendant la Seconde Guerre Mondiale, le caporal Joe Enders se remet difficilement d’un massacre où il a vu mourir tous ses hommes. On lui propose une nouvelle mission : protéger l’homme-radio Ben Yazhee, un Navajo engagé par l’armée. En effet, comme les Japonais ont découvert les codes de communication de l’armée, elle a entraîné des Navajos pour qu’ils communiquent dans leur langue maternelle, qu'eux seuls comprennent. La mission de Joe Enders est précisément de protéger le « code » avant « l’homme », c’est-à-dire de l’abattre s’il est fait prisonnier. Le marine Ox Anderson a les mêmes consignes pour le Navajo Charlie Whitehorse. Mais au cours de la bataille de Saïpan, les Navajos se lient d’amitié avec leurs protecteurs. Joe Enders lutte contre pour ne penser qu’à sa mission.
En 1944, durant la Seconde Guerre mondiale, face à l'ennemi japonais, les Etats-Unis ont utilisé une méthode de codage : le langage Navajo, uniquement compris et parlé par certains soldats indiens. Ces code talkers transmettaient les messages codés entre les bases américaines disséminées sur les îles du Pacifique.
Le marine Joe Enders sort blessé d'une bataille sanglante sur les îles Salamon. Après avoir récupéré dans un hôpital, il est chargé d'une nouvelle mission consistant à assurer la sécurité de deux soldats navajos, Ben Yahzee et Charlie Whitehorse, et à "protéger le code à tout prix" pour l'empêcher de tomber aux mains de l'ennemi. En clair : sacrifier, si besoin est, leurs frères d'armes. Durant ce périple, Joe se voit accompagner d'Ox Anderson et d'autres soldats. En pleine bataille de Saïpan, des liens d'amitié se tissent entre les Navajos et leurs "anges gardiens".

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Critiques professionnelles :
Critique de MonsieurCinema.com :
LEGER COMME UN TANK, SUBTIL COMME UN TRACT
Pendant les deux heures et quart de WINDTALKERS, on s’ennuie tellement qu’on peut se mettre à chercher un moment, un plan, quelque chose qui porte la marque de John Woo. Peut-être un pigeon, au début, réminiscence du goût immodéré du cinéaste pour la poésie avec des oiseaux. Peut-être cet Indien qui se déguise en Japonais pour infiltrer les lignes adverses, c’est le thème de l’échange de personnalité cher au réalisateur de VOLTE-FACE. Mais même pas : ce cliché a été mille fois vu dans un film de guerre. Même montrer la violence brute d’un assaut n’est plus une originalité depuis LE SOLDAT RYAN de Spielberg. John Woo, depuis ses premières armes à Hong Kong, s’est toujours permis d’incroyables envolées de style. C’est un grand couturier pour films "opératiques", grandiloquents, mais WINDTALKERS
est un produit taillé petit, même pas un bon film "à l’ancienne". On comprend bien ce qui a motivé le cinéaste dans la belle idée de ce scénario, mais les situations potentiellement intéressantes ne sont pas exploitées. Plus étonnant : les scènes de combat sont lourdes comme des tanks, répétitives, sans enjeu. John Woo cherche le réalisme alors que son cinéma a toujours été à l’exact opposé, mais il ne fait que se gargariser d’explosions et oublie de tenir le reste.
WOO AVEZ UN MESSAGE (A FAIRE PASSER)
Quand ça ne pétarade pas, on s’enfonce dans de longues tranchées sentimentales qui suintent le manque de motivation. Une musique pompeuse assassine le peu qu’il restait de cette mise en scène fantôme. Nicolas Cage garde la mâchoire crispée et flirte avec le ridicule. Encore pire : le cinéaste asiatique se contrefiche de filmer les adversaires japonais, réduits à des animaux vociférant face à des Américains sympas. Carrément insupportable : WINDTALKERS semble avoir été réécrit par George W. Bush pour sa propagande post-11 septembre. Un exemple : un des Marines est à l’origine un gros raciste blanc, qui traite un Indien de « jaune », etc... Le personnage finit par devenir un gentil et sort LE discours : « Peut-être que dans cinquante ans, on travaillera avec les Japonais, pour combattre de
nouveaux ennemis ». Gnagnagna... On peut ignorer ce miel patriotique désormais tartiné sur tous les films de guerre américains. Mais on peut aussi refuser ce pensum qui a réponse à tout, où chaque problème est résolu et pardonné, ce tract hypocrite où les Indiens appellent leur fils George Washington et sont potes de G.I.’s au bon cœur qui leur disent, « ah, au fait, désolé pour les massacres passés ».
Yann Kerloc'h
Mad Movies - Stéphane Moïssakis
Et un homme qui se livre à vous de manière aussi simple, directe et pudique mérite tout simplement qu'on l'appelle "Monsieur". Monsieur John Woo...
Les Inrockuptibles - Olivier Père
Un film de guerre digne des meilleurs Raoul Walsh. Windtalkers le confirme, John Woo est un grand cinéaste.
Le Parisien - Alain Grasset
A mi-chemin entre "Platoon" et le soldat Ryan, ce film tient l'équilibre.
Les Cahiers du Cinéma - Sébastien Bénédict
Le plus beau de Windtalkers tient dans son humilité, une totale acceptation de la forme hollywoodienne.
Novaplanet - Alex Masson
Windtalkers a pourtant un certain charme dans son obsolescence, sa volonté de vouloir ré-introduire de l'émotion dans le spectaculaire.
Le Monde - Jean-François Rauger
Le film hérite ainsi d'une riche matière romanesque et psychologique, miraculeusement dénuée de lourdeur, tout en restant au coeur des préoccupations fondamentales du cinéaste.
Le Point - Olivier De Bruyn
Si John Woo n'est pas un historien révolutionnaire et son film nullement un brûlot, son regard est assez ambitieux pour que " Windtalkers ", oeuvre efficace et ambiguë, passionne les spectateurs.
Objectif Cinéma - Magali Hamard
S'il abuse de la pyrotechnie dans les plans larges (...), Woo confirme sa virtuosité dans les luttes au corps à corps (...). En suivant quasi-systématiquement le parcours d'une balle, du tireur à la victime, la violence se fait plus intime. Définitivement tragique. À défaut de convaincre ses détracteurs lassés de son sentimentalisme exacerbé, Woo, grâce à ses partis pris efficaces en matière d'action, devrait agrandir son fan-club.
Première - Gérard Delorme
Woo y perd un peu en style, mais sa sincérité reste intacte.
Télé Obs Cinéma - Xavier Leherpeur
Drame idéal pour le nouveau film de John Woo... mais "Windtalkers" ne remplit pas totalement ses promesses.
Zurban - Eric Quéméré
Pour acquérir tout à fait le statut de réalisateur hollywoodien, il manquait sans doute à John Woo de signer "son" film de guerre : c'est chose faite avec sa maestria coutumière. Mais on regrette que cet épisode méconnu de l'histoire américaine ait été traité avec une telle bonne conscience.
Chronic'art - Jean-Philippe Tessé
Beau film endolori sur le code, Windtalkers conserve sa part d'indéchiffrable.
Studio - Thomas Baurez
On se contentera donc de l'interprétation de Nicolas Cage, remarquable et touchant en soldat blessé dans sa chair et dans son âme.
Fluctuat.net - Laurence Reymond
Une insupportable busherie.
L'Express - Eric Libiot
La déception est évidemment grande, Nicolas Cage ne semble même pas très concerné et le film paraît bien long malgré quelques instants réussis.
Libération - Didier Péron
Vu la réussite explosive du Time and Tide de son ami Tsui Hark, revenu au bercail après un séjour hollywoodien rien moins qu'amer, on peut se demander si l'heure du retour à la case Hong-kong n'a pas sonné pour John Woo.
Le Figaro - Dominique Borde
(...) un produit standard qui enroule un ruban de pellicule autour des faits d'armes. Si bien qu'avec ses "Messagers du vent", John Woo ne fait que prêcher dans le désert.
Ciné Live - Marc Toullec
Imposant sur le plan de la logistique, Windtalkers accumule les scènes de combat sans originalité et sacrifie sur l'autel du sentimentalisme le seul angle intéressant du film : les Indiens Navajos. Un échec.
Les avis des spectateurs :
Un aboutissement
On lit des critiques invraisemblables sur ce site ! Je résume : "bouh c'est nul, y a même pas de ralentis ni de gunfights avec 5 flingues dans chaque main... c'est donc pas un vrai John Woo (CQFD)...".Alors que ce film constitue une nouvelle avancée dans l'oeuvre complexe d'un artiste précieux. Je m'explique : certes, John Woo a choisi d'adopter une forme beaucoup plus classique pour les scènes d'action. Personnellement, je considère cette orientation parfaitement justifiée : il s'agit d'un film de guerre, la violence ne peut être magnifiée sans encourir le risque de l'indécence. Je vous rejoins sur un point : il est vrai que ces scènes ne sont pas toujours très "lisibles" mais dans l'ensemble elles restent exceptionnelles si l'on se réfère à celles que nous sert couramment l'industrie hollywoodienne. Votre
critique devient par contre assez choquante quand son auteur prête au film des intentions qui ne sont absolument pas celles du réalisateur et que l'on ne perçoit absolument pas pendant le film. Du patriotisme "à la Bush" ? Là, je crois que vous passez totalement à côté du film : c'est l'histoire d'un groupe d'hommes face à une tragédie, point. [...] Film profondément humain, sincère et personnel, WINDTALKERS est un film qui se mérite. Austère par la forme (ce qui, j'en conviens, peut surprendre pour un Woo), il est la quintessence de l'oeuvre de son auteur. [...] Véritable profession de foi, oeuvre oecuménique et courageuse, ce film doit donc être vu. Il est si rare de voir un film qui prend le risque de la gravité sans tomber dans l'emphase... Allez, 5 étoiles, pour rattraper la moyenne (normalement j'en aurais mis une en moins à cause du rythme pas toujours soutenu. Mais bon, vu que c'est la guerre sur ce film...)
Windtalkers n'est pas un film de guerre. C'est un film sur l'espoir et le désespoir, frères ennemis. Ce n'est pas un film rempli de clichés. C'est un film qui va jusqu'au bout pour nous démontrer que ce que nous appellons clichés ne sont que des vérités de la réalité que nous n'acceptons pas de voir en face sur un écran. Ce n'est pas un film manichéen et capitaliste. C'est un film qui fait des adversaires une meute assoiffée de sang de prédateurs tacticiens pour mieux nous prouver que ceux qui parlent, qui souffrent, et qui gagnent ne sont pas forcément plus civilisés et droits que leurs ennemis. Ce n'est pas un film qui parle d'hommes ordinaires qui se transforment comme par magie en héros par la force des choses, mais de prétendus héros qui se découvrent par la force des choses n'être que de simples hommes, impuissants et mortels. C'est un film sur la barbarie de TOUS les hommes dans toutes ses formes, sur la cruauté, la folie, le courage aveugle et le courage instinctif, sur le refus du sacrifice systématique, sur l'amitié sans lendemain, sur toutes les tares et les (maigres) qualités des hommes. Un film sur l'être humain. Tout simplement.
Il y a dans ce film la scène suivante : dans un village où se sont installés des marines, une petite fille asiatique pleure toutes les larmes de son corps. Un marine américain s'approche d'elle, et sans se soucier de la raison de ces pleurs (alors que cela pourrait être la perte d'un être cher ou tout simplement leur présence qui la terrifie), il commence à lui sortir son couplet "je suis un héros et pas un boucher qui vient de la plus grande nation du monde et qui va tous vous sauver" habituel des soldats décérébrés aveuglés par le patriotisme, n'épargnant ni le chocolat, ni la caresse de la figure paternaliste et bienveillante formatée. Et puis tout à coup, une balle vient se ficher dans son épaule, signe que les japonais attaquent, et l'espace d'un instant, le soldat laisse parler son âme et son instinct d'humain, et redevient un homme qui, au delà de toute gloire future ou guerre à gagner, cherche simplement à protéger un enfant de la douleur et de la mort.
Je n'ai rien d'autre à ajouter.
C'est un film qui fait decouvrir les messagers du vent souvent méconnue dans la seconde guerre mondiale, on les decouvrent et John Woo en faisant ce film je crois qu'il voulait leur rendrent hommage. Un film à aller voir sans hésitation.
C'est un film agréable, bien tourné, avec de bons effets spéciaux. Nicolas Cage est bon dans son rôle, qui change de l'agent du FBI propre sur lui de Rock. Ce film montre la dureté de la guerre, et la fragilité psychologique des soldats.
La relation entre les navajos et les marines est bien décrite, et surtout bien mise en scène, avec la volonté de tous être des soldats, et certains préjugés racistes.
Un très bon film dans son genre, si vous aimez les films de guerre et la boucherie alors allez le voir, il nous donne ainsi une bonne image de l'horreur de la seconde guerre mondiale...
Windtalkers est certes un film fort interéssant mais j'ai un peu de mal à voir où se trouve les navajos car je ne vois que les remords de Nicolas Cage. C'est fort dommage. A part cette petite incompréhension de ma part le film est tout à l'honneur de John Woo qui ne manque pas de mettre sa petite touche de fabrication.
Décidément, ce réalisateur ne sait faire que des films viandards ! Si vous aimez le sang, vous êtes servis. Dommage, car le sujet de l'existence de ce code Navajo, souvent oublié dans l'histoire de la guerre mondiale, était pour une fois abordé au grand jour, mais occulté par les images sanglantes à la limite de l'écoeurement... On en ressort abasourdis...
Je pense que Windtalkers n'est pas un très bon film de guerre, il est très violent et c'est très difficile de pouvoir suivre l'histoire convenablement. Nicolas Cage n'interprète pas bien son rôle de Marine, par contre les Navaros donnaient vraiment un vrai fond à cette histoire.
On passe un moment sympathique sans rien d'exceptionnel. On retrouve un film de guerre de base qui reprend tous les ingrédients mais qui ne les mélange que très moyennement. Woo déçoit dans l'ensemble. Il va décidement être très dur de surclasser La Ligne Rouge...
Ca commence plutôt mal. La première demi-heure évoque plus une de ces mauvaises séries sur le traumatisme américano-vietnamien avec son lot de flashbacks lourdingues et téléphonés, son héros-militaire cliché marqué à vie par la mort de ses camarades... etc qu'une véritable oeuvre cinématographique. Mais le film devient autrement plus intéressant dès le débarquement des marines sur l'île Saipan. Woo exploite alors avec talent l'idée scénaristique de départ pour développer ses personnages et leurs rapports. Il le fait avec retenue, tact et réalisme et nous offre ainsi un spectacle pas si bourrin que ça (mais pas mal quand-même) et plein de bons sentiments.
Windtalkers, c'était un joli titre...
La guerre est filmée avec efficacité et pourtant on ne se sent pas atteint. C'est un film clichetoneux, Bushien, réac... et je vous assure que je ne suis pas de gauche, que je hais la franchouillerie intellectuallo bien-pensante... J'adore les films américains, Starship Troopers, même au premier degré... mais là, j'en redeviendrais presque gauchiste. Windtalkers, c'est un vaccin contre le cinéma américain.
Le bave Navajo qui met les peintures de guerre... On connaît tout le scénar à la première image. Tout cela est supposé procurer de l'émotion, mais fait autant d'effets qu'une carte postale.
Nicolas Cage qui nous la fait "I'm a fucking marine..." Le héros un peu déchiré, torturé, but "a man of duty", l'image d'Epinal de service.
C'est aussi conformiste qu'un film de propagande chinoise sous Maozedong.
C'est du cinéma convenu, du "Join the army" of Uncle Sam. Et puis pourquoi Nicolas Cage porte-t-il une perruque ? Est-ce si grave de perdre ses tifs ?
Windtalkers n'est ni un très bon film, ni un très mauvais film. C'est un film moyen. Techniquement irréprochable, très bien filmé, le problème est que le scénario est quasi-inexistant. Le film tout entier est un déluge de batailles. Elles sont d'ailleurs bien filmées, c'est vrai, mais Windalkers n'arrive pas à la cheville des chefs-d'oeuvres du genre comme l'incontournable "Il faut sauver le soldat Ryan", ou encore Full Metal Jacket.
Mais surtout, il faut signaler que John Woo a fait bien mieux que ça quand il était à Hong Kong. Et là, il faut bien dire qu'on est loin du fabuleux The killer...
Pas le nanar annoncé, mais pas mémorable non plus. John Woo fait de la mise en scène passe partout tel un Michael Bay. Les acteurs font bien leur boulot, mais ne font pas plus. Bref un film qui se laisse voir mais qui s'oublie aussi.
2h15 de clichés d'un film qui aurait du durer 1h30. John Woo gagne 3/4 d'heure grâce à toutes les scènes tournées au ralenti. Explosions au ralenti, hémoglobine omniprésente mais au ralenti, des procédés cinématographiques vraiment éculés mais qui ajoutent au ridicule de ce film. Et le thème sur le codage via le langage indien ? Ben à part 30 secondes où l'on parle de ce sujet, c'est l'impasse totale. Un beau prétexte pour cacher la grosse boucherie qui reste le thème principal.
Ca aurait pu être un bon film: dommage qu'il ne soit pas sorti il y a quarante ans, on aurait pu l'apprécier à sa juste valeur.
Ce n'est pas un ratage complet, mais pas loin. Les clichés et les poncifs abondent. Comme autrefois, les héros n'ont jamais besoin de recharger leurs armes, un simple pistolet contient plus de cartouche que toute une caisse de munition. Il va sans dire que, si les héros, en tirant quatre fois, touchent quatre japonais, ces derniers sont de bien piètres tireurs, même à à dix mètres en terrain découvert.
En dehors du scénario, on aurait pu s'attendre à quelques bonnes scènes d'action avec de bons effets spéciaux: là aussi, le film passe à coté, et la qualité technique n'est pas au rendez-vous (les Hellcats ont l'air de décalcomanies posées sur la pellicule).
Alors pourquoi aller voir ce film ? Si vous avez un bon de réduction à utiliser avant la fin de la semaine, on trouve pire, aussi...
Quel navet! Ce faisait longtemps! Au bout de 5 minutes je voulais déjà partir. Les dialogues sont ringuards au possible, voire comiques sans le vouloir. Tous les clichés du film de guerre américain sont là. Par exemple : le type qui file son alliance à son meilleur copain pour qu'il la file à sa femme parce qu'il croit qu'il va mourir, le copain qui la refuse, évidemment. Que croyez-vous qu'il arrivât ? Gagné le type se faire exploser par un obus en pleine poire. Nicolas Cage est vraiment très décevant lui-aussi, il surjoue le type qui souffre, le type bourré, le type qui veut se venger. Les Navajos ne sont qu'un vague prétexte pour un film vraiment sans rien pour lui. Si vous avez vu "La ligne rouge", vous regretterez d'être aller voir "Windtalkers", comme moi.
Et bien, rien qu'à lire les critiques, j'en avais froid dans le dos ; résultat : si j'avais pu partir avant la fin du film, j'aurais eu du temps pour faire autre chose... Encore un hymne à la gloriole des américains, sans aucun point de vue partagé du côté japonais. Dommage.
Un film de John Woo ? On pourrait franchement se le demander, tant sa touche personnelle y est inexistant ! De plus, John Woo commet des maladresses dignes d'un débutant! Il ajoute des images datant de 1944 avec des images du film ! Sans doute par manque de moyens ! Les batailles ne s'arrêtent jamais, des tonnes de litres de sang, pas d'originalité, des figurants qui jouent faux, et des explosions à tout va lassantes ! Nicolas Cage et Christian Slater jouent bien, mais leur rôle y est inintéressant, aucun personnage du film n'a vraiment de personnalité, le scénario est vide, le thème des indiens navajos est bon, mais il n'y a rien autour ! Et les scénaristes ont donné des répliques simplistes aux indiens ! Etant un fan de John Woo et de Nicolas Cage, ce film est une vrai déception !
Je suis un très grand fan de John Woo et j'aime ses films. Quand je suis arrivé au cinéma, j'étais tout excité de voir LE dernier John Woo. Ca commence pas mal, beaucoup de sursauts au début. Mais à fur et à mesure que le film avancait, je ne reconnaissais pas sa signature : ce film aurait pu être réalisé par un quelconque que personne ne s'en serait aperçu. Bref, c'est pas du vrai John Woo. En fait, on aurait dit que le réalisateur était George Bush. J'ai eu beaucoup de mal à supporter la façon dont les japonais étaient traités dans ce film. Bref, un navet. |
Nicolas Cage au cinéma :
Christian Slater au cinéma :
Critique de Stuffou :
A voir absolument si l'on n'est pas sensible aux films de guerres.
Un très bon film qui va en faire pleurer plus d’un.
Ce film, qui nous raconte une partie de l’histoire méconnue de la seconde guerre mondiale, va vous porter et vous faire vivre pleinement les événements de l’époque. John Woo nous fait à nouveau découvrir tout son talent de réalisateur.
L’action et les combats sont très très beaux, bien filmés et bien menés. On se sent par moments au cœur de l’action, au cœur des fusillades.
Mais, c’est côté scénario que la surprise est très belle. Nicolas Cage interprète un personnage tellement triste, tellement vide dans sa vie quotidienne, que l’on ne peut qu’avoir de la peine pour lui.
A ses côtés, des personnages attachants, touchants, à qui on ne voudrait pas qu’il arrive quoi que ce soit. Malheureusement, la vie, la guerre, les affrontements, font des choix différents de ce que l’on aimerait et on ne peut qu’être touchés et attristés suite aux évènements qui se succèdent.
Pour ceux qui n’ont pas peur de voir la mort violente dans les films, ainsi que pour ceux qui veulent découvrir une partie de l’histoire de la seconde guerre mondiale, ce film doit être vu et pas seulement une fois. Très touchant, il est également violent. Un incontournable du genre.
Un film de même niveau que "Il faut sauvez le Soldat Rian" ou "La chute du Faucon noir" ou "Nous étions soldats".
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