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Acteurs / Réalisateurs / Dates :
Film Français de Philippe Harel
Scénario de Philippe Harel, Benoît Poelvoorde, Olivier Dazat
Musique de Philippe Eidel
Sortie en France le 31 octobre 2001
Durée : 1h59
Site officiel : http://www.levelo-lefilm.com/
Avec :
| Comédiens et Comédiennes |
Dans le rôle de : |
| Benoît Poelvoorde |
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| José Garcia |
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| Daniel Ceccaldi |
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| Sacha Bourdo |
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et la voix d'Antoine De Caunes
Anecdotes
La voix off du film est assurée par Antoine de Caunes, qui est un passionné de cyclisme.
L’idée du VELO DE GHISLAIN LAMBERT est née lors de la préparation des RANDONNEURS du même Philippe Harel. Pendant une séance d’essayage, le réalisateur a vu Benoît Poelvoorde avec une casquette sur la tête et a trouvé qu’il ressemblait de façon incroyable à un coureur cycliste. B Poelvoorde estimait que ça lui allait comme une « gifle ». Résultat, l’année suivante, Philippe Harel propose à l’acteur d’incarner Ghislain Lambert.
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Résumé & Genre :
Comédie / Drame
La vie d'un simple sportif du Cyclisme
Au cœur des années 70, dans le monde du cyclisme, il y avait Merckx et les autres ! Parmi eux, Ghislain Lambert. Lambert est un obscur coureur belge tout entier dévoué à la petite reine dont il ne sera jamais le roi, même si sa seule ambition est de devenir un champion. Son plus grand malheur est de ne pas avoir les jambes que son cœur mérite, malgré l’aide intéressée de Claude, son frère. Mais Ghislain n’est pas du genre à poser pied à terre la première désillusion venue, bien au contraire ! Alors pour pallier à un physique un peu léger, il cède à quelques mauvaises sirènes, celles des petites magouilles et du dopage.
Au milieu des années 70, Ghislain Lambert, né le même jour qu'Eddy Merckx avec huit minutes d'écart, est un coureur cycliste belge dont l'ambition est de devenir un champion. Il parvient à intégrer une grande équipe mais comme porteur d'eau. Déterminé dans son rêve de victoire et de gloire sportive, Ghislain Lambert attend patiemment son tour.
Résultats encourageants pour Ghislain Lambert
La moyenne parisienne du Le Vélo de Ghislain Lambert de Philippe Harrel s'élève à 297, en réalisant 9 817 entrées sur 33 copies. Mais ce film avec Benoît Poelvoorde enregistre des résultats honorables au niveau national avec 49 014 entrées sur 441 copies. |
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Critiques professionnelles :
Critique de MonsieurCinema.com :
GRAND BRAQUET ET PETITES MAGOUILLES
Après sa très étonnante et glaçante adaptation du roman de Michel Houellbecq, EXTENSION DU DOMAINE DE LA LUTTE, Philippe Harel est de retour avec LE VELO DE GHISLAIN LAMBERT, un film dans une veine plus légère, plus « déconnante ». Pour cela, il s’est adjoint les services de l’un des plus brillants acteurs de sa génération, le belge Benoît Poelvoorde Si leur association avait plutôt bien fonctionné sur LES RANDONNEURS, ici le duo peine à trouver sa vitesse de croisière. Dans toute sa première partie, le film pédale même un peu dans la choucroute (je sais, c’est facile !), un comble pour un long métrage consacré à la petite reine. Même José Garcia qui était extraordinaire dans EXTENSION (son meilleur rôle et le plus complet) ne sert ici que de faire valoir dans le rôle du frère de Lambert et n’a malheureusement pas grand chose à
se mettre sous la pédale. Certes on sourit souvent par moments aux petites lâchetés qui entraînent de grandes conséquences (le directeur de l’équipe qui se dédouane sur le préparateur). Mais globalement on en veut au réalisateur de ne pas avoir choisi le bon « plateau » pour ce film qui manque singulièrement de rythme et de mordant.
« Je m’voyais déjà en haut de l’affiche »
En situant LE VELO DE GHISLAIN LAMBERT dans les années 70 (soit très en amont des fameuses « affaires » du tour de France), Philippe Harel donne à son film une aura nostalgique qui gomme les aspérités et le scandale des petites magouilles et du dopage quasi-généralisé et institutionnalisé depuis des années. Il semble que le réalisateur n’ait pas osé aller au bout d’un sujet passionnant en soi. A un film enquête/pamphlet, le réalisateur a préféré l’anecdote (les coureurs enfermés dans les toilettes pour se « shooter ») afin de brosser le portrait d’un obscur coureur qui rêve d’être en haut de l’affiche. Dans ce registre des «laborieux » qui tentent de s’en sortir, dans lesquels Benoît Poelvoorde excelle, on préfère très nettement LES CONVOYEURS ATTENDENT, le film de Benoît Mariage qui affichait une réelle tendresse pour ses personnages. Philippe Harel, lui, est plus cynique et son film adopte un regard condescendant, un peu méprisant sur une époque et sur la France dite « profonde ». On enrage de voir tant de talents associés pour un résultat qui ne dope pas, loin s’en faut, le spectateur.
Jean-Luc Brunet
Le Point
(...) (une) crédibilité que le cinéma n'avait jusque-là jamais donnée au cyclisme.
Urbuz - Jean-Sébastien Chauvin
(...) le film n'est travaillé par aucun enjeu. Nulles embardées, pas de sorties de route, aucune bifurcation, le récit suit sa ligne toute tracée.
Studio - Michel Rebichon
Une comédie burlesque et tragique. Maillot jaune pour Poelvoorde !
Première - Christophe Narbonne
Le Vélo de Ghislain Lambert n'est ni le film définitif sur le çyclisme ni le procès du dopage. C'est plus modestement le portrait acidulé d'un garçon qui se voyait déjà en haut de l'affiche.
Chronic'art - Elysabeth François
(...) dans son ensemble, Le Vélo... est tout entier dévolu au comique de Poelvoorde sur lequel tout repose et qui, à force de lourdes mimiques, n'est pas loin d'en faire un peu trop. Plus de finesse n'aurait pas nui à l'ensemble de l'entreprise...
Le Monde - Samuel Blumenfeld
A vouloir concentrer toutes ses attaques sur un seul individu, Philippe Harel raconte moins une histoire qu'une série d'anecdotes de plus en plus décousues.
Aden - Philippe Piazzo
Le Vélo de Ghislain Lambert a deux ou trois moments drôles perdus dans un océan de moqueries acides, de portraits secs et de méchancetés qui voudraient, hypocritement, surtout ne pas en être. Où est ici la mise en scène qui donnerait du sens (et du rythme) à ce catalogue de situations poussives ?
Télérama - Isabelle Fajardo
Il rêve d'être Merckx. Mais s'essouffle à mi-course et finit par pédaler dans le vide.
Les avis des spectateurs :
L'échappée médiatique d'un non vainqueur
Bon d'accord, le cyclisme, ce n'est pas ma tasse de thé. Mais c'est une constante, en France, on préfère les seconds aux premiers. C'est le non-gagnant pathétique qui va occuper le devant de la scène, fera son petit tour (ses petites courses jusqu'au bout de ses forces) et retombera dans l'anonymat le plus complet. Parfois comique, parfois triste, parfois lassant, ce film fait la part belle à un anti-héros qui est bien plus proche de nous que nous ne voudrions l'admettre.
La comédie de l'année.
Un film à mourir de rire , avec un Benoît Poelvoorde au sommet de son art. Les acteurs jouent tous tres justes, la réalisation de Philippe Harel est parfaite. Un film à voir impérativement dès sa sortie. Tout le monde se régalera. Encore merci à toute l'équipe de s'être déplacée à Nantes, pour une avant-premiere d'exception.
Le fabuleux destin de Ghislain Lambert.
Un petit bijou à voir absolument. Projeté à Lille lors de l'avant-première, ce nouveau film de Philippe Harel est une totale réussite, plongé au coeur des Années Mercks, l'histoire étonnante, drôle et sportive de Ghislain Lambert interprété par un excellent Benoît Poelvoorde au top de sa forme, des seconds rôles exemplaires surtout un acteur, une révélation géniale qui fera parler de lui, Jean-Baptiste Iera. Les présences de José Garcia, Sacha Bourdo, Daniel Ceccaldi et bien d'autres dynamisent ce film.
La mise en scène est magnifique, le décor très fidèle reconstitué des années 70. Ce film montre une certaine réalité : ce qu'on vécut tout les amoureux de la petite reine. Une performance à ne pas rater.
La vrai vie des cyclistes grands mais anonymes...
Tout d'abord il ne faut pas être fan de vélo pour apprécier. En deux heures, vous découvrirez tout ce qui fait la vie d'un coureur avec ses espoirs, ses heures de gloire et le reste. Agrémentée de facéties toujours extrêmes des Lambert, l'action se déroule dans les années 70 mais aurait tout aussi bien pu se passer à l'heure actuelle, si ce n'est que ce film n'accepte aucun tabou et l'on comprendra alors pourquoi Ghislain est sponsorisé par "Magicrème ". |
Benoît Poelvoorde au cinéma :
José Garcia au cinéma :
Critique de Stuffou :
Un sujet original pour un film simple, mais efficace dans l'idée transmise.
Les films sportifs nous montrent généralement la vie d’un grand sportif qui, après multiples efforts et multiples épreuves, devient un grand champion.
Ici, rien de cela.
Tout d’abord, Ghislain Lambert est un amoureux du vélo qui un jour est engagé dans une équipe pro. Au sein de cette équipe, il est chargé d’épauler le leader, mais en aucun cas de prendre sa place. Afin d’améliorer ses performance, on lui fait découvrir le dopage.
Parallèlement à son parcours qui voit se succéder des hauts et des bas, nous le voyons s’épanouir sur le plan sentimental. Or, un beau jour, arriva ce qu’il devait arriver, contrôlé positif. Mais, le film et sa carrière ne s’arrêtent pas là, il devient indépendant grâce à son frère et essaye de montrer qu’il n’est pas un raté.
Il est clair qu’il n’a rien d’un champion, qu’il n’a rien d’un grand coureur, mais va t’il réussir à vivre de sa passion, telle est la question ?
Le film est amusant, le duos Poelvoorde/Garcia est très sympathique.
Mais mis à part cet aspect détente et humoristique, c’est la découverte d’un sport et de ces travers qui est au cœur de ce film. Si nous avons entendu parler de beaucoup d’affaires de dopage dans le cyclisme depuis quelques années, il semblerait que cela existait depuis fort longtemps et ce film nous le prouve.
Toutefois, la vidéo ou le passage télévisé sont grandement suffisants pour apprécier ce film. Rien ne sert d’aller ce précipiter au cinéma.
A voir un jour, mais vous avez le temps.
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