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Acteurs / Réalisateurs / Dates :

Film Français de Jacques Rivette
Scénario de Pascal Bonitzer, Christine Laurent, Jacques Rivette
Musique de Gino Paoli, Alec Wilder
Sortie en France le 10 octobre 2001
Durée : 2h34

Site officiel : Non trouvé

Avec :
Comédiens et Comédiennes Dans le rôle de :
Jeanne Balibar
Sergio Castellitto
Hélène De Fougerolles
Marianne Basler
Jacques Bonnaffé
Bruno Todeschini
Catherine Rouvel
Claude Berri

Anecdotes

Anecdote Perso - Octobre 2001

J'ai eu la chance, le bonheur, l'immense plaisir, et bien plus encore, de rencontrer l'Actrice Bretonne Hélène de Fougerolles.
C'était à l'occasion des Avants Premières du film, aux UGC de Paris Bercy et Noisy le Grand.

Ce que je peux vous dire en toute sincérité, c'est qu'elle semble VRAIE. Simple, naturelle, elle semble être restée elle même, sans avoir la "grosse tête". Très souriante, très sensible aux compliments, elle ne refuse pas la rencontre avec ses admirateurs ou la signature des autographes. Elle est même ouverte à toute discussion, à toute conversation, en toute simplicité, sans se prendre pour une "Madame", en restant d'égal à égal à celui ou celle qui lui pose une question.

En fait, j'ai eu l'impression de rencontrer une femme charmante, adorable, qui a la chance d'exercer un métier qui est également sa passion, sans pour autant se prendre pour une star. Très discrète, elle évite toute la médiatisation qui peut être faîte de son image. Mais si sa carrière et son talent se font enfin remarquer, elle ne pourra pas y échapper et rapidement elle pourrait devenir l'une des plus grande actrice française. A 27 ans aujourd'hui, après 10 ans d'expérience et de discrétion, elle semble prête à affronter un nouvel élan.

Pour plus d'informations, une rubrique du site est dédiée à cette actrice.

Toutefois, ce que je tiens également à dire, c'est qu'en plus d'être talentueuse, ce qui se remarque dans le film "Va Savoir", elle est extrêmement belle et séduisante, et elle l'est encore plus face à vous que dans les films.
Il me semble que beaucoup de comédiens et de comédiennes ont un physique amélioré au Cinéma, avec le maquillage et les éclairages. Pour Hélène de Fougerolles, cela semble être l'inverse. En effet, je l'ai trouvé encore plus rayonnante, encore plus belle, face à moi que sur les photos des magazines ou les images de cinéma. J'ai été très impressionné car je ne m'attendais pas à voir une femme aussi craquante, aussi "sexy".

En tout cas, je lui souhaite bonne chance pour la suite de sa carrière, de son rêve, et j'espère très fort pouvoir à nouveau discuter avec elle, et pourquoi pas dans un coin de Bretagne, région qui semble lui tenir autant à coeur que pour moi.

Présenté à Cannes
Va savoir figurait en sélection officielle lors du Festival de Cannes 2001, aux côtés de trois autres films français : Roberto Succo de Cédric Kahn, La Répétition de Caherine Corsini et La Chambre des officiers de François Dupeyron. Avec ses 154 minutes, Va savoir était le film le plus long de la compétition.
Jacques Rivette avait reçu le Grand Prix du Jury en 1991 avec LA BELLE NOISEUSE, avec Emmanuelle Béart, qui fut annoncée pour VA SAVOIR avant que Jeanne Balibar n'arrive sur le projet.

Castellitto, metteur en scène chez Rivette
Sergio Castellitto a mis en scène les séquences du film qui se déroulent au théâtre. Il a lui-même choisi les textes de Pirandello et Goldoni joués dans Va savoir.

Jacques Bonnaffé (Pierre)
Découvert en 1984 dans Prénom Carmen de Jean-Luc Godard, ce comédien originaire du Nord a fait ses armes au Conservatoire de Lille. L’acteur a notamment travaillé avec Philippe Garrel (Elle a passé tant d’heures sous les sunlights), Jean-Charles Tacchella (Escalier C) et Jacques Doillon (La Tentation d’Isabelle). Parallèlement, l’artiste mène une carrière au théâtre à la fois en tant qu’acteur (Le Marchand de Venise, La Veuve) et en tant que metteur en scène (Paris-Nord, Lettres d’Abyssinie).
On a pu le voir en ex-compagnon de Nathalie Baye dans Vénus beauté (institut) de Tonie Marshall ou en militant d’Act-up dans Jeanne et le garçon formidable d’Olivier Ducastel et Jacques Martineau.

Sergio Catellitto (Ugo)
Révélé en 1982 au cinéma dans Le Général de l’armée morte de Luciano Tovoli, Sergio Castellitto a débuté sa carrière au théâtre. Au cinéma, ce comédien italien a alterné les productions françaises et transalpines : Le Grand bleu (Luc Besson, 1988), Alberto express (Arthur Joffé, 1990), La Chair (Marco Ferreri, 1991), Toxic affair (Philomène Esposito, 1993), Portraits chinois (Martine Dugowson, 1996) et A vendre (Laetitia Masson, 1998).
En 2000, il a réalisé son premier long métrage Libero Burro, où le comédien donne la réplique à Michel Piccoli et Chiara Mastroianni.

Hélène de Fougerolles (Dominique)
C’est Jean-Pierre Mocky qui lui donne sa première chance au cinéma en 1993 avec Le Mari de Léon. Polyvalente, la comédienne participe aussi bien à des films grands publics (La Cité de la peur) qu’à des films d’auteurs. En 1994, elle a tourné pour la première fois avec Jacques Rivette dans Jeanne la pucelle : les prisons et est apparue dans La Reine Margot de Patrice Chéreau. La jeune génération de cinéastes l’a également fait travailler : Cédric Klapisch dans Le Péril jeune et Chacun cherche son chat, et Mathieu Kassovitz dans Assassin(s).
Ses premiers rôles principaux lui ont été offerts par Arthur Joffé dans Que la lumière soit (1998), et par Alexandre Jardin dans Le Prof (2000). La même année, elle a retrouvé Jean-Hugues Anglade dans Mortel transfert de Jean-Jacques Beineix. Connue hors de l’Hexagone, Hélène de Fougerolles a été dirigée par réalisateurs étrangers comme Danny Boyle (La Plage).
En 2000, la profession l’a distinguée du Prix Romy Schneider, qui récompense «une jeune comédienne dont le talent a été particulièrement remarqué».

Résumé & Genre :
Photo du film

Comédie / Passion / Théatre

L'Amour, l'Amitié, le Théatre et la Culture

L'histoire de Camille, comédienne française, qui quitta Paris trois ans plus tôt pour fuir... A Rome, elle trouve l'amour avec Ugo, metteur en scène de théâtre, qui lui donne les rôles désirés. La troupe doit jouer à Paris une pièce de Pirandello. Pour Camille, c'est le retour vers l'objet de la fuite...

Une troupe de theatre italienne s'installe a Paris, dans le cadre d'une tournee europeenne, pour une serie de representations de "Come tu me vuoi" de Pirandello. Camille, qui est a la fois l'actrice vedette et la compagne du metteur en scene Ugo, est la seule comedienne d'origine francaise de la troupe. C'est la premiere fois qu'elle revient a Paris depuis qu'elle a dramatiquement quitte l'homme avec qui elle vivait, Pierre, trois ans auparavant. Elle redoute secretement de le retrouver, non sans raisons.

Anecdotes recueillies durant les avants premières :

Hélène de Fougerolles nous a expliquée qu'aucun scénario n'avait été distribué à l'avance. Seul un document de 15 pages présentait l'oeuvre et les comédiens et comédiennes recevaient le matin même leur texte pour l'après midi. Ils ne savaient même pas à l'avance quelle scène et avec qui ils allaient travailler, chaque jour était une surprise.
Ce qu'il faut savoir également, c'est que les acteurs et actrices n'avaient pas de droit de faire la moindre modification aux dialogues, ils devaient réciter mot pour mot, sans oubli et sans ajout.
Je cite Melle de Fougerolles : "Le fait de n'avoir leur texte à apprendre que le matin donne cette légèreté au film".

Il faut savoir aussi qu'il existe une version longue, de 3h30.

Critiques professionnelles :

Critique de 6nema.com :
Rivette signe avec Va Savoir un film touchant et juste sur l'amour en faisant se répondre en écho le théâtre et la vie. Les personnages sont vrais, parfois drôles, et en tous les cas proches de nous. Le formidable jeu de tous les acteurs, la mise en scène et les dialogues théâtraux contribuent à rendre ces personnages encore plus crédibles.

Le rôle de Camille, une jeune femme forte mais temporairement égarée, troublée était écrit au départ pour Emmanuelle Béart. Mais c'est avec un plaisir presque sensuel qu'on y retrouve Jeanne Balibar, magnifique, fraîche, rayonnante. La jeune Hélène de Fougerolles, (qui décroche ici son premier grand rôle au cinéma) resplendit, elle aussi, dans ce personnage subtile de Dominique, une jeune femme sûre d'elle qui perd pied peu à peu. Sergio Castellito, grande star du théâtre et du cinéma italien (que Rivette connaît bien) endosse son rôle de metteur en scène et de directeur de troupe à la perfection, dans un Ugo à la fois tourmenté et solide. Un rôle écrit pour lui par Rivette qui s'intéresse d'ordinaire plus à ses actrices.

Afin d'ajouter au réalisme du film, Rivette a demandé à Castellito de réellement mettre en scène et faire jouer par sa troupe la pièce de Pirandello Come tu me vuoi, pendant qu'il filmait sans intervenir. Ce travail considérable nous offre de superbes scènes de théatre, en italien, qui contrebalancent et ponctuent les péripéties parisiennes des personnages. Ce théâtre et cette pièce forment le fil conducteur du film qui voit d'ailleurs son dénouement sur scène. Enfin, les mélomanes auront noté ou noteront sûrement le parallèle avec Cosi fan Tutte (Rivette est un amoureux des opéras de Mozart) : l'entrée de deux femmes dans l'âge adulte.

Même si certains y trouveront sûrement des longueurs, ce film est une perle de deux heures trente de grâce, un vrai bonheur emmené par des acteurs éblouissants.

David L.

Critique de MonsieurCinema.com :
LA BANDE DES SIX
VA SAVOIR est une fantaisie de cinéma qui entraîne le spectateur dans un ballet pétillant. Jacques Rivette est fort inspiré et jubile visiblement à mettre en scène ce pas de un, de deux, de trois, de quatre et plus... C’est un véritable ballet pirandellien au cours duquel les séquences s’enchaînent avec brio. Les dialogues étincelants sont signés Christine Laurent et Pascal Bonitzer, déjà fidèles de Rivette (de L’AMOUR PAR TERRE à SECRET DEFENSE, en passant par LA BANDE DES QUATRE ou JEANNE LA PUCELLE). Le rythme ne faillit jamais et la mécanique de Rivette fonctionne à merveille.

LA VIE EST BELLE
Le cinéaste mêle la légèreté à la gravité avec un regard plein de tendresse et d’humour, sur l’existence et sur ses personnages, et sur le monde de la scène, faisant un joli clin d’œil via Camille / Jeanne Balibar à Camilla / Anna Magnani du CARROSSE D’OR de Jean Renoir. Le cinéaste semble en pleine cure de jouvence. Bonne nouvelle après une quinzaine de films d’un « vieux de la vieille » de la Nouvelle Vague. Rivette a construit une distribution hors pair et accompagne les magnifiques solistes que sont Jeanne Balibar (rayonnante), Sergio Castellitto (très drôle), Jacques Bonnaffé, Marianne Basler, Hélène De Fougerolles, Bruno Todeschini ou encore Catherine Rouvel et ses pâtisseries. Un régal.

Olivier Pélisson

Aden - Philippe Piazzo - 10/10/2001
«Complètement euphorisant, le dernier Rivette. Drôle, léger, fantasque, buissonnier...»

L' Express - Sophie Grassin - 11/10/2001
«Rivette retrouve ses complices habituels au scénario (Pascal Bonitzer, Christine Laurent) et explore pistes ou chemins de traverse en toute liberté. Les comédiens sont tous du tonnerre de Dieu. On s'amuse beaucoup. Courez. »

Le Monde - Jean-Michel Frodon - 10/10/2001
«(...) surtout, Va savoir invente la sortie par le haut de la virtuosité, du talent, du mystère. Vers quoi ? Va savoir... »

Les Inrockuptibles - Serge Kagansky - 01/10/2001
«Entre vie et théâtre, Renoir et Hawks, Va savoir est une ronde gracieuse, un film rayonnant et ludique.»

L'Humanité - Emile Breton - 10/10/2001
«(...) film d'une rare élégance.»

Libération - Philippe Azoury - 10/10/2001
«(...) un film capricieux, soumis au bon plaisir d'un cinéaste qui veut à la fois caresser une dernière fois le cercle et le briser. Film tranquille, bourgeois presque ? On peut le croire, à divers égards (...). Film, pourtant, qui nous roule ouvertement dans la farine.»

Nouvel Obs - Jean-Philippe Guérand - 11/10/2001
«Dans Va savoir, l’esprit et les sentiments tiennent le beau rôle dans un entrelacs étourdissant qui évoque les mises en abyme vertigineuses chères à Pirandello, cet orfèvre du théâtre dont une pièce sert de fil rouge au film.»

Télérama - Marine Landrot - 10/10/2001
«(...) un chef-d'oeuvre de cocasserie déchirante.»

Urbuz - Jean-Philippe Tessé - 01/10/2001
«(...) (une) grande déclaration d’amour, jubilatoire et touchante, à l’art d’aimer, à l’art de créer, à l’art de vivre. C'est dire si Va savoir, décidément, vole très haut. »

Chronic'art - Grégoire Bénabent - 08/10/2001
«Va savoir est de ces films qui sont de véritables "lieux", des petits mondes à eux tout seuls, procurant un dépaysement subtil, sans autre exotisme que celui du sens.»

Ciné Live - Philippe Paumier - 01/10/2001
«Les jeux de l'amour et du hasard emmenés par une bande de comédiens espiègles, sous le regard d'un Rivette badin, c'est la mignardise du mois.»

Figaroscope - Françoise Maupin - 10/10/2001
«Une fantaisie débridée dans laquelle Rivette retrouve la verve de Céline et Julie vont en bâteau.»

Le Figaro - Dominique Borde - 10/10/2001
«La réalité est un jeu et le jeu a sa part de vérité. C'est ce que souffle Rivette, dissimulé en coulisses pour jouer les Cupidon lucides et les moralistes désabusés. On peut le croire sur paroles puisque ce sont des répliques.»

Les Echos - Annie Coppermann - 10/10/2001
«Devant la caméra allègre de Jacques Rivette, ces jeux de l'amour et de l'incertitude deviennent un délicieux ballet de fausses confidences, de séductions en trompe-l'oeil, de chausse-trapes ludiques, où les duels se font à la vodka, où les bagues volées se cachent dans le sucre et où tout finit devant un gros gâteau au chocolat.»

Première - Olivier de Bruyn - 10/10/2001
«Surprise : l'homme de La Belle Noiseuse (Jacques Rivette) revient avec une comédie où rien n'est sérieux, même si tout est grave. A moins que ce ne soit l'inverse.»

Studio - Thierry Klifa - 01/10/2001
«Léger comme une bulle de champagne, en apparence, ce Va savoir pose quand même de vraies questions quant à l'amour et l'implication qu'on y met, aux peines de coeurs qui ne se referment jamais, aux trahisons qui ne s'oublient pas.»

Zurban - N.T. Binh - 10/10/2001
«(...) inteligente récréation.»

Novaplanet.com - Alex Masson - 10/10/2001
«Rivette abuse parfois des artifices, jusqu'à devenir un rien mondain dans sa vision d'un monde composé d'entrées et de sorties, d'un côté jardinet d'un côté cour.»

Les avis des spectateurs :
Un alibi culturel qui ne sauve pas le film de l'invraisemblance.
J'aime beaucoup Jeanne Balibar, mais comment n'être pas frappé par l'invraisemblance des situations et le jeu parfois complètement faux de certains acteurs ?
Tel metteur en scène de théâtre à la recherche d'une pièce perdue de Goldoni : c'est un très bon alibi culturel. Mais que d'invraisemblances grossières : on traite de vieux bouquins comme s'il s'agissait de livres de poche ; la jeune nymphette croisée dans une bibliothèque est justement la fille du riche collectionneur qui détient le bouquin rêvé ; la mère de la nymphette joue comme un pied. Et l'histoire est longue, longue, longue...
Alors disons le tout net : suffit-il de partir à la recherche d'un bouquin de Goldoni et de nous abreuver d'extraits de pièces de théâtre de Pirandello pour faire un bon film ? Non. Mais apparemment, cela suffit pour que nos critiques nient l'évidence.
Il y a certes quelques moments intéressants et une photographie esthétique, mais c'est insuffisant.

Parfaitement équilibré, un régal !
Sur le ton de la comédie, une longue et brillante variation sur le thème de l'amour, présent, passé, de la rencontre, du désir, du souvenir, de la nostalgie, de la trahison, des contradictions. Construit autour de Pirandello, le scénario s'ordonne lui-même peu à peu comme une pièce de théâtre, donnant au film une superbe élégance. La caméra de Rivette, fluide et caressante, met en valeur la qualité de l'interprétation et de la direction d'acteurs.

Je ne comprends pas.
Non, décidément, je ne comprends pas cet engouement. Certes, Rivette est un monument du cinéma français, difficilement attaquable. Mais je ne peux me questionner sur le sérieux des critiques, y compris celles des internautes. Car franchement, le rythme est lent, appuyé, en un mot le film est ennuyeux au possible, en dépit d'une belle distribution. Soit propre à l'image (pas toujours juste) du cinéma français. Aussi pas spécialement drôle ou gai, ou drôle peut-être pour ceux qui vivent si peu, Parisiens à la triste vie, plate. Je revois encore les têtes vautrées contre les fauteuils des spectacteurs patients autour de moi, et les défilés de ceux, moins patients, qui quittaient la salle avant la fin. Donc, non, je ne comprends pas. Et pourtant, j'avais tellement envie que ça me plaise. Et puis, comparer ça à du Hawks! Je l'ai même vu en avant-première, ce film. Toute cinéphile que je suis (adoré par ex. la version de Jeanne d'Arc de ce Monsieur), je ne comprends pas.

Un véritable chef-d'oeuvre.
Ce film est splendide, les acteurs sont excellents, les scènes émouvantes et les scènes humoristiques s'enchainent avec une grâce formidable. Un début un peu long à déplorer, mais le jeu en vaut la chandelle, et ce film est digne qu'on s'accroche un peu sur la première demi-heure. Des scènes absolument hilarantes par moment, une histoire passionnante, présentée de façon magnifique ! Pour les amateurs du genre, un chef-d'oeuvre à ne pas manquer... Pour les autres, à voir par curiosité.

Un délice à la Shakespeare.
De l'humour tout en finesse, des personnages très attachants, des dialogues succulents, de l'originalité dans la narration : un délice tout du long.
C'est un film-pièce de théatre. Pourtant, on ne voit que quelques instants de la pièce que la troupe est en train de jouer - pièce qui paraît bien ennuyeuse à côté de la vie palpitante, des intrigues qu'ont les acteurs en dehors des représentations.

Des bulles de champagne dans l'un des meilleurs films 2001...
Souvent un film réalisé par Jacques Rivette est synonyme d'élitisme voir d'ennui. Il est vrai que par exemple, son film le plus connu "La belle noiseuse" durait quand même 4 heures !
Pour Va savoir, aprés vingt premières minutes où l'on se demande si ce film va ressembler à tout les autres... La magie commence à opérer.
Six merveilleux comédiens entraînés dans un merveilleux tourbillon affectif où l'humour va crescendo.
Je me demande comment le jury de Cannes à pu passer à côté de ce joyau. J'espere que le public fera un accueil à l'un des meilleurs films 2001.

Hélène De Fougerolles au cinéma :

Jeanne Balibar au cinéma :

Photo du film

Critique de Stuffou :

Un vrai film à la française, sans artifices, pour lequel il ne faut pas avoir peur de rester 2h30 sans action.

Lorsque je suis allé à l'avant première de ce film, je ne savais pas du tout sur quoi j'allais tomber. En fait, je ne connaissais ni le sujet, ni l'idéologie, ni la durée, ni quels acteurs et actrices y participaient, excepté Hélène de Fougerolles. J'allais donc exclusivement pour cette talentueuse actrice.

Après les toutes premières minutes, j'ai commencé à me poser de sérieuses questions. Je commençais à douter de l'intérêt du film. Entre les extraits de scènes de théâtre et Jeanne Dalibar qui parle toute seule pour ne pas dire grand chose, j'ai vite espéré que le film dure moins d'une heure et demi.

Mais, au fil de l'avancée du film et de l'histoire, on découvre des personnages touchants, attachants, et un commencement de drames passionnels et amoureux. Commence alors le jeu des questions pour savoir qui sera heureux et qui sera malheureux à la fin.

Entrecoupé d'extraits de théâtre, permettant d'avoir sur un même support le mélange cinéma/théatre, le film devient de plus en plus long et la situation semble s'enliser. Entre ceux qui sont amoureux les uns des autres et celui qui recherche désespérément un manuscrit, on commence à trouver le temps long.

Or, on ne peut quitter la salle, on ne peut s'endormir, car on désire à tout prix savoir qui va rester avec qui, comment les sentiments vont se découvrir ou se dissiper.

C'est par conséquent au coeurs d'histoires d'Amour et d'Amitié que l'on va évoluer durant 2h30, tout en ayant l'impression à plusieurs reprises d'être parmi les personnages.

Côté rythme, l'oeuvre est plutôt simple, sans moments d'actions, sans moments d'éclats de rires. Légèrement humoristique, ce sont les 10 dernières minutes qui bougent le plus. L'originalité du final est indéniable, avec le "duel à mort" et le regroupement dans un même lieu des 7 comédiens et comédiennes.
Ces deux événements font un parallèle avec le théâtre, l'image du duel étant souvent utilisé dans les pièces dramatiques, et le regroupement des acteurs au final servant à donner une impression de révérence des acteurs de théâtre à la fin de leur représentation.

C'est pourquoi, entre les scènes de représentation théâtrale et le final, on a un peu l'impression d'un mélange des deux genres. On pourrait appeler cela un théatro-film ou un film théâtral.

Mais, le plus magnifique pour moi fut la prestation d'Hélène de Fougerolles. Elle apporte à ce film une fraîcheur, une jeunesse, qui y fait défaut. En effet, chaque personnage nous donne l'impression d'un long passé, d'un long vécu, entouré de difficultés et d'embûches. Cette sensation est d'autant plus renforcée qu'à plusieurs reprises certains d'entre eux racontent leur passé troublé et troublant.
Mademoiselle de Fougerolles, dont le nom dans le film est Do, diminutif de Dominique, est donc la jeune fille sans histoire, vivant pour ses études et son mémoire, en toute simplicité sans se poser de questions.
Son sourire, ses mouvements, son style jeune fille sympathique et mignonne, apportent le rayon de soleil nécessaire à la réussite de l'oeuvre. Il est vrai que Jeanne Balibar apporte également un peu de fraîcheur et de simplicité au film, mais il me semble que les quelques scènes bien choisies avec Hélène apportent la touche parfaite de gaieté, de sensualité, de joie et de poésie.
Sincèrement, je ne vois pas beaucoup d'actrices françaises qui auraient été capables d'apporter une telle fraîcheur. Les seules qui me semblent avoir la même "présence" serait Marie Gillain, Vanessa Demouy, et dans un registre légèrement différent, Sophie Marceau.

Globalement, même si c'est un peu long, c'est un bon moment de cinéma français à vivre. Pour ma part, je l'ai vécu deux fois, deux soirs de suite. Et c'est à la deuxième séance que j'ai le plus apprécié la profondeur et l'âme du film.

Malgré la longueur et la langueur, cette comédie prouve que le cinéma Français à un réel savoir faire et qu'avec peu de choses on peut réaliser une histoire très originale.
La présence remarquable d'Hélène de Fougerolles dans cette oeuvre prouve ses qualités de comédienne et d'actrice.

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Sources de Travail
Allociné ; TF1 ; Canal + ; MonsieurCinéma.com


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