|
Acteurs / Réalisateurs / Dates :
Film Français de Louis-Pascal Couvelaire
Scénario de Louis-Pascal Couvelaire, Benoît Philippon, Michael Cooper
Musique de Pascal Lafa
Sortie en France le 24 juillet 2002
Durée : 1h43
Site officiel : http://www.sweat-themovie.com/
Avec :
| Comédiens et Comédiennes |
Dans le rôle de : |
| Jean-Hugues Anglade |
Harvey |
| Joaquim de Almeida |
Noh |
| Cyrille Thouvenin |
Victor |
| Sagamore Stévenin |
Simon |
| Nozha Khouadra |
Farah |
Anecdotes
Louis-Pascal Couvelaire a signé plus de 400 spots publicitaires depuis le milieu des années 80. Lauréat de nombreux prix, il a notamment réalisé la publicité pour la Citroën Xsara avec Claudia Schiffer. SUEURS est son premier long métrage. Le film est traversé par la chanson d’Edith Piaf « Non, je ne regrette rien » et le générique de fin défile sur la version de cette chanson par Johnny Hallyday. SUEURS a été tourné à la fois en français et en anglais sous le titre SWEAT. Egalement co-fondateur de la société de distribution Metropolitan Filmexport, Samuel Hadida a déjà produit entre autres TRUE ROMANCE de Tony Scott, KILLING ZOE de Roger Avary, CRYING FREEMAN et LE PACTE DES LOUPS de Christophe Gans et SPIDER de David Cronenberg.
Les futurs projets
Le courant est très bien passé entre tous les artistes engagés sur le tournage de Sueurs. A tel point que pour le deuxième film de Louis-Pascal Couvelaire, Sagamore Stévenin a accepté d'endosser le casque de pilote de Michel Vaillant, un film produit par la société Europa Corp. de Luc Besson.
Une bonne collaboration
Les quatre comédiens principaux de Sueurs se sont tous très bien entendus, malgré des conditions de tournage plutôt difficiles. Sagamore Stévenin explique : "(...) l'inconfort, les cabines de camion si exiguës... Si nous ne nous étions pas tous mutuellement soutenus, nous aurions sans doute craqué !". L'équipe technique a également beaucoup souffert de ce tournage dans le désert : à cause du sable, quatre caméras, seize objectifs et cinquante-quatre filtres ont été cassés.
Des lieux de tournage mythiques
Sueurs a été tourné en 22 semaines en extérieur, à 30km de Ouarzazate au Maroc. C'est d'ailleurs à Ouarzazate, surnommée "Hollywood du désert" que les prises de vue des films Astérix et Obélix : mission Cléopâtre, Le Retour de la momie (The Mummy returns), ou encore La Chute du faucon noir (Black Hawk Down) ont été faites.
Le soutien de Jean-Hugues Anglade
L'acteur Jean-Hugues Anglade a aidé Louis-Pascal Couvelaire à trouver un producteur pour financer Sueurs. Le comédien, qui avait aimé le scénario, a conseillé au jeune réalisateur de se tourner vers Samuel Hadida, avec qui il avait travaillé précédemment sur Killing Zoe en 1994. Jean-Hugues Anglade explique sa motivation : "C'est un réalisateur très visuel. J'ai aimé son style, je me suis dit qu'il fonctionnerait parfaitement pour un long métrage. Je lui ai suggéré d'envoyer son scénario à Samuel Hadida chez Davis Films (...). Samuel aime les films d'action originaux, je savais qu'il serait un producteur parfait pour Louis-Pascal".
De la pub au long métrage
Louis-Pascal Couvelaire signe avec Sueurs son premier long métrage. Il a été pendant plus de quinze ans un réalisateur de publicités très sollicité, il s'est occupé notamment de la campagne de la marque Citroën avec Claudia Schiffer. Pour son passage au grand écran, celui-ci explique : "Je ne voulais ni message ni question existentielle, juste de l'action, le suspense et le plaisir d'un vrai spectacle." |
Résumé & Genre :
Violence / Action
A la poursuite d'un camion de gangsters
Un camion roule sur le bitume brûlant du Nord de l’Afrique. Ils sont quatre, coincés dans la cabine de l’engin. Harvey, Victor, Noh et Simon font équipe pour le pire et pour le meilleur. Harvey est un coureur automobile qui trimballe avec lui ses trophées. Victor est son jeune protégé et copilote. Noh est un homme d’ « affaires » qui gère le « coup ». Simon est l’homme de main de Noh, à la gâchette facile. Ils doivent mener à bon port leur cargaison, des sacs de minerai d’or volés, pour encaisser un gros pactole. L’espace exigu de la cabine, la chaleur étouffante, la tension de la fuite et la personnalité de chacun vont faire de ce voyage une épopée infernale.
Noh, un contrôleur aérien, s'est associé à Harvey, un conducteur de poids lourds expérimenté, au jeune Victor et au redoutable Simon, un tueur à gages, pour dérober un chargement de minerai d'or évalué à seize millions de dollars dans un aéroport d'Afrique du Nord.
Mais pour convertir leur précieuse cargaison en jolies liasses de billets, les quatres compères doivent traverser un désert brûlant comme l'enfer et riche de pièges... Trop de chaleur, trop d'argent en jeu et trop de pression. Le plan qu'ils avaient méticuleusement préparé pourrait bien voler en éclats.

|
|
Critiques professionnelles :
Critique de MonsieurCinema.com :
MON BEAU CAMION
A mi-chemin entre LE SALAIRE DE LA PEUR de Clouzot, 100 000 DOLLARS AU SOLEIL de Verneuil et TERMINUS de Pierre-William Glenn, SUEURS est l’un des rares road-movies en camion à la française. Il y a du soleil écrasant, de la sueur, du muscle, de la gâchette, du sang, du sable et de la tension. Bref, de l’action pure. Un western des temps modernes. Louis-Pascal Couvelaire a un talent sans conteste pour la mise en images et la technique cinématographique. L’utilisation du scope en fout plein la vue. Certains plans et cadrages sont percutants de beauté plastique et feraient de sublimes posters ou fonds d’écran. Seulement voilà, le film s’essouffle très vite tant la multiplicité des plans devient saoulante et les dialogues s’enchaînent sans grande originalité, rythmés par d’incessants « Putain, merde, bordel, fait chier, l’enculé !… ». Le film se clôture d’ailleurs sur une exclamation à bien noter : « J’en ai marre de compter les mouettes ! ». Les comédiens se démènent avec énergie mais n’ont pas grand-chose à défendre dans cette bande-dessinée camionneuse. SUEURS n’atteint pas la tension et le souffle du film de Clouzot ou de l’univers de Sergio Leone. Heureusement, il y a quelques secondes de répit : la drôlerie d’Hubert Saint-Macary et la beauté de Nozha Khouadra. (Olivier Pélisson)
Cinopsis - Eric Van Cutsem
Seule la fin du film parvient à réellement distiller un peu de suspense, pour le reste il faudra vous contenter de voir des images, encore des images et toujours des images... C'est vrai qu'au cinéma c'est important mais pas suffisant...
Studio - Thierry Chèze
Les rebondissements téléphonés gâchent ce road-movie, où Jean-Hugues Anglade signe cependant une performance remarquable dans un rôle très physique, aux côtés notamment de Cyrille Thouvenin qui change encore, avec bonheur, de registre (...).
Les Cahiers du Cinéma - Vincent Malausa
La bêtise de Sueurs autant que sa mise en scène hideuse le rendent caduc au bout d'un quart d'heure.
Télérama - François Gorin
Ca commence par un remake du Salaire de la peur sans explosifs, ça se poursuit par un remake du Boulet (déjà) sans comique.
Objectif Cinéma - Gilles Lyon-Caen
Sueurs, pas un film de genre, presque un genre de film. Juste rien.
L'Humanité - Vincent Ostria
Un camion dans le désert conduit par un Jean-Hugues Anglade sur-halluciné ayant la tête de Florent Pagny. Dommage qu'on ait oublié en route un élément important : le scénario. (...) Sorti de là, c'est un festival de cadrages et d'angles biscornus, où le réalisateur, spécialiste des publicités d'autos, s'amuse comme un fou. Pas nous.
L'Express - Christophe Carrière
Il n'y a guère que les comédiens qui nous maintiennent la tête hors du sable, mais l'intérêt n'en est pas moins définitivement enlisé.
Le Parisien - Alain Grasset
Au final, "Sueurs" fait surtout beaucoup de bruit pour pas grand-chose.
Libération - Laurianne De Casanove
Sueurs n'est qu'un long clip ennuyeux, entrecoupé de quelques pathétiques touches d'humour.
Le Monde - Thomas Sotinel
Le scénario de Sueurs ressemble à un projet expérimental, ou à un pari stupide : enfermer durant cent minutes quatre crétins mal rasés dans un camion chargé d'or et traversant le désert. Et alors ? Alors, rien. Pourtant, que la montagne est décorative, le Sahara propice aux virtuosités de caméra, et le camion cinégénique.
Mad Movies - Stéphane Moïssakis
Que les personnages présentés soient déjà de fieffés idiots qui n'en manquent pas une pour horripiler le spectateur (...) passe encore. Mais les enjeux sont limités par une mise en image parfaitement incongrue, dans laquelle les scènes d'action sont filmées en gros plans (pour la plupart) et les scènes dites d'expositions sont cadrées larges.
Chronic'art - Vincent Malausa
Résultat : une séance de torture qui donnerait envie de revoir tous les films de Romain Goupil en boucle. Pas le moindre des effets nocifs engendrés par une telle atrocité.
Première - Sophie Grassin
Loin, très loin du Salaire de la peur et de Mad Max dont il se revendique clairement, le premier film de Louis-Pascal Couvelaire, (...) sombre dans l'esthétique carcérale et toc du clip surléché.
Ciné Live - Laurent Djian
Réduits à l'état de caricatures vociférantes, les quatres salopards s'étripent dans une ambiance hystérique genre pub pour bière. Ca dure 1h35 et c'est aussi éreintant qu'insupportable.
Les avis des spectateurs :
Chaud bouillant...
Etonnant...vraiment impressionné par ce film. La platitude du scénario est vite oubliée, au profit d'une réalisation pertinente, volontairement hachée mais du plus bel effet selon moi. Evidement cela ne fait pas de "Sueurs" un chef d'oeuvre absolu, mais un éclair dans la platitude des réalisations (et je parle bien de la réalisation !) françaises fait du bien au moral...et j'ai pourtant bien l'impression d'être le seul sur terre à avoir apprécié "Sueurs" à sa juste valeur...c'est très Américain, et alors? Une seule interrogation?...à quoi sert le personnage de Sagamore Stevenin?
Si Sergio Leone était encore vivant, il aurait adoré ce film. Les personnages sont tous plus pourris les uns que les autres et la réalisation est d'une originalité à toute épreuve.
Du grand art.
Après le percutant "Nid De Guêpes", le cinéma français nous prouve une fois de plus que les américains n'ont pas le monopole des réalisations stylisées, du montage nerveux et des couleurs travaillées.
Sur un concept simple mais efficace, le réalisateur nous entraîne dans une course poursuite hallucinante, sant temps mort, servie par un casting de haute volée et des dialogues à l'humour irrésistible.
Bravo, le cinéma français peut vraiment faire de belles choses ; il est bien vivant.
Dommage, un film très soigné au niveau de l'image, mais l'histoire est sans originalité... Les dialogues sont médiocres et l'ambiance n'est recherchée que dans l'image et la musique... Ce qui aurait pu être très bien devient médiocre, on attendait mieux d'Anglade qui d'habitude choisit mieux ses films...
Du véritable gratin de navets ! Minable inspiration du "Salaire de la peur". Bref, perdu €6.00 et 1h30 !
Un film sans histoire ni intérêt, un scénario d'une platitude effrayante, des acteurs qui jouent mal, et des effets sonores et visuels souvent beaucoup trop appuyés.
A fuir comme la peste.
Je pense que ce film est complètement vide d'intéret ! Pas de scénario, des acteurs pitoyables, bref on pense plus à regarder sa montre que le film en question... et je pèse mes mots par respect pour la caméra...
Hum - Hum ?! Alors c'est ça du cinéma. Une suite de jolies images qui bougent. A vrai dire, Sueurs ne ressemble pas à grand chose d'autre qu'une suite de clichés éculés. Une réalisation et un scénario à peu près aussi vide que le désert que les héros traversent.
Le début du film est assez lent et on a du mal à s'accrocher. Même si les images sont belles et si quelques scènes sont intéressantes et drôles, on a du mal à s'y plonger. Il faut vraiement être en forme pour espérer aimer et tenir toute la durée, un peu trop de fatigue et vous risquerez de passer votre séance à dormir.
En un mot : décevant.
Ca ne vaut vraiment pas cher.
Quelques photos qui vaudraient le détour si c'étaient des photos, des acteurs qui vaudrait le détour dans un film, ça ne mène nulle part et en plus ça nous y mène mal. |
Jean-Hugues Anglade au cinéma :
Joaquim de Almeida au cinéma :
Critique de Stuffou :
Si vous aimez la violence gratuite et les camions, vous allez être servis.
1h30 à bord d’un camion, mais pas pour le meilleur, uniquement pour le pire.
Ce film est en fait une suite d’évènements, de trahisons, d’affrontements, de violence, de haine, entre différents truands à bord d’un camion.
Cinématographiquement, ce film n’a pas beaucoup d’intérêts.
Côté scénario, c’est bien pensé, c’est original, il y a des rebondissements, mais il est impossible d’avoir un quelconque sentiment de compassion ou d’amour pour l’un des personnages, ou presque. Il n’y aura donc pas de prise partie pour l’un ou l’autre des personnages, tous étant aussi méchants les uns que les autres, ou presque.
Côté intérêt, recherche d’idéologie ou d’un sujet d’actualité, c’est bien vide. On nous montre juste le degré extrême de la malhonnêteté, de la violence, de la haine, du non respect des autres. C’est de l’individualisme pur, sans sentiments. En fait, lorsqu’il y a beaucoup d’argent en jeu, seul la survie compte et le respect d’autrui n’existe plus.
En fait, ce film n’a pas grand intérêt pour un public amateur. Seul ceux qui recherchent de la baston, du sang, de la haine, irons voir cette œuvre originale. Mais, si vous vous attendez à un film français à suspense, vous allez être drôlement déçus. C’est juste une succession de meurtres gratuits et de poursuites à camion.
Sincèrement, à éviter pour le cinéaste averti ou l’amateur.
Réellement pour un public averti.
Trouver une séance ou plus d'infos avec

|