Je n'ai jamais été autant ému que devant ce film
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Nous étions soldats
(WE WERE SOLDIERS)
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Acteurs et Réalisation - Anecdotes - Critiques professionnelles - Critique de spectateurs - Critique de Stuffou - Sources de travail
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Acteurs / Réalisateurs / Dates :

Film Américain de Randall Wallace
Scénario de Randall Wallace
D’après le livre « We were soldiers once and young » de Lt Gen Harold G Moore et Joseph Galloway
Musique de Nick Glennie-Smith
Sortie en France le 17 avril 2002
Durée : 2h19

Site officiel : http://www.nous-etions-soldats.com/

Avec :
Comédiens et Comédiennes Dans le rôle de :
Mel Gibson
Madeleine Stowe
Greg Kinnear
Sam Elliott
Chris Klein
Keri Russel
Barry Pepper
Don Duong
Ryan Hurst
Robert Bagnell

Anecdotes

Randall Wallace et Mel Gisbon ont déjà collaboré à un même film. C’était pour BRAVEHEART, où Gibson officiait comme acteur et réalisateur et Wallace comme scénariste.

11 caméras pour une bataille
Dans un souci de réalisme, Randall Wallace et Dean Semler, respectivement réalisateur et directeur de la photographie de Nous étions soldats, ont multiplié les angles de prises de vue pendant le tournage des séquences de batailles. Pas moins de 11 objectifs étaient parfois utilisés pour une même scène, certains portés à l'épaule par des caméramen placés au coeur de l'action, d'autres installés sur les hélicoptères survolant la bataille.

Entraînement à Fort Benning
Les acteurs de Nous étions soldats n'y ont pas coupé, puisqu'ils ont suivi un stage intensif à la base de Fort Benning, le même qui celui imposé aux soldats qui livrèrent la bataille de Ia Drang, sujet du film, en 1965.

Une même philosophie
De l'aveu même de son réalisateur, Nous étions soldats possède le même message que Braveheart, le film qui révéla Randall Wallace, alors scénariste, au monde : "Ecoutez votre coeur car même s'ils vous l'arrachent, ils ne pourront rien contre vous".

Une option achetée personnellement
Après avoir découvert le livre We were soldiers once... and young au début des années 90, Randall Wallace décide quelques années plus tard d'acheter une première option sur les droits du livre avec son argent personnel, sans qu'aucun acteur ou société de distribution ne soit encore impliqué.

Basé sur des faits réels
Nous étions soldats est basé sur l'histoire vraie de la bataille de Ia Drang, première véritable confrontation de la Guerre du Vietnam, survenue le 14 novembre 1965. Le film de Randall Wallace s'inspire plus précisément du livre We were soldiers once... and young co-écrit par le lieutenant-colonel Harold G. Moore, qui commandait les troupes à Ia Drang, et Joseph L. Galloway, journaliste de guerre qui suivait les troupes de Hal Moore. Tous deux ont étroitement collaboré à la réalisation du film.

Résumé & Genre :

Historique / Guerre / histoire vraie

La première grande bataille du Viet-Nam

Le Lieutenant Colonel Hal Moore est un cadre expérimenté de l’armée américaine. Forcément, il est amené à partir sur le front, pour la Guerre du Vietnam. Le 14 novembre 1965, il est parachuté dans la Vallée de la Drang, avec un groupe de nouvelles recrues qu’il vient de former. Les 400 Américains, dont le commandant Bruce Crandall et le sous-lieutenant Jack Geoghegan, se retrouvent vite encerclés par 2000 Nord-Vietnamiens. Pour éviter le massacre, il faudra faire face au génie stratégique du chef adverse, qui prend un malin plaisir à contrecarrer leurs plans. Pendant ce temps, aux Etats-Unis, les épouses meurent d’inquiétude...

Le dimanche 14 novembre 1965, à 10h48, au Viêt-nam, le lieutenant-colonel Harold C. Moore, instructeur à Fort Benning, et 400 soldats américains sont parachutés sur la zone dit d'X-Ray, dans la vallée de Ia Drang. Celle-ci, surnommée Vallée de la Mort par les Vietnamiens, est contrôlée par les forces ennemies.
Homme de parole, Moore avance le premier sur le champ de bataille. Lui et ses hommes se retrouvent rapidement encerclés par plus de 2 000 militaires du Viêt-Cong.

Photo du film

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Critiques professionnelles :

Critique de MonsieurCinema.com :
THIS IS THE END
Le cinéma américain a-t-il encore des choses à nous montrer sur la guerre du Vietnam ? Pour nous en assurer, le réalisateur Randall Wallace a choisi une nouvelle voie, très tendance aux Etats-Unis (cf LA CHUTE DU FAUCON NOIR) : l’examen de conscience et la réhabilitation de l’ennemi. Mais, bien qu’honorable, sa tentative est maladroite et ratée. Le scénario cantonne les Vietnamiens dans une grotte sombre, leur attribuant rarement plus d’une ligne de dialogue. En revanche, les bannières étoilées déchiquetées et les états d’âmes américains sur la boucherie de la guerre sont légion. Facile de savoir qui sont les « méchants »... Loin d’être mauvais, les comédiens doivent cependant se contenter de rôles clichés (Mel Gibson le boss, Sam Elliot l’Adjudant Chef gueulard) ou étriqués (Greg Kinnear, le pilote d’hélico). Les quelques beaux plans de Randall Wallace ne suffiront pas à rehausser l’intérêt de ce film, qui revisite tous les classiques du genre, l’originalité en moins. Le bon vieux temps des APOCALYPSE NOW, FULL METAL JACKET, PLATOON ou plus récemment LA LIGNE ROUGE semble définitivement révolu... (Hugo de Saint Phalle)

Zurban - N. T. Binh
Le savoir-faire de la réalisation, les yeux bleus de Mel et le visage de Madeleine sont mis à contribution, ainsi que l'excellente prestation de Barry Pepper, dans le rôle habituel du "témoin" journaliste.

Le Parisien - Alain Grasset
Mel Gibson et ses partenaires sont crédibles dans des séquences d'un réalisme parfois difficilement soutenable.

Télé Obs Cinéma - Jean-Philippe Guerand
Une seule scène ébauche l'esquisse d'une réflexion (...). Dommage que le reste ne soit pas aussi émouvant.

Figaroscope - Jean-Luc Wachthausen
(...) au-delà des maladresses du propos, on mesure ici la force d'une démocratie capable de se retourner sur son passé, ses échecs et de panser ses blessures.

Studio - Thomas Baurez
Seule consolation, l'interprétation, tout en retenue, de Mel Gibson, qui incarne un lieutenant-colonel courageux et sensible.

Ciné Live - Marc Toullec
De bonnes intentions, mais bourdes et absence de rigueur pèsent bien lourd dans les hélicoptères.

Cinopsis - Eric Van Kutsem
Après deux heures de film et une pseudo-victoire américaine dans ce qui s'annonçait comme une guerre perdue d'avance, les survivants rentrent chez eux. Et là, au lieu de nous surprendre, le film retombe dans un discours navrant à la gloire de l'épisode guerrier sans jamais mettre en évidence l'inutilité et la stupidité des morts survenues...

L'Express - Sophie Grassin
Nous étions soldats prouve, dès la séquence du départ (où des Français joués par des acteurs américains trimbalent un accent grotesque), que, si la guerre tue, le ridicule et la simplification ne sont pas en reste.

Aden - Philippe Piazzo
Le plus inquiétant ? Nous étions soldats, comme récemment La Chute du Faucon noir, ont été réalisés avant le 11 septembre dernier. Il est à craindre que le pire reste encore à venir.

Le Monde - Thomas Sotinel
A ce spectacle s'ajoute un rite, relativement inédit en ce qui concerne les films consacrés à la guerre du Vietnam : l'hommage à l'adversaire. (...) Le commandant des troupes vietnamiennes est présenté comme un sage courageux (pas tant que Mel Gibson, quand même, il ne va pas au feu). Cette volonté de fausse symétrie, cette mise en spectacle naïve de la guerre évoque irrésistiblement les grosses machines cinématographiques et militaires des années 1960, dont l'archétype reste Le Jour le plus long.

Chronic'art - Frédéric Bas
(...) Nous étions soldats vient confirmer la tendance déplaisante d'un cinéma américain qui ne se veut plus seulement de guerre -genre connu et usé jusqu'au dernier chargeur- mais carrément belliqueux, cinéma patriote et primaire, bête et méchant.

Première - Olivier De Bruyn
A un tel degré de propagande, le spectateur se pince ou ricane. Et oublie, du coup, les quelques mérites épars de ce chef-d'oeuvre de manichéisme (...).

Le Point - Olivier De Bruyn
Même ceux qui trouvent insupportable l'anti-américanisme sévissant dans nos contrées seront indisposés par ce défilé de clichés manichéens. Un film-symptôme qui en annonce probablement beaucoup d'autres.

Les avis des spectateurs :
Ce film (filmé comme un spot de l'armée de terre) est un éloge nauséabond du nationalisme américain et des valeurs traditionnelles chères à M. Bush : la famille, la patrie et la religion. Mel Gibson (dont le jeu est aussi subtil que celui de son M-16) est filmé avec une truelle par un Américain fier de son mauvais cinéma, qui alterne scènes de boucherie et de larmes sur fond de violons. Au passage, notons le subtil message du film : Dieu avec les Américains et rien pour les Viets' (c'est Mel qui l'a dit). Le réalisateur évite soigneusement de citer les noms des morts vietnamiens alors que ceux des Américains sont tous passés en revue. Le (très) mauvais gout a désormais un nom : "Nous étions soldats".

Déjà sorti aux Etats-Unis et en Angleterre, nous attendons ici... Un film profondément émouvant qui met un terme à une période où le cynisme l'emportait dans la description de la guerre du Vietnam. Un film à replacer dans son contexte : le tout début de ladite guerre. On espère que les critiques français sauront s'en souvenir avant de mettre de nouveau en avant la notion de patriotisme qui est loin de constituer, ici l'essentiel. C'est avant tout rendre hommage à ceux qui sont morts là bas, à ceux qui sont revenus pour être conspués et sont restés trop longtemps... au mieux oubliés. Il ne s'agit pas d'une apologie de la guerre, bien au contraire. Quant à la violence, comment peut-on la nier lorsque l'on parle d'un tel conflit. Comme toutes les guerres, elle est présente et il faut apprendre à ne pas se voiler la face. Quant aux prestations des acteurs... absolument remarquable!!! Reconnaîtra-t-on enfin Gibson pour ses qualités!!! A voir absolument, et avec un esprit ouvert, celui de l'homme qui veut comprendre...

Primaire et jouissif.
Coutumier du gommage historique (voir le simpliste Braveheart), Wallace joue les Roland Emrich et nous fait The Patriot au Vietnam. Personnages édifiants pour une amérique post-Clinton, scènes de guerre magnifiquement orchestrées rappellant l'excellent Hamburger Hill d'Irving, un zest de méa culpa (nos ennemis sont aussi des hommes), fraternité virile et larmes au crépuscule, We Were Soldiers se regarde comme Starship Troopers : avec indulgence et jubilation. John Wayne et ses Bérets Verts ne sont pas morts !

Malgré des critiques pour la plupart incendiaires, ce film, bien que n'interpellant pas par son originalité, a le mérite d'etre bien réalisé, meme si quelques passages peuvent paraître un peu "gros", il n'en reste pas moins que l'on passe un agréable moment devant ce film.

Très bon film, si ce n'est la 1ère scène avec les Français ou encore une fois les Américains nous balancent leurs clichés franchouillards de base...
A VOIR...

Il faut surtout retenir que l'on passe un excellent moment devant ce film. Un Mel Gibson au top de sa forme et une retranscription inédite de cette période de la guerre du Vietnam. Un excellent moment de divertissement et c'est ça le plus important !

Ce film est très sanglant, malgré tout, il arrive à nous émouvoir, on s'attache aux personnages. C'est une vision cru de la guerre, qu'on aime ou pas le fait qu'on prône la guerre car on a gagné une victoire au prix de millions de morts, on ne peut constater qu'une très bonne réalisation.

Réalisme... Historique ?
Comme les américains aiment bien le rappeler les français ont perdues la guerre d'Indochine et il y a un passage au début qui relate le massacre de la colonne 100, peut-être s'agit-il du Groupement Mobile 100 (G.M. 100) venu porter secours à Dien Bien Phu et si c'est le cas le G.M. 100 ne comportaient à ce moment là ni parachutistes (les bérets rouges) ni légionnaires (les képi blancs).
Mais bon, passons c'est quand même du détail.
Par contre, et là c'était pas dur de faire réaliste, dans l'armée française, à l'exception des fusiliers marins l'insigne se porte à droite du béret et pas à gauche comme dans le film. Deuxième erreur, dans la Légion le képi blanc n'est porté que par les hommes du rang et certainement pas par les officiers comme dans le film.
Bon à part ça c'est un film d'action moyen.

Ce film se met dans la même lignée que Braveheart, The patriot où plus récemment Black Eagle. Entre le sang ennemi et ami, un zoom est fait sur la valeur humaine et les sentiments dégagés lors des combats. En bref, beaucoup de larmes pour autant de sang.

Bien que Mel Gibson joue très bien, le film est tellement patriotique que ça gâche tout. Dommage.

Certains passages sont émouvants, mais le soldat Ryan était bien mieux.

Photo du film

Photo du film

Mel Gibson au cinéma :

Randall Wallace au cinéma :

Critique de Stuffou :

Un film à voir au nom de tous les soldats morts sur les champs de bataille depuis des années et malheureusement pour ceux qui le seront dans l'avenir.

La guerre est belle et bien l’aspect le plus horrible de l’humanité, ce que ce film nous montre une nouvelle fois. Malheureusement, on ne peut y échapper et qu’on le veuille ou non, certains hommes sont bien obligés un jour ou l’autre d’affronter un ennemi qui obéit à un homme avide de pouvoir ou à une idéologie malsaine.
Des hommes sont obligés de tuer d’autres hommes, des pères de familles se voient tirer sur des hommes qui pourraient être leur enfant ou leur père. Quelque soit l’issue de la bataille, de la guerre, il n’y a jamais de vainqueur, il n’y a que des victimes qui vont rendre malheureux des milliers de familles, d’enfants, de femmes.
Mis à part quelques fanatiques, il faut bien se rendre compte que la plupart du temps les combattants, les soldats, obéissent sans comprendre à une hiérarchie qui a décidée qu’il fallait affronter un ennemi. Si au début des combats les hommes y vont le cœur rempli d’idéologie patriotique, ayant pour objectif de défendre leur nation et ce qu’ils pensent être le bien contre le mal, quelque soit le camp auquel ils appartiennent, par la suite ils se battent pour sauver leur peau, mais surtout pour sauver les autres soldats auprès desquels ils combattent, pour sauver leurs amis et compatriotes.

Dans ce film, vous allez vivre ou revivre la première grande bataille du Viêt-Nam, le premier affrontement à grande échelle sur ce terrain inadapté d’Asie. Encore une fois, les américains pensant bien faire, vont affronter un ennemi qui soit disant bouleversait l’ordre normal de la vie sur terre. Une poignée d’hommes, commandés par le célèbre Lieutenant Colonel Hal MOORE, va affronter toute une garnison au cœur d’un terrain hostile et inconnu. Grâce à une supériorité dans l’armement au sol, mais également à un appui aérien et héliporté, encore une fois les Etats-Unis d’Amérique vont prouver leur supériorité alors qu’ils se battaient à un contre dix.
Le 7ème régiment de cavalerie héliporté a eut la chance d’avoir ce colonel à sa tête, sans quoi le résultat aurait sûrement été beaucoup plus tragique. L’image qui nous est donnée du colonel MOORE est plus que qu’héroïque, on nous fait découvrir un stratège hors normes, anticipant les coups de l’adversaire, mais ayant un respect et une proximité avec ses hommes sans commune mesure : « je serai le premier à poser le pied sur le sol ennemi et je serai le dernier à en repartir. Je vous promet qu’aucun soldat américain, vivant ou mort, ne restera sur le sol ennemi et je n’en repartirai qu’après que tous mes hommes auront été évacués ». Le colonel MOORE, interprété avec brio par l’exceptionnel Mel Gibson, vraisemblablement l’un de ses derniers rôles au cinéma en qualité d’acteur, nous apparaît comme un homme juste, bon, courageux, efficace, humain, mais respectueux des valeurs que défendent son pays. Ainsi, il s’adaptera toujours à la situation et ne refusera pas d’aller se battre contre un ennemi qu’il ne connaît pas, mais qu’il va étudier de fond en comble avant de s’aventurer. Stratège avant, pendant, mais également après les combats, il semblait être un meneur d’homme respecté et adulé par tous ses soldats, qu’il considérait tous comme ses enfants.
Père de cinq enfants, mari comblé, il devient le père de plusieurs centaines d’hommes dés que son pays fait appel à lui. Mais avant de les envoyer affronter l’ennemi, il organisait un entraînement et une préparation la plus adaptée possible.

Donc ce film va commencer par nous montrer la préparation de toute une troupe américaine et de ses officiers. Tout en nous faisant découvrir le côté humain et familial des officiers, la vie familiale de ce colonel et le soutien qu’il apportait à ses hommes durant la préparation, nous allons découvrir l’exigence physique des entraînements et la nécessité d’être préparé à un affrontement au corps à corps. Cette première partie est très humaine, très chaleureuse, nous montrant que les soldats sont avant tout des hommes, comme vous, comme moi, qui ont une famille, des enfants, et qui en fait ne font qu’obéir à un gouvernement, à une nation, afin d’en défendre le drapeau et les valeurs. Même si ce film ne nous montre que le côté américain, il faut se dire qu’il se passait la même chose chez l’ennemi. En fait, l’ennemi n’est qu’un gouvernement, qu’un chef d’état ou un général, qui utilise comme instrument une armée composée d’hommes comme vous et moi, mais qui eut aussi vont obéir à un chef sensé agir et donner des ordres pour la défense des valeurs de son pays.

La seconde partie du film, ce sont les combats et leurs atrocités. Les hommes tombent les uns après les autres, sans savoir d’ou provient la balle qui les a touchée, devant les yeux de leurs compagnons d’armes qui eut aussi à leur tour tombent sous le feu nourri de l’ennemi. Ces combats sont certes très réalistes, mais un peu moins que dans « la chute du faucon noir ». Il est très difficile de voir tant d’hommes tomber et mourir, juste pour leur pays dans un premier temps, puis dans l’esprit de sauver leurs camarades. Ce film nous montre bien cet aspect : on commence parce que le gouvernement l’a demandé, mais ensuite on se bat pour survivre et sauver les siens.

Mais, le plus étonnant, le plus triste, le plus émouvant, c’est le passage où les femmes de soldats apprennent le décès de leurs maris. Je n’ai jamais autant pleuré pendant un film, j’en avais le souffle coupé, beaucoup de difficultés à respirer tellement l’instant était intense et fort. La suite est également assez difficile à supporter et les évènements tragiques se succèdent.

Ce film va également nous montrer le fin stratège qu’était le Lieutenant Colonel Moore, capable d’anticiper les mouvements de l’ennemi. C’était aussi un homme de terrain, proche de ses soldats et incapable de les abandonner, il restait avec eux jusqu’à la dernière balle.

Mais pourquoi tout cela ? Tout simplement pour une guerre froide, une guerre politique, destinée à savoir qui du communisme ou du capitalisme était le plus fort. 2.000 morts côté vietnamiens, 200 il me semble côté américains. Si on nous prouve encore une fois que la supériorité en nombre n’est pas plus forte que l’intelligence militaire, on nous montre surtout que la débilité humaine fait encore des ravages et que 2.200 morts n’ont pas suffit à faire comprendre la stupidité de la situation, mais que ce n’était qu’un début.

Il faut aller voir ce film en mémoire de tous ces soldats, quelque soit leur côté, morts pour rien, en mémoire de ce Colonel au grand cœur et courage, mais également pour comprendre que la guerre n’est pas la solution, mais bel et bien le seul moyen d’apporter de grandes peines à des familles entières. Malgré tous les témoignages, la guerre existe toujours. Tant qu’il y aura des dictateurs, des hommes avides d’argent et de pouvoir et une manipulation de la communication dans certains pays, il y aura d’inévitables guerres, et c’est bien dommage.

Il ne faudra pas avoir peur de ses émotions durant ce film.

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Sources de Travail
Allociné ; TF1 ; Canal + ; MonsieurCinéma.com


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