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Acteurs / Réalisateurs / Dates :
Film Américain de John Singleton
Scénario de Richard PRICE, John SINGLETON et Shane SALEMO
Musique de David ARNOLD et Isaac HAYES
Sortie en France le 8 Novembre 2000
Durée : 1H39
Site officiel : http://www.shaft-themovie.com/
Avec :
| Comédiens et Comédiennes |
Dans le rôle de : |
| Samuel L. JACKSON |
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| Vanessa WILLIAMS |
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| Jeffrey WRIGHT |
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| Christian BALE |
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| Toni COLLETTE |
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Anecdotes
SHAFT était présenté au Festival International du Film Américain de Deauville 2000.
C'est en 1971 que le mythe de Shaft est né aux États-Unis. Le premier SHAFT (LES NUITS ROUGES DE HARLEM), réalisé par Gordon Parks avec Richard Roundtree dans le rôle-titre, fut le premier film d'un genre nouveau, la fameuse "Blaxploitation" chère à Quentin Tarantino.
Richard Roundree, héros du premier SHAFT, tient dans cette version 2000 le rôle de l'oncle de John Shaft, incarné par Samuel L.Jackson.
Issac Hayes, compositeur du fameux thème de SHAFT qui lui a valu de très nombreuses récompenses en 1972, a revisité son " tube " pour les besoins de ce nouvel épisode des mésaventures de Shaft. Depuis la fin des années 70, le musicien fait également l'acteur. On a pu le voir notamment dans NEW YORK 1997, SACRE ROBIN DES BOIS et dans PIÈGE FATAL.
John Singleton, de Shaft à Samuel L. Jackson
« Jusque-là, nous n’avions guère qu’un héros afro-américain : Sidney Poitier. L’entrée en scène de Richard Roundtree nous fit l’effet d’un électro-choc. Dès lors, chacun voulut l’imiter.
Aujourd’hui, très peu d’acteurs sont capables de jouer ce type de personnage. Sam Jackson domine le lot. Shaft est un personnage éminemment contemporain qui évolue avec une suprême aisance entre plusieurs mondes. Il est aussi à l’aise dans les bas-fonds de New York que dans les boîtes chics de Manhattan. C’est ainsi que le rôle fut conçu à l’origine, et c’est ainsi que Sam le joue. »
Samuel L. Jackson, à propos de Shaft
« J’ai été très impressionné lorsque j’ai découvert le premier Shaft à Atlanta, durant mes études. C'était la première fois que je voyais à l’écran quelqu’un qui me ressemblait, qui parlait comme moi, qui s’habillait comme j’aurais aimé m’habiller – et qui était un héros. Car Shaft fut incontestablement notre premier héros. Il symbolisait à lui seul la Black Pride. C'était un homme fier, puissant, intelligent, à qui rien ne faisait peur. Il avait avec cela l’ego dont nous rêvions tous. » |
Résumé & Genre :
Action / Policier
Le flic seul contre tous.
Neveu homonyme du célèbre détective prive de Harlem, l'inspecteur John Shaft est appelé dans un bar de Manhattan a la suite d'une agression raciste. La victime succombe a ses blessures mais Shaft recueille un témoignage qui accuse formellement Walter Wade Jr., un fils de riche, revendiquant dans cette affaire la légitime défense. Libèré sous caution, Wade en profite pour s'enfuir en Suisse. Deux ans plus tard, il revient discrètement a New York. Shaft l'arrête mais la justice se montre une nouvelle fois clémente a son égard. Shaft rend son insigne et va faire justice tout seul...
L'affaire commence une nuit, dans un bar de Manhattan où l'inspecteur Shaft a été appelé à la suite d'une agression raciste. Le coupable : Walter Wade Jr, un gosse de riche qui invoque avec arrogance la légitime défense et défie ouvertement le policier. Shaft arrête Wade, mais l'avocat Fleming obtient sa libération immédiate, moyennant une caution substantielle. L'assassin en profite pour s'enfuir en Suisse, laissant sur le répondeur de Shaft un message ironique d'adieu…

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Critiques professionnelles :
Critique de MonsieurCinema.com :
SHAFT IS BACK
L'inspecteur John Shaft est appelé dans un bar de Manhattan, suite à une agression raciste. Désigné discrètement par Diane Palmieri, la barmaid, unique témoin du crime, Walter Wade Jr, un gosse de riche, défie ouvertement le policier. Shaft arrête Wade mais celui-ci, moyennant une caution substantielle, réussit à obtenir sa libération immédiate. L'assassin en profite pour s'enfuir en Suisse.
Mais Shaft n'est pas homme à se laisser abattre. Deux ans plus tard, lorsque Wade réapparaît enfin, le flic est là pour le cueillir et l'incarcérer. Mais là encore, la justice se montre particulièrement clémente. Outré, Shaft rend son insigne de policier, son arme de service et c'est en simple civil, avec le discret soutien d'une collègue, qu'il va traquer le criminel. Pour le faire tomber, il leur faudrait le témoignage de Diane Palmieri, mais là non plus l'affaire n'est pas gagnée d'avance…
COOL ATTITUDE !
Accrocs exclusifs aux films d'action " new look " qui filent à 200 à l'heure, façon MATRIX, passez votre chemin ! Le film de John Singleton possède, en effet, à la fois un rythme atypique et déroutant, un côté très désuet (ah les transitions entre les scènes, façon " Les rues de San Francisco " !) mais aussi le charme des vieilles séries et des films d'antan. John Singleton prend tout son temps pour nous présenter ses personnages, avec une mention spéciale pour John Shaft, incarné par un Samuel L. Jackson entièrement relooké Armani, charismatique à souhait avec son crâne rasé et sa fine barbichette. Il semble être né pour ce rôle-titre. N'oublions pas non plus les très inquiétants Christian Bale et Jeffrey Wright (découvert dans le méconnu BASQUIAT), ainsi que l'excellente Toni Collette, dont le personnage méritait une plus grande place dans ce film de " mecs ".
DU TRAVAIL (SOIGNE) A L'ANCIENNE
Le réalisateur, que l'on avait connu plus énervé avec l'explosif BOYS'N THE HOOD, s'offre une mise en scène (très soignée), à l'ancienne. Ici, pas de débauche pyrotechnique et d'effets spéciaux dévastateurs, les protagonistes se servent essentiellement de leurs poings et d'armes " traditionnelles". Comble de la perversion, il faut même attendre les dernières minutes du film pour avoir une poursuite de voitures digne de ce nom. Vous voilà prévenus : avec son ambiance très 70's, SHAFT est un film surprenant et, pour tout dire, reposant. Un vrai travail d'artisan. Et puis, il faut bien le dire, à l'instar de MISSION IMPOSSIBLE (dont le film est à l'opposé, question rythme), l'écoute des premières notes de la musique du film (signée Isaac Hayes) procure toujours le même frisson.
Jean-Luc Brunet
Figaroscope - Emmanuelle FROIS - 08/11/00
«(...) une série B qui se laisse regarder. Un film très "cool" comme dirait son héros, Samuel L.Jackson.»
Le Journal du Dimanche - Barbara THEATE - 12/11/00
«Si on regrette parfois la faiblesse du scénario et un côté un peu aseptisé du héros (...), la "cool attitude" de Samuel L.Jackson (...) la participation amicale et clin d'oeil de Richard Roundtree, le Shaft originel, et la musique funky d'Isaac Hayes emballent complètement.»
Le Figaro Magazine - Valérie LEJEUNE - 04/11/2000
«La mode des remakes fait parfois mouche et parfois pas. (...) on est très modérément accroché par le scénario et (...) on souhaiterait, une fois, rien qu'une, que Christian Bale joue un type sympa...»
Les avis des spectateurs :
1) Une superbe ambiance, un Samuel L. Jackson toujours aussi génial et beaucoup d'humour !
Shaft est de retour et ça va faire mal. Dès le générique du début, on est envoûté par la musique et on plonge immédiatement dans le film. On s'amuse du début à la fin, car ce film est plein d'humour (et en tout genre s'il vous plaît), le tout orchestré par un Samuel L. Jackson en pleine forme et une mise en scène très efficace. L'ensemble est magnifiquement filmé, bref, un pur bonheur. On en redemande !
2) Enfin du vrai polar
Histoire en béton ciselé, d'un scénario sans faille, des acteurs excellents emmenés par un Samuel Jackson magistral. Le tout, servie sur une bande son reprenant la superbe intro d'Isaac Hayes.
Dans le cas de Shaft, remake peut rimer avec Perfect. Encore Bravo. Enfin du vrai cinoche.
3) Un arrière-goût de cendres...
La photo est bonne, la B.O. sympathique, mais malheureusement cela ne fait pas un film. Le scénario ultra linéaire ne casse pas trois pattes à un canard, le jeu d'acteur et la mise en scène sont convenus et sans inspiration, le rythme n'a rien à envier à un mauvais Rohmer, les dialogues (vu en V.F.) sont au mieux d'une platitude innommable. Voilà 50 FF qui laissent dans la bouche un arrière-goût de cendres...
4) Starsky et Shaft
Quel beau générique, genre "James Bond" black, mais alors la suite: pfffooouuu...avalanches de clichés, personnages inexistants parce que caricaturaux, histoire totalement invraisemblable.
Bon on peut se dire que c'est une BD en images animées, mais la noirceur de l'ensemble nous empêche de rire, des scènes d'action poussives, un héros transparent de vacuité, fin grotesque... Nul. |
Samuel L. JACKSON au cinéma :
Vanessa WILLIAMS au cinéma :
Critique de Stuffou :
Un très bon film malgré une absence totale de sentiment face à la vie humaine. Les Amateurs de séries policières se régaleront.
"Un justicier dans la ville". Un énième flic sans insigne qui seul va faire régner la justice. Par contre, cette fois ci, c'est plutôt réussi.
On ne compte pas le nombre de morts dans ce film, les balles étant rarement perdues dans la nature. Par contre, personne n'a de sentiment de culpabilité ou de honte à tirer sur tout ce qui bouge.
Le plus surprenant, c'est le fait de démarrer sur une simple affaire banale de bagarre de café pour continuer sur un scénario qui inclut de plus en plus d'intervenants, ce qui complique fortement la tache du héros.
La fin est tout aussi surprenante, on ne s'y attend pas du tout.
A voir absolument. C'est très bien fait pour une énième histoire de vengeur solitaire. Du superbe Samuel L. JACKSON.
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