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Critiques professionnelles :
Critique de MonsieurCinema.com :
LE PRINCE DU PACIFIQUE
A l’heure des grosses productions américaines débordantes d’effets spéciaux, un film sous forme d’un tête-à-tête avec Tom Hanks de près de 2h30, dont les trois-quarts sans paroles et sans musique, il fallait oser. Avec SEUL AU MONDE, Robert Zemeckis, réalisateur du tout aussi atypique FORREST GUMP, l’a fait ! C’est
Tom Hanks lui-même, par ailleurs producteur du film, qui en a conçu le sujet original et qui l’a développé avec le scénariste William Broyles Jr. à l’époque où tous les deux travaillaient sur APOLLO 13. Intéressé, Robert Zemeckis a vu dans cette histoire l’occasion de rendre hommage « à l’endurance de l’esprit humain », et il y parvient sans problèmes, et sans artifices.
L’AVENTURE INTÉRIEURE
En l’espace d’une demi-heure, et après une scène d’amerrissage à couper le souffle, le spectateur est plongé dans cette aventure intérieure exotique et hors du commun, et accompagne Chuck pas à pas, de jour comme de nuit. Privé de tous ses repères habituels, le naufragé doit apprendre les gestes élémentaires pour sa survie : trouver de l’eau potable, de la nourriture comestible, faire un feu, soigner une plaie… Déconnecté
de tout et loin de son confortable chez-lui, Chuck devient un as du système D, profitant des rares objets trouvés dans les colis échoués en même temps que lui. La lame d’un patin à glace sera idéale pour percer les noix de coco, le voile d’une robe de soirée se transformera en filet de pêche, et un ballon de volley sur lequel il dessine un visage avec du sang deviendra son précieux compagnon d’infortune, Wilson.
ROBINSON ET COMPAGNIE...
Sans autre compagnie qu’une petite photo de Kelly sur une montre qui ne marche plus et ce drôle de ballon en guise de Vendredi, ce Robinson des temps modernes s’endurcit et prend de nouveaux repères, hors du temps, pendant quatre ans. Jusqu'au jour où il décide de tenter, coûte que coûte, le retour vers la civilisation sur un radeau entièrement fait main. Quatre ans : certes on se demande
comment il a vécu aussi longtemps, mais après tout c’est du cinéma, et on se laisse emporter sans regarder l’heure, convaincu par la transformation physique de Tom Hanks entre les deux époques (le tournage fut interrompu volontairement pendant un an). Paradoxalement, Tom Hanks est beaucoup moins convaincant lors de son retour à la vie civilisée, dans ce monde qu’il reconnaît à peine,
où rien ne sera plus jamais comme avant, où il ne sait pas où il va... En ce début de siècle où « Robinson », « Survivor » et d’autres émissions sur la survie dans des conditions extrêmes battent tous les records, SEUL AU MONDE attisera sans doute l’intérêt et la curiosité d’un public avide de dépaysement et de sensations. Grâce à quelques passages très drôles sur les découvertes et
la naïveté du héros, à un petit hommage à la nature (le clin d’œil de la baleine, l’océan menaçant omniprésent…), et malgré une fin qui n’en finit pas de finir et qui, finalement, n’apporte pas grand-chose (si ce n’est de justifier la présence d’Helen Hunt au casting), ce film d’une facture archi-classique et sans surprise se révèle efficace et captivant. Vous feriez quoi, vous, sur une île déserte ?...
Stéphanie Thonnet
Le Parisien : Alain GRASSET - 17/01/2001
«On ne s'ennuie jamais car le scénario est d'une formidable efficacité et ménage des surprises. Tom Hanks (...), réussit une extraordinaire prestation.»
Urbuz.com - Vincent Malausa - 17/01/2001
«Film sans idéal, Seul au monde est une grande oeuvre désenchantée qui liquide toute la charge morale et rassurante de l’imaginaire mythique "robinsonien".»
Cine Live - Laurent Djian - 01/01/2001
«(...) le scénario sert d’abord de prétexte à évoquer la redécouverte des valeurs essentielles à travers le parcours d’un homme qui se réinvente et qui se dépouille de tous les artifices ayant encombré son existence.»
Aden - Philippe Piazzo - 17/01/2001
«Autant dire que l'acteur américain s'offre un rôle à la mesure de son ego. Un défi vaniteux, certes, pas forcément passionnant, mais qu'il relève avec un certain panache.»
Cinopsis Jean Dominique Quinet - 17/01/2001
«Déjà peu rythmé dans son esprit, le film ne décolle guère par son originalité. (...) Malgré l'intense prestation de Tom Hanks, la longueur s'impose. La lassitude s'installe. Et la fin, prévisible, se fait attendre.»
Les avis des spectateurs :
Un des meilleurs films de l'année
Seul au monde est sans aucun doute un des meilleurs films de cette année. Un film qui réunit émotions et frissons, il est à voir seul ou en famille. Certains moments du film peuvent cependant heurter la sensibilité des plus jeunes. Avis aux amateurs.
Ne ressemble à rien de connu
Enfin un film original. On peut critiquer certaines grosses ficelles et effets, mai il est tellement rare d'avoir un sujet si nouveau.
Tom Hanks est fabuleux, les baleines moins.
La scène du crash mérite à elle seule d'aller voir ce film au cinéma (avec grand écran et son nickel).
Robinson et Wilson le ballon de volley
Mon Dieu quel navet. C'est long (interminable oui ...), prévisible des les premières minutes, moraliste (sauce américaine) ; notez cependant l'excellente interprétation de Wilson le ballon de volley nominé aux oscars... Un grand moment de ridicule !
Seul dans la salle
Quel ennui. Un homme qui parle à un ballon de volley. Des marques à gogo pour financer un film avec des gros sanglots à la fin. Le vrai personnage est cette île superbe. Dommage qu'un homme stupide et lucratif pollue cet écran de tranquillité. Un film pour rien. La morale à 2 balles américaine est présente. Et puis, si elle vous échappe une fois, ne vous inquiétez pas, elle sera martelée.
Réussi !
Si le thème du citadin survolté qui retrouve ou est obligé de retrouver la nature est assez connu, ici la dimension est axée sur la simplicité ; pas de combat avec des bêtes fauves, pas de lutte héroïque avec quelques peuplades malfaisantes aux rites cannibales. Le propos est simple : le personnage seul , face
à des éléments difficilement maîtrisables et à sa volonté de rentrer. Robert Zemeckis ne s 'aventure pas dans le mythe du Bon Sauvage et on ne glisse pas vers une critique de notre monde moderne (enfin , pas trop!). Même sans scène d' action forte, le film réussit à tenir la distance. La fin qui aurait pu être sirupeuse à souhait reste très sobre, ce qui est un challenge ! Au final, un film bien construit qui évite les stéréotypes du genre.
Passable sans plus
Et avec tout le tapage publicitaire pour ce film, je suis un peu déçu !!! Surtout par Tom Hanks qui dans ce film redevient un simple acteur :o( .Ensuite, pour ce qui est de l'introspection , je ne vois pas où il y en a !!! Enfin, heureusement qu'il y avait les décors et... Wilson !!! |
Tom HANKS au cinéma :
Helen HUNT au cinéma :
Critique de Stuffou :
Bien plus qu'un film, bien au delà d'une oeuvre cinématographique, cette histoire nous transmet une vraie preuve de courage et de fragilité de l'existence humaine.
Ce chef d'oeuvre a tout pour plaire.
Tout d'abord, l'histoire est tragique. Au delà du thème de Robinson Crusoe, il y a l'idée de la solitude de l'homme. La survie dépend uniquement du courage mental, de la force intérieure. Malgré la situation critique, malgré les épreuves, il garde son sang froid et fait face à l'adversité à tout moment. Sa seule source d'espoir, est l'amour qu'il porte pour une femme, son unique objectif étant de la revoir.
Deuxièmement, Tom Hanks est impérial. Le grand acteur qu'il est joue à merveille ce rôle.
Troisièmement, le tournage est fantastique. D'une très grande simplicité, sans grands effets spéciaux, il est très efficace et naturel.
A voir pour la qualité du tournage, la prestation de Tom HANKS, l'histoire difficile et la preuve de courage qui nous ai donnée.
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