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Les Sentiers de la Perdition
(Road to perdition)
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Acteurs et Réalisation - Anecdotes - Critiques professionnelles - Critique de spectateurs - Critique de Stuffou - Sources de travail
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Acteurs / Réalisateurs / Dates :

Film Américain de Sam Mendès
Scénario de David Self
D’après l’œuvre de Max Allan Collins
Musique de Thomas Newman
Sortie en France le 11 septembre 2002
Durée : 2h05

Site officiel : http://www.roadtoperdition.com/roadintro.html

Avec :
Comédiens et Comédiennes Dans le rôle de :
Tom Hanks Michael Sullivan
Paul Newman John Rooney
Jude Law Maguire
Jennifer Jason Leigh Annie Sullivan
Stanley Tucci Frank Nitti

Anecdotes

Au premier rang des collaborateurs de Sam Mendès figure celui que le réalisateur considère comme « central » dans son travail : le directeur de la photographie Conrad L.Hall, oscarisé deux fois pour BUTCH CASSIDY ET LE KID et 30 ans plus tard pour AMERICAN BEAUTY.

Sam Mendes et le théâtre
Sam Mendes est également passionné par la mise en scène au théâtre. Son plus grand titre de gloire, il le doit à la reprise à Broadway et sur les scènes londonniennes de la pièce Cabaret, dans laquelle évoluait l'actrice Jennifer Jason Leigh. C'est par l'intermédiaire de cette rencontre professionelle que l'actrice s'est vue confier un rôle dans Les Sentiers de la perdition.

Sam Mendes à propos de Paul Newman
Sam Mendes, a été très impressionné par l'expérience de Paul Newman : "Paul n'arrête pas de peaufiner son interprétation. Il arrivait sur le plateau après avoir passé de longues heures dans sa loge sur des détails infinitésimaux. Ce soin, cette vigilance sont encore plus remarquables si l'on songe à la carrière qu'il a menée. Chacun a ressenti sa présence sur le film comme un immense privilège."

Al Capone dans les rushes
Anthony LaPaglia a joué dans certaines scènes des Les Sentiers de la perdition le rôle d'Al Capone. Mais il a été décidé que le gangster ne devait pas apparaître dans le film, et la performance d'Anthony LaPaglia a tout simplement été supprimé au montage final. Le nom de l'acteur est néanmoins crédité au générique, dans le cadre des remerciements.

Un titre à double sens
Les Sentiers de la perdition est un titre dont le sens est double : en effet, Perdition est à la fois le nom de la ville vers laquelle se dirigent Michael Sullivan et son fils, mais également une expression métaphorique de l'Enfer, la route dont Sullivan espère bien détourner son enfant.

Les sources d'inspiration
Avant de devenir un film, Les Sentiers de la perdition est un comics créé par Max Allan Collins. Celui-ci avoue avoir été inspiré et influencé par un classique de la bande-dessinée japonaise intitulé Lone Wolf and Cub, qu'il considére comme étant un chef d'oeuvre du genre. A travers Les Sentiers de la perdition, l'auteur voulait rendre hommage à ce grand manga. De la même manière, au cinéma, sa principale source d'inspiration est asiatique, à savoir le style de John Woo.

Tom Hanks, l'ange de la mort
Les Sentiers de la perdition offre à Tom Hanks l'occasion d'élargir encore un peu plus le registre de ses interprétations. C'est la première fois que l'acteur américain incarne un personnage très sombre et violent dont le métier est de tuer. Dans le scénario, son personnage Michael Sullivan est surnommé " l'ange de la mort ".

Deuxième collaboration
Les Sentiers de la perdition est la deuxième collaboration entre le réalisateur Sam Mendes et le directeur de la photographie Conrad L. Hall. Ils avaient déjà travaillé ensemble en 1999 sur le premier film de Sam Mendes, American beauty. Selon Conrad L. Hall, le travail de Sam Mendes se cristallise autour d'une vision et son travail à lui est de contribuer à mettre en forme cette vision.

Résumé & Genre :

Action / Gangsters / Historique

Lorsqu'un fils découvre ce qu'est réellement son père

Dans le Chicago de la Dépression, Michael Sullivan est un tueur professionnel au service de la mafia irlandaise. Son patron et mentor, Mr.John Rooney, l’a élevé comme un fils. Ces deux pères qui s’aiment l’un l’autre vont pourtant se détruire mutuellement, s’entre-déchirer pour protéger leurs propres enfants. Une terrible vague de violence qui fait pour premières victimes la femme de Sullivan et son fils cadet Peter. Dès lors un long périple physique et émotionnel commence pour Michael Sullivan et son fils survivant. Au bout de la route : la promesse d’une revanche et l’espoir d’un rachat.

En 1930, deux pères : Michael Sullivan, un tueur professionnel au service de la mafia irlandaise dans le Chicago de la Dépression, et Mr. John Rooney, son patron et mentor, qui l'a élevé comme son fils. Deux fils : Michael Sullivan junior et Connor Rooney, qui font chacun des efforts désespérés pour s'attirer l'estime et l'amour de leurs géniteurs.
La jalousie et l'esprit de compétition les plongent dans une spirale de violence aveugle dont les premières victimes sont la femme de Sullivan et son fils cadet Peter.
Un long voyage commence alors pour Michael Sullivan et son fils survivant. Au bout de cette route, la promesse d'une vengeance et l'espoir de conjurer l'enfer. Et peut-être l'aube d'un sentiment nouveau entre un père et son fils.

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Critiques professionnelles :

Critique de MonsieurCinema.com :
UN ANGE GARDIEN AUX PORTES DU PURGATOIRE
« Michael Sullivan était-il bon ou méchant ? » La question se pose dès le début de ces SENTIERS DE LA PERDITION par l’intermédiaire de la voix off. En effet, le Tom Hanks que nous retrouvons ici s’éloigne fortement du gentil FORREST GUMP ou du bon père de famille de LA LIGNE VERTE. Il campe un personnage inhabituel, puisque jusqu’au mot fin l’interrogation persiste quant à la morale de ce tueur à gages. Un homme froid, mystérieux, impassible, qui laisse par moments entrevoir un soupçon de regret et une once de culpabilité. L’ambiguïté est en tout cas savamment cultivée et bien illustrée par la difficulté des rapports père/fils. Une thématique déjà traitée par Sam Mendès dans AMERICAN BEAUTY, où Thora Birch et Kevin Spacey développaient une relation d’amour filial pour la moins maladroite. En l’occurrence ici Michael Sullivan Jr admire son père autant qu’il en a peur. Mais comment empêcher un fils de prendre la même voie que son père ? Un sentier qui mène à la perdition. Une perdition filmée avec pudeur.
MISE EN SCENE HOLLYWOODIENNE
Même si dans les années 30 décrites par le film les hommes ont la gâchette facile, Sam Mendes ne tombe pas dans le piège du « trop » spectaculaire. Les scènes de meurtres ne cèdent pas au voyeurisme et à l’hémoglobine gratuite. A la beauté plastique évidente de ce long métrage se mêle une action très rythmée. La lumière de Conrad L. Hall avec des couleurs estompées au maximum est définitivement magnifique et se rapproche fortement de THE BARBER, L’HOMME QUI N’ETAIT PAS LA des frères Coen. Thomas Newman a signé une musique qui n’est pas sans rappeler celle qu’il a composée pour les ÉVADÉS et qui ponctue parfaitement les passages les plus puissants. Le tout est servi par un casting de rêve réunissant quatre générations d’acteurs, de Paul Newman à Tom Hanks, en passant par Jude Law et le jeune Tyler Hoechlin. Au contraire de Michael Sullivan, ne laissez aucune place au doute. Choisissez la bonne route, prenez la direction de la salle la plus proche et laissez-vous donc mener sur le sentier de la perdition.
Grégory Caulier

Positif - Franck Garbarz
Dans cet univers funeste, Tom Hanks, qu'on n'attendait pas dans ce registre, est saisissant en gangster au visage hiératique, ne laissant presque jamais prise à l'émotion.

Aden - Philippe Piazzo
La promesse d'un grand film façon Hollywood. Promesse tenue.

Le Parisien - Alain Grasset
Inédit à l'écran, le duo Tom Hanks-Paul Newman est extraordinaire. "Les Sentiers de la perdition" est un chef-d'oeuvre !

Le Point - Olivier De Bruyn
En tout état de cause, " Les sentiers de la perdition " confirme le talent de Sam Mendes. Le genre d'inclassable dont le cinéma contemporain a besoin.

Télé Obs Cinéma - Olivier Bonnard
Après "American Beauty", le wonderboy Sam Mendes transforme l'essai.

L'Express - Eric Libiot
Ombrageux, émouvant, magnifique, tenu de bout en bout, le film offre aussi à Tom Hanks et Paul Newman l'occasion d'une mémorable confrontation.

Première - Olivier De Bruyn
American Beauty n'était pas un accident : Sam Mendes est fort.

Les Echos - Annie Coppermann
Un mélange de Scorsese (auquel on pense lors de la cérémonie funèbre d'ouverture, suivie de... danses irlandaises, elle) et de James Gray ("The Yards"), une photographie extrêmement soignée, stylisée, entre sépia et clair-obscur, une mise en scène recherchée où l'on peut se perdre dans le reflet d'une porte vitrée, quelques beaux morceaux d'anthologie : on ne s'ennuie pas, même si l'on n'est pas surpris.

Le Figaro - Marie-Noëlle Tranchant
Il suffit de cette entrée romanesque pour que la magie opère. Le récit qui va suivre ne décevra pas l'attente.

Figaroscope - Marie-Noëlle Tranchant
Le film coule comme un fleuve opaque et tumultueux, avec un beau sens du romanesque.

Zurban - N. T. Binh
Réalisateur doué, Sam Mendes (...) ménage un suspense constant et des moments d'émotion inattendus, servi par un casting grandiose où, en contrepoint du face-à-face Hanks-Newman, Jude Law prend plaisir à composer - magistralement : mimiques, voix, silhouette... un tueur photographe agité et disgracieux.

Le Monde - Thomas Sotinel
Refusant avec la même énergie le sentimentalisme et le second degré, Mendes et ses acteurs parviennent, comme presque toujours au long de cette route, à redonner vie et innocence à des histoires usées par le cinéma.

Cinélibre - François Doisnel
Le talent toujours présent du réalisateur et de son équipe font des Sentiers de la perdition un film plus qu'intéressant. Cependant l'impact émotionnel du film est inférieur à ce que l'on pourrait en attendre, en tout cas inférieur à celui d'American Beauty.

Cinopsis - Olivier Guéret
Et bien que le bouffi et usé Tom Hanks, que le dichotomique Paul Newman soient absolument superbes; bien que Sam Mendes n'ait définitivement plus à prouver son sens de l'image, on ne peut que regretter l'absence de mise à nu intégrale de cette très belle histoire entre un garçon et son père. Comme si le retour en arrière s'était fondu dans un classicisme étouffant.

Télérama - Aurélien Ferenczi
L'émotion affleure, ici et là, sous l'impeccable glacis de l'image, et la perfection lisse d'un cinéma un peu trop millimétré.

Libération - Gilles Renault
(...) les Sentiers de la perdition apparaissent comme un demi-succès (donc, un demi-échec). Le réalisateur ne parvient pas à esquiver l'écueil du chromo. Pas plus qu'il ne maîtrise son sujet jusqu'au bout le dernier tiers du film, centré sur la relation père/fils, sacrifie à de redoutables poncifs sur fond de cavale initiatique flirtant avec le mélo. En revanche, le regard porté sur la mafia irlandaise des années 1930 recèle plusieurs scènes d'une belle incandescence.

Mad Movies - Arnaud Bordas
(...) à justement trop hésiter entre démesure et retenue, Sam Mendes finit par ne pas développer tout le potentiel de l'intrigue.

Studio - Christophe D'Yvoire
Grâce à la présence de ces deux grands acteurs et malgré cet excès de classicisme qui nuit à l'ensemble, Les sentiers de la perdition constitue un vrai plaisir pour le spectateur.

Ciné Live - Sandra Benedetti
L'esthétisme prend le pas sur la dramaturgie dans ce film noir à la beauté aussi stupéfiante que désincarnée. Une semi-déception pour les fans d'American Beauty, qui en attendaient beaucoup plus.

Les Inrockuptibles - Amélie Dubois
Se réfugiant dans la thématique lourdement surlignée de la filiation, Les Sentiers de la perdition, contrairement à ce qu'indique son titre, prend un chemin ultra-emprunté et peu risqué, s'embourbe dans les convenances lisses et vides d'un cinéma hollywoodien sans âme.

Chronic'art - Jean-Philippe Tessé
On ne saura jamais vraiment où ils mènent, ces "sentiers de la perdition", sans doute nulle part puisqu'une âme, chez cet affreux pudibond de Mendes, n'est jamais vraiment perdue. Ou plutôt vers un ennui aussi mou que les joues de Tom Hanks.

Les Cahiers du Cinéma - Patrice Blouin
La morale est sauve et l'exercice n'aura profité à personne.

Les avis des spectateurs :
Très bon film
Voici encore un très bon film de Sam Mendès! Un film d'action, mais surtout de sentiments! J'ai beaucoup aimé la prestation de Tom Hanks, qui nous démontre encore une fois l'étendue de son talent!! Un scénario très bon, qui n'est pas tombé dans les "clichés" de la mafia...Un très bon film.

J'ai été voir ce film un peu par hasard : car on avait loupé le début de séance d'un autre film... J'avais lu sur Allociné que ce film était une merveille... Et puis finalement on se décide à y aller : 2 personnes dans la salle, 3 jours après sa sortie... je reste assez dubitatif. Finalement j'ai adoré ce film, une merveille, Tom Hanks est génial ! Il joue son rôle à pure merveille et mon dieu que c'est impresionnant. De plus n'oubliez pas le nom de Thomas Newman le compositeur qui nous a fait une bande originale d'excellente qualité, durant tout le film d'ailleurs la première chose qui m'a impressionné c'était la musique, dès la première minute, ROck ISland 1931... Superbe ! J'ai d'ailleurs téléchargé l'album en entier tellement il est superbe ! Allez le voir... !!

De ce film, on retiendra 4 noms : Tyler Hoechlin, dont le talent n'est pas sans rappeler un certain Haley Joel Osment ; Thomas Newman, dont les magnifiques compositions musicales subliment littéralement le scénario et les images ; Conrad L. Hall, directeur de la photo, dont le travail est absolument ahurissant de beauté et de finesse ; et enfin Sam Mendes, qui réussit le mélange parfait entre classicisme et innovation. Les autres suivent de très près. Oscars à 12 heures...

Très beau film ! Ce film est une réelle réussite ! L'émotion va grandissante au fil des minutes ! Le spectateur reste attentif du début à la fin ! Le moment de silence final étant d'ailleurs d'une intensité dramatique énorme !!
Une très belle réussite ! Tom Hanks est décidemment toujours là dans les grands films !

Exceptionnel !!
Certes la fin peut paraitre évidente (quoique...), mais le scénario est parfait, on a du mal à suivre au début mais tout se dévoile au fur et à mesure.
Selon moi, l'un des meilleurs films de tous les temps.

Qui pourrait dire qu'un film est mauvais lorsque Tom Hanks en est l'un des acteurs ? Surtout après ses dernières excellentes prestations comme dans "Th Green Mile" ou "Saving Private Ryan"... Même sans ce genre d'a priori, on peut dire encore une fois, que celui nous signe ici un film d'une prestation remarquable et maintient encore une fois avec aisance, son statut d'acteur emblématique ! Road to Perdition vous plonge dans l'ambiance mythique des années 30 et de sa mafia, en pleine période de la prohibition. Whouaaav ! ==> Un Tom Hanks qui joue le rôle d'un tueur à gages ? Voila qui a de quoi surprendre ! En tout cas, vous ne serez pas déçu ! Les plans lors de certaines scènes sont admirablment choisis et la violence, présente évidemment dans un film de ce genre, est crue et brutale certes, MAIS, n'est pas exagérée. Loin de là. L'histoire en elle-même est bien trouvée, voir un Tom Hanks en rénégat face à son ancienne "famille" mafieuse et luttant pour venger mais aussi protéger les siens, voila qui est nouveau, mais aussi très plaisant ! Quant à l'ambiance émanant de ce film, admirable ! De quoi avoir des frissons dans le dos ! On remarquera aussi la bonne prestation du jeune acteur à ses cotés (son successeur ?) Bref, en tout et pour tout ! Allez voir ce film si ce n'est déjà fait ! Il en vaut vraiment la peine !

Magistral !
Cela faisait longtemps que je n'avais pas vu un si bon film. La mise en scène est tout simplement extraordinaire (la scène de la tuerie sous la pluie est hallucinante !). Le scénario est en béton armé, les acteurs sont tout simplement au mieux de leur forme (le duo Hanks / Newman est mémorable), la musique est envoûtante et la photo hypnotique.
Bref, un film qui vous laissera des souvenirs plein la tête pendant longtemps. Courez voir Les sentiers de la perdition ! Un chef-d'oeuvre je vous dis.

C'est un bon film mais Tom Hanks en fait des tonnes. Un film légèrement décevant devant l'oeuvre qu'est American Beauty. Paul Newman, lui par contre, est prodigieux comme d'habitude. La mise en scène est très bonne, c'est Sam Mendes tout de même ! La banalité du sujet est flagrante mais le film reste un bon divertissement tout de même. La musique est excellente mais on reste légèrement sur sa faim.

Sam Mendes nous l'avait annoncé avec American Beauty, il nous le prouve avec ces Sentiers sinueux et pavés d'embûches aussi bien physiques que sentimentales. On peut toujours dire que Tom Hanks et Paul Newman ont l'experience et le talent qu'il faut pour se diriger eux-même et que Jude Law s'est vu offrir un rôle de composition délectable et aisé pour lui, mais que dire quand tous les comédiens, y compris les plus novices et les plus petits rôles, jouent avec une justesse déconcertante des personnages pourtant complexes et étudiés.Que dire ? Et ben rien. On la ferme, on regarde et on écoute. Et on se laisse emporter par cette cavale initiatique évitant tant bien que mal les clichés pour nous offrir la vision d'un monde où tous les hommes risquent de glisser en enfer, où le beau temps ne dure jamais, et où les héros se laissent entraîner vers le même côté obscur que les ennemis qu'ils combattent. Seul bémol à cette vision tétanisante de la société des années 30 : l'émotion brut et lyrique que l'on attendait d'un tel film (on aurait même accepté les violons) n'est qu'intermitente, voire même rare, souvent étouffé par le chaos graphique et la violence glaciale d'un tableau Mendessien (c'est un nouveau mot) touché par la grâce. Une idée de cinéma toutes les 5 minutes (Mendes aime les hors-champs et les reflets et il le fait savoir), des scènes stupéfiantes de netteté scénaristique et cinématographique et des acteurs qui semblent être des personnages réels font des Sentiers de la Perdition, si ce n'est pas encore la route du Paradis, un chemin vers un Eden à l'échelle de l'humanité, et ça, ça augure que du bon. A bientôt Sam !

Grosse déception, les critiques étaient pourtant favorables. Belle photo, certes, réalisation soignée et interprétation de qualité. Mais le scenario est indigent, les dialogues simplistes, l'approche psychologique limitée... Du côté "grosse machine hollywoodienne", pas grand-chose à se mettre sous la dent : peu d'action, absence de rythme (l'ensemble est lent, et toujours sur le même tempo), situations téléphonées... 2h d'un spectacle pas désagréable mais sans relief, comme un paysage de campagne du middle west.

Il faut arrêter de dire que ce film est bon parce que les acteurs jouent bien.
Pour moi, ce film est sans intérêt aucun. On y montre une histoire pas originale du tout avec pour seul agrément de la violence, de la violence et encore de la violence.

Quelle peine de voir un casting d'acteurs de qualité pour un scenario d'une pauvreté et d'une trop faible originalité. Si l'ambiguité de la relation pere-fils ressort bien, la façon dont est traité le thème de la vengeance dans un contexte violent et obscur fait beaucoup repenser à AMERICAN HISTORY X, beaucoup trop même, mais avec moins de finesse et de talent scenaristique.
La psychologie des personnages n'est pas assez fouillée, on ne ressent pas grand chose, pour tout dire, on s'ennuie. Tom Hanks est juste là pour apposer le label "Acteur de qualité",... mais ça ne suffit pas.

Appaté par l'affiche et le synopsis, je mobilise pour réserver ma soirée sur ces sentiers...
Malgré l'excellente interprétation d'acteurs reconnus, il faut vraiment aimer les égouts pour apprécier ce film.
Aucun sentiment. Une noirceur infinie d'une pègre aisée se complaisant dans le sang parce que ce serait un choix.
La satisfaction de monter par obligation les assassinats et le sadisme des tueries...
Que voulons nous démontrer aux jeunes du troisième millénaire ?
Où sont les bonnes séries noires ?

Un film long, ennuyeux, plat... Les adjectifs ne manquent pas pour décrire ce film dans lequel Tom Hanks a tout sauf l'air d'un tueur. Aucun suspense.

Belle équipe sur le papier mais sur le terrain ce n'est plus tout à fait la même chose. Certes Tom Hanks est comme toujours formidable mais quel lenteur cinématographique : un croisement pas vraiment réussi entre The Yards et Le Parrain !

Je m'attendais à mieux de la part de Tom HANKS. Je me suis ennuyée, c'est vrai que Tom et Paul jouent bien, mais ils ne sauvent pas le film. Il ne m'a pas accroché, bref je ne le vous conseille pas.

Tom Hanks au cinéma :

Paul Newman au cinéma :

Critique de Stuffou :

Il y a du bien et du moins bien.

Ce film est assez contradictoire. Personnellement, j’aimerais dire que c’est film vraiment très bien, mais j’ai sentiment négatif qui m’empêche d’être parfaitement positif par rapport à cette œuvre.

En fait, l’idée, le scénario et l’histoire sont très très bien. On a envi de vibrer, d’avoir peur, pour ce père et son fils qui essayent à la fois d’échapper à la mafia et à se venger de la mort de leur famille. Il y a beaucoup d’originalité, beaucoup de bonnes idées, mais ce n’est pas suffisant.
A mon goût, ce film est mal mené, il manque de rythme. Même si on a quelques bons moments d’actions, il manque foncièrement de vitesse et il est trop sombre. On n’arrive pas à s’imprégner de l’histoire, on n’arrive pas à s’identifier aux personnages et cela gâche l’œuvre. En fait, on fini par s’ennuyer, et c’est bien dommage.

La conclusion, certes triste, est tout de même belle et laisse espérer une vie meilleure pour notre jeune héros.

De plus, je ne crois pas que Tom Hanks était l’acteur le plus disposé pour ce rôle, j’aurais plutôt imaginé à la place Bruce Willis ou Clint Eastwood plus jeune.

Globalement, je suis déçu par ce film dans lequel je n’ai pas réussi à me confondre dans l’histoire, même si elle est très originale. Dommage…

A voir une fois dans sa vie, mais ce film n'attirera pas les passions.

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Sources de Travail
Allociné ; TF1 ; Canal + ; MonsieurCinéma.com


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