Un subtile mélange d'action, de jeux vidéo et de comique
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Samourais
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Acteurs et Réalisation - Anecdotes - Critiques professionnelles - Critique de spectateurs - Critique de Stuffou - Sources de travail
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Acteurs / Réalisateurs / Dates :

Film Français de Giordano Gederlini
Scénario de Giordano Gederlini et Matt Alexander
Sortie en France le 19 juin 2002
Durée : 1h30

Site officiel : http://www.allocine-cis.com/samourais/

Avec :
Comédiens et Comédiennes Dans le rôle de :
Cyril Mourali Marco
Maï Anh Le Akemi
Yazuaki Kurata Morio
Dara-Indo Oum Nakatomi
Santi Sudaros Shoshin Kodeni

Anecdotes

Né en 1971 au Chili, Giordano Gederlini a été diplômé de La Sorbonne dans la catégorie « Cinéma-Arts audiovisuels ». Avant la réalisation de SAMOURAIS, son premier long métrage, il a signé trois courts métrages, des publicités pour La Française des jeux et des sketches pour le "Jamel Show" diffusé sur Canal + en décembre 99. Les chorégraphies de SAMOURAIS sont signées Philip Kwok, considéré comme l’un des plus grands de sa spécialité dans l’industrie cinématographique hongkongaise. Il a, entre autres, travaillé comme acteur et/ou chorégraphe avec John Woo, Ronny Yu, Chang Che, Roger Spottiswoode (pour un James Bond DEMAIN NE MEURT JAMAIS) et même avec Christophe Gans sur LE PACTE DES LOUPS.

Deux comédiens inconnus
Les deux rôles principaux de Marco et Akemi sont tenus par de jeunes comédiens inconnus: Cyril Mourali et Maï Anh Le. Tous les deux mannequins, ils ont été également choisis pour leurs performances sportives. Ils ont malgré tout subi un entraînement intensif pendant deux mois sous la direction de Philip Kwok.

La présence de Yasuaki Kurata
Yasuaki Kurata, qui interprète le rôle du commissaire Morio, est une star des films d'arts martiaux en Asie. Le réalisateur avoue que son "choix s'est rapidement porté sur Yasuaki Kurata qui, en plus d'être un acteur charismatique, est un maître en karaté Goju-Ryu, dont les prouesses physiques m'avaient impressioné face à Jet Li dans le film Fist of legend - La nouvelle fureur de vaincre (Jing wu ying xiong) de Gordon Chan".

Un film de kung-fu à la française
Le film comporte beaucoup de scènes d'action dont la chorégraphie a été confiée à une star des films d'arts martiaux de Hong-Kong, Philip Kwok qui a également travaillé sur Le Pacte des loups. Giordano Gederlini lui a même laissé diriger entièrement certaines séquences. Philip Kwok déclare au sujet de sa chorégraphie: "C'est un style hybride, indéfini, dont la base est un kung-fu plutôt démonstratif, pas le Vrai kung-fu. C'est plus une forme de combat esthétique pour que le public puisse apprécier la beauté des scènes d'action". Et Giordano Gederlini d'ajouter : "Les combats sont au final une combinaison habile de tae kwon do, de karaté style Shotokan et Kyokushinkaï, de kung-fu style Wing Chun, de boxe anglaise et thaïlandaise."

Photo du film

Résumé & Genre :

Fiction / Karaté / Jeux Vidéo / Comédie

L'aventure de jeunes de banlieue très dynamiques

Le commissaire Fujiwara, qui enquête sur la mort d’un jeune programmeur de jeux, se retrouve plongé dans une spirale meurtrière. Au cœur de cette affaire, Kodemi, un être démoniaque né 500 ans plus tôt dans le Japon féodal, et maître d’une puissante secte spécialisée dans la vente de jeux vidéo de combat. Après avoir mis à feu et à sang le commissariat au cours d’un interrogatoire musclé, Kodemi délaisse son enveloppe charnelle pour renaître dans celle d’Akemi, la fille unique du commissaire, qui vit à Paris. Marco et Nadir, deux jeunes potes de la banlieue parisienne, se retrouvent à leur tour embringués dans une lutte sans merci contre les forces de Kodemi.

A l'époque des samouraïs régnait au Japon un démon nommé Shoshin Kodeni.
De nos jours, le commissaire Morio Fujiwara traque cet être démoniaque qui semble immortel. Kodeni est devenu le très puissant maître d'une multinationale spécialisée dans les jeux vidéo de combat. Morio soupçonne le dernier-né de ces jeux - Dark Bushido - de pouvoir se transformer en une arme.
Tandis que le commissaire enquête sur ce nouveau jeu, Kodeni choisit comme cible de sa malédiction Akemi, la fille unique de son adversaire, qui réside à Paris. Afin de contrecarrer les plans de Kodeni, Morio doit faire équipe avec Marco et Nadir, deux jeunes banlieusards habitués des salles de sport.

Critiques professionnelles :

Critique de MonsieurCinema.com :
ADO-TRIP
SAMOURAIS, premier film de Giordano Gederlini, possède un réel mérite. Celui de ne pas se prendre au sérieux et d’en donner pour son argent au public auquel il est spécialement destiné : les ados (garçons) de 12-17 ans. A condition de goûter pleinement l’univers des jeux vidéo, il n’est d’ailleurs pas interdit à tous les autres d’y prendre un certain plaisir. Dans un registre assez proche, GAMER avait échoué en 2001 à séduire ce public ado. SAMOURAIS, qui n’a d’autres prétentions que celle de divertir, devrait y réussir sans trop de problèmes. Même si l’on peut reprocher au scénario de partir parfois dans tous les sens (le syndrome Besson des films de d’jeun’s), force est de reconnaître que son principal attrait ne se situe pas dans son histoire franchement tirée par les cheveux, mais dans ses scènes de baston assez époustouflantes. SAMOURAIS est une comédie d’action (bien) rythmée par un certain nombre de séquences de combat, réglés à la perfection par Philip Kwok, à qui l’on doit déjà, entre autres, ceux du PACTE DES LOUPS de Christophe Gans.
SPECTACLE EFFICACE MALGRE SON HUMOUR !
Difficile de faire la fine bouche devant la qualité des chorégraphies, la mise en scène très soignée (la scène d’ouverture dans les bambous), un superbe générique et l’efficacité certaine des effets spéciaux, notamment lors du combat final. On reste en revanche sceptique sur l’humour lourdingue et crispant qui plombe un peu le film avec des dialogues souvent caricaturaux et surtout la performance franchement exaspérante de Saïd Serrari (TOTAL WESTERN). N’est malheureusement pas Jamel Debbouze qui veut ! Heureusement, le reste du casting dégage une belle vitalité avec notamment Yasuaki Kurata, figure charismatique du cinéma asiatique et maître en karaté. Et nul doute que l’on reverra assez rapidement Cyril Mourali, l’interprète de Marco, un mannequin de 23 ans déjà repéré par la pub. Le comédien risque fort d’emporter la mise auprès des jeunes filles qui se seraient égarées à ce spectacle efficace mais calibré, et plutôt destiné à leurs camarades garçons.
Jean-Luc Brunet

Télérama - Cécile Mury
Un côté cour d'école, trois billes six sous, plutôt rigolo.

Studio - Thierry Chèze
Reste que l'énergie qui se dégage de l'ensemble fait parfois oublier ses défauts. Elle ne suffit pas à en faire un grand film, mais permet au moins d'obtenir un aimable divertissement.

Ciné Live - Emmanuel Cirodde
Entre G@mer, Wasabi et Tigre et Dragon (toutes proportions gardées !), Samouraïs se pose comme un divertissement décomplexé, calibré ado. Pourquoi pas ?

Télé Obs Cinéma - Xavier Leherpeur
A force de recourir à un humour balourd ainsi qu'à des références aux jeux vidéo laborieusement raccrochées au scénario, le film révèle ses limites : celles d'un produit de marketing.

Mad Movies - Bertrand Rougier
Dommage que Samouraïs ait préféré explorer les sentiers battus du nanar plutôt que les belles idées dont son script fourmillait.

L'Express - Arnaud Malherbe
(...) il n'y a rien à se mettre sous le coude si ce n'est des "pokémons" (japonais) habillés comme les nervis de Docteur No, un héros parisien avec une tête de 2 Be 3 et son copain arabe "rigolo" qui parlent le langage de la "téci" (cité) aussi bien que Mme de Fontenay. Une impeccable nullité devant laquelle on peut, au choix, se marrer ou se fâcher vegra (grave).

Cinopsis - Eric Van Cutsem
On regrettera aussi particulièrement la platitude des dialogues qui nous la joue façon 'jeune' et chébran avec verlan à l'appui. Dix minutes ça va, mais au bout d'une heure on se prend à regretter de ne pas avoir de sonotone à débrancher.

Aden - Philippe Piazzo
Pas un film, un produit. (...) Sans oublier la musique à donf et l'ambiance manga­ / jeu vidéo. Carton annoncé. Inévitable ?

Le Monde - Samuel Blumenfield
Samouraïs tente d'inventer un modèle de série B à la française inspiré de Roger Corman. Cette initiative n'avait jamais été tentée. On comprend désormais pourquoi.

Cinélibre - Marielle Gaudry
Samouraïs tente de flirter avec le genre " film jeune et dynamique " à la Luc Besson en matraquant la toile de combats acrobatiques japonais, de jeux vidéo et de musique rap. Mais la pirouette, exécutée avec médiocrité, ne suscite pas l'intérêt.

Première - Christophe Narbonne
(...) un petit peu de jeu vidéo par-ci, un petit peu de scènes d'actions câblées par-là, sans oublier une BOF qui tabasse et un casting plein de fougue mais pas fouillé.

Les avis des spectateurs :
Hors du public visé (père plutot qu'ado), ce film est plaisant ; scénario simple et bien suivi ; scènes d'action efficaces, et dernière partie du film magique !

C'est sans doute le meilleur film expérimental du cinéma français de ce nouveau millénaire. Il faut le voir pour le croire. C'est grâce à ce genre de réalisateurs qui osent tout que le cinéma français peut se permettre le grand écart entre les films des Straub et Samouraïs. Un exemple...

Avec Samouraïs, Hollywood n'a qu'à bien se tenir !
Même si ce film ne possède pas les fameuses cascades et explosions propres au cinéma américain, il compense en tout cas par le bon vieil humour français en grande forme dans ce film plein de panache et de bonne volonté.
Avec des scènes d'actions impressionnantes, ce film qui oppose différents styles d'arts martiaux se rapproche plus il est vrai d'un jeu vidéo que d'un film de Bruce Lee. Mais cela n'est pas pour nous déplaire et au final Samouraïs s'avère être un très bon mélange d'action et d'humour trop rare dans un cinéma français qui apparaît trop timide comparé à son homologue américain.
En tout cas grâce à Samouraïs, le cinéma d'action français peut enfin relever la tête en espérant que dans les années à venir celui-ci garde la tête haute.
Samouraïs en est le point de départ dans la lignée de "Taxi", "Yamakasi" et "le baiser mortel du dragon".

Samouraïs relance le cinema français qui a tendance à faire des films à l'eau de rose, sombre et sans intérêt ! Son originalité et son punch montre maintenant ce que le public jeune désire, enfin un peu d'action dans un cinéma français en plein ralentissement de rythme. Au final un clône d'une bonne production américaine qui mèle action/comédie.
Un très bon film de genre français.

Ce film est trop bien !!! Cyril Mourali est encore plus beau sur grand écran que sur petit et l'histoire est pas mal !! Le copain de Marco dans le film est trop hilarant !! Allez le voir rien que pour les scènes de combat (pour les mecs) et pour Cyril Mourali qui est à tomber (pour les filles) !!!

Samouraïs est un film original qui nous éblouit par ses combats très bien filmés. Cependant le langage des acteurs est parfois un peu lourd et ne paraît pas naturel !! En effet on a parfois l'impression qu ils se forcent à parler !! Sinon une trouvaille sympatique à la fin...
A noter : dans le film il y a une apparition de Pascal Gentil et ses 2 mètres, sympa !!

Mon dieu ! J'ai rarement vu ça ! Dans ce film, seuls les acteurs japonais sont bons (et je ne parle pas de l'inspecteur et de sa fille), les blagues pitoyables, le "rebeu" est vraiment lourd, le mannequin de "té-ci" pas crédible du tout, l'histoire bidon, et les combats qui pourraient tout sauver ne sont pas super-bien mis en scène. Donc si vous voulez voir ce film, ne restez que les 10 premières minutes, lorsqu'il n'y a que les japonais, c'est tout ce qui vaut le coup. Heureusement que je n'ai pas payé ma place moi-même sinon j'aurais fait un scandale !

Ce film est d'une nullité jusque là rarement atteinte !! C'est rare d'avoir un tel condensé de ratages dans un si petit temps. Au menu : invraissemblances toute les 3 secondes (par exemple : la cité absolument vide, le scooter sur autoroute, et le must : un coup de sabre hyper puissant qui ne tranche que le T-Shirt moulant du gars !!!) dialogues très... recherchés (style : ziva t'es relou arrête de faire iech mon ti-pe reuf) et acteurs d'une monumentale incompétence. A un tel stade de nullité, on ne peut qu'en rire...

Ce film est le nanar du siècle, qui pourtant ne fait que commencer. Franchement, cela va être très dur d'aller plus bas que cette daube ambulante. On pensait déjà l'affaire difficile après "Taxi 2" et "Wasabi", mais l'exploit a été réussi, et haut la main encore. Chapeau bas donc à l'équipe de ce film, qui a réussit à humilier un genre pourtant honorable. Le fin du fin du nanar. A voir... au 33e degré.

A trop vouloir faire un bon film d'action accompagné d'une bonne touche d'humour, on obtient un navet digne d'une équipe d'amateurs avec un humour super lourd et fatigant (voire raciste : pourquoi faire passer les arabes pour des abrutis ?). Même pendant la fête du cinéma, ça ne valait pas la peine d'aller le voir...

Quelques combats très bien exécutés et assez défoulants ne suffisent pas à relancer l'intérêt de l'intrigue (simplissime au possible) et la pauvreté du jeu d'acteur. D'accord c'est du second degré, mais au bout de 1H30 on se lasse des coups de savates façons Matrix et on est plutôt impatient que tout ça se termine...

Les Samouraïs au cinéma :

Critique de Stuffou :

Un subtile mélange de jeu vidéo et de film d'action, avec un rythme endiablé et du bon comique..

Un film à s’y méprendre, à mi chemin entre la production hollywoodienne pour adolescent et une réalisation à la Luc Besson. Et bien non, ce n’est ni l’un, ni l’autre, mais ça y ressemble beaucoup.

Action, rire, léger décalage et fiction sont les quatre ingrédients de cette œuvre plutôt destiné à un public adolescent.
Un subtile mélange de comédie, de film d’action et de jeux vidéo, avec des personnages extrêmement attachants et un méchant sortie tout droit d’une PlayStation ou d’une Xbox.

Déjà, l’idée est très originale et le mélange jeu vidéo et film est exceptionnel. Il n’est pas facile d’incorporer au cinéma le jeu vidéo, mais de la manière dont c’est effectué dans ce film, c’est exceptionnel. Le game est sous entendu pendant pratiquement tout le film, mais il ne prend sa grande place qu’au final, et ce de manière magistrale et dynamique.

Côté action, Giordano Gederlini nous prouve qu’il est capable de rivaliser avec n’importe quel producteur américain, tout comme Luc Besson. 2002 voit ainsi à nouveau une super production française à la hauteur des films du genres côté Etats-Unis. Les combats sont fantastiques, autour de mouvements d’arts martiaux superbement bien filmés et maîtrisés. Le rythme est soutenu sans qu’il y ait pour autant d’exceptionnelles courses poursuites ou combats à vous couper le souffle. Film de réalisation française, il n’est pas nécessaire de tourner des scènes extraordinaires de plusieurs millions de dollar pour épater le spectateur.

Côté personnages, si le héros et le méchants sont bien joués, il y a surtout la présence d’un jeune bouffon de banlieue qui nous met une ambiance et un humour exceptionnel. Un jeune acteur au talent de comique impressionnant qui arrive à nous faire rire rien qu’avec des expressions du visage ou de simples phrases. Il donne au film une sensation de détente et de comédie entre deux scènes d’actions et de karaté. On regrettera quelques exagérations dans les gags, mais son style et sa bouille nous font oublier tout excès.

Côté fiction, c’est un véritable jeu vidéo que l’on a sur l’écran. Sans exagération, sans personnages extravagant, correspondant juste à de supers combattants de jeux de fighting, on se laisse transporter à travers une histoire quelque peu exceptionnelle et un combat au final fort réussi. Même s’il s’agit d’une histoire relativement simple, d’un style quelque peu à l’américaine, elle est efficace.

Globalement, ce film est très bien réalisé sur une histoire simple avec un subtile mélange de jeu vidéo et de film d’art martiaux. Une réalisation française digne de tous les plus grands films hollywoodien du genre.

Même s'il s'agit d'un film plutôt axé adolescents, certains adultes y trouveront leur compte et beaucoup de plaisir.

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Sources de Travail
Allociné ; TF1 ; Canal + ; MonsieurCinéma.com


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