Très très triste, mais très très beau
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Rue des Plaisirs
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Acteurs / Réalisateurs / Dates :

Film Français de Patrice Leconte
Scénario de Serge Frydman
Sortie en France le 13 février 2002
Durée : 1h31

Site officiel : http://www.ruedesplaisirs-lefilm.com

Avec :
Comédiens et Comédiennes Dans le rôle de :
Laetitia Casta
Patrick Timsit
Vincent Elbaz
Catherine Mouchet
Isabelle Spade
Bérangère Allaux

Anecdotes

Dans une centrale électrique désaffectée
Les deux tiers du film ont été réalisés dans une centrale électrique désaffectée proche du pont d'Argenteuil. La production a loué 20 000 m2 de bâtiments pour y tourner tous les intérieurs.

La chanson de Laetitia Casta
Laetitia Casta chante C'est écrit, un titre que Michel Blanc avait fait écouter à Patrice Leconte, il y a plus de vingt ans, dans un enregistrement de Maurice Chevalier. La comédienne a pris des cours de chant et a décidé d'enregistrer avec l'orchestre réuni pour l'occasion.

Patrice Leconte au cadre
Depuis Tandem, Patrice Leconte cadre lui-même ses films. "Pour nous, c'est un immense avantage de savoir que c'est lui qui est immédiatement derrière la caméra. Ca change tout", explique Laetitia Casta.

Confiance totale en Serge Frydman
Serge Frydman qui a écrit les scénarios des Grands Ducs et de La Fille sur le pont a dit à Patrice Leconte : "J'ai une histoire qui me trotte dans la tête. Cela se passe à la libération, au moment de la fermeture des bordels. Je ne peux pas t'en dire plus, j'ai envie d'écrire cela, mais je ne le ferai que si cela t'intéresse." Le cinéaste a accepté sans hésiter.

Résumé & Genre :

Drame

Tout ce que peut supporter un homme par Amour

1945. Le Palais Oriental, une maison close qui va bientôt fermer. C'est l'époque qui veut ça. Marion, jeune prostituée du Palais, rêve de music-hall, d'amour et de vie à deux.
Petit Louis travaille lui aussi au Palais. Homme à tout faire, amoureux fou de Marion, il sait bien qu'elle ne lui appartiendra jamais. Alors il va chercher l'homme qui saura la rendre heureuse. Dimitri Josco est peut-être cet homme-là...

En 1945, Marion est une prostituée pensionnaire de la maison close "Le Palais Oriental" qui va bientôt fermer. Elle rêve de music-hall, d'amour et de vie à deux.
Petit Louis, l'homme à tout faire de ce lieu de débauche, succombe à son charme mais, sachant pertinemment qu'elle ne sera jamais sienne, décide de partir à la recherche de celui qui saura la rendre heureuse. Dimitri Josco est peut-être cet homme-là.

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Critiques professionnelles :

Critique de 6nema.com :
Les plaisirs évoqués dans le film ne sont certainement pas ceux des spectateurs, puisque le dernier Leconte apparaît comme un immense gâchis. Le scénario, pas franchement consistant, entraîne d'abord du côté d'Amélie Poulain : un Paris disparu, une jolie brune coupée au carré, la recherche de l'homme de sa vie en forme de jeu de piste, le ton enjoué... Puis on tombe dans le mélo populo pas rigolo. Si Laetitia Casta est ravissante et si Vincent Elbaz nous donne la preuve qu'il peut jouer sans son bouc, Patrick Timsit est tellement intelligent qu'il a du mal à jouer un simple d'esprit crédible. Heureusement, la mise en scène réussit assez bien les scènes de bordel, même si l'on regrette les clichés et l'idéalisation facile. Par la suite, les bons sentiments tiennent lieu de fil rouge et l'image ne montre que des scènes nocturnes dans un Paris reconstitué sans efforts. Au terme de cette histoire banale qu'on fait passer pour extraordinaire, on a eu le temps de bailler et de se demander ce qui est arrivé à l'auteur de tant de succès plus rythmés, comme Les Bronzés ou Ridicule.

Philippe P.

Critique de MonsieurCinema.com :
RUE (DÉ)PLAISIR
Patrice Leconte tourne plus vite que son ombre. Trop peut-être ! Un an à peine après FELIX ET LOLA et alors que son prochain long métrage, L’HOMME DU TRAIN, est déjà en boîte, RUE DES PLAISIRS s’avère être une déception. Si la facture formelle du film est plutôt de bonne tenue et que son réalisateur fait une nouvelle fois la preuve de son sens du cadre, il lui manque la fantaisie et la légèreté qui faisaient tout le charme d’un film comme LA FILLE SUR LE PONT. Après Vanessa Paradis /Daniel Auteuil et Charlotte Gainsbourg/Philippe Torreton, c’est au tour du duo Laetitia Casta/Patrick Timsit d’affronter les jeux de l’amour selon Leconte. Offrir à Laetitia Casta un personnage à mille lieues de l’image glamour qu’on lui connaît est d’ailleurs une des judicieuses idées du film. La Casta compose ici une jeune femme fermée, dure, renfrognée qui, si elle exerce le plus vieux métier du monde, ne joue pas sur la séduction immédiate et charnelle. Il n’y a que dans la scène finale (à la fois la plus lumineuse et la plus tragique du film) que l’on retrouve la fraîcheur habituelle de la comédienne.

AIMER EST PLUS FORT QUE D’ETRE AIMÉ
Patrice Leconte nous propose une vision intemporelle et presque idéalisée du bordel et n’a en aucun cas voulu réaliser un document sur les maisons closes. Il a préféré s’attacher, comme souvent dans son cinéma, aux personnages. C’est en cela aussi que la déception est au rendez-vous car aucun d’entre eux n’a la force tragique d’un Monsieur Hire ou d’un Mortez (le « héros » de TANDEM). On aurait adoré être plus touchés, plus émus par l’amour de Petit Louis pour Marion. La faute n’en revient pas aux comédiens mais plutôt à une volonté de complicité avec le spectateur (nombreux regards caméras). De plus, le propos du film perd de sa force en multipliant les points de vue. Cette histoire d’amour singulière nous est en effet contée à travers le regard de ses deux principaux protagonistes mais aussi d’une ancienne « collègue » de Marion, une prostituée (magnifique Catherine Mouchet, que l’on n’en finit plus de redécouvrir depuis MA PETITE ENTREPRISE). Quant au scénario et aux dialogues de Serge Frydman, ils manquent d’épaisseur, de relief et d’un supplément d’âme et d’émotion qui nous auraient emportés. On sourit bien à quelques bons mots, mais le propos ne décolle jamais vraiment et le film finit par distiller une sorte d’ennui chic… Dommage ! Espérons que Patrice Leconte (et ses scénaristes) retrouve rapidement la belle inspiration qui le guidait dans des films comme LE MARI DE LA COIFFEUSE, TANDEM, RIDICULE ou LA FILLE SUR LE PONT. Nous aurions aimé éprouver un peu du plaisir que nous laissaient présager le titre du film et la personnalité de ses protagonistes.

Jean-Luc Brunet

Le Point - Olivier De Bruyn
Mise en scène dynamique, direction d'acteurs impeccable (prestation notable de Patrick Timsit), " Rue des plaisirs " joue joliment avec les clichés, ce qui n'est évidemment pas à la portée du premier metteur en scène venu. Une réussite mineure, mais réelle !

Zurban - N.T Binh
L'argument lui-même est ténu, comme souvent chez Leconte, mais le charme opère, grâce à un sens de l'ambiance à la fois ironique et empli de nostalgie pour une époque bien plus fantasmée que reconstituée.

Télé Obs Cinéma - Marie-Elisabeth Rouchy
Patrice Leconte (...) restitue avec une sensualité tendre l'époque houleuse de la fermeture des maisons closes. Seul bémol dans cette histoire douce-amère: l'intrigue policière à laquelle Marion la jolie prostituée est mêlée malgré elle en tombant dans les bras d'un type qui ne la mérite pas.

L'Express - Jean-Pierre Dufreigne
Oh! non, il ne s'agit pas de nostalgie; si les sourires et l'élégance de la caméra de Leconte ne pèsent jamais, dans les rouges et les ors du clinquant de ce Palais oriental, ils traquent toujours l'ombre. La noirceur.

L'Humanité - Vincent Ostria
Narré sous forme de retours en arrière, ce qui n'est pas franchement ébouriffant, ce film répond avant tout à un souci décoratif - reconstitution luxueuse des lupanars, lumière chaude, chansonnettes -, très dans l'air du temps.

Aden - Philippe Piazzo
Une chose est sûre : il y a plein d'idées. Mais on a l'impression qu'elles sont toutes à côté de la plaque. Par exemple, raconter une simple et belle histoire d'amour comme si c'était tout à la fois un conte merveilleux (...) et une tragédie antique (...). Effet pompier et pompeux garanti.

Ciné Live - Philippe Paumier
Tous les ingédients du mélo "à la mode" sont réunis, mais la sauce ne prend jamais. Hélas pour tous...

Cahiers du Cinéma - Charles Tesson
On redoute à l'avance le poncif sonore du chat qui miaule pour renforcer l'ambiance conforme à l'image. Et, pourtant, il miaule. Dans la nuit sans fin du réalisme poétique, tous les effets sonores sont gris.

Première - Olivier De Bruyn
Ni documentaire sur la rude condition de la prostituée ni précipité existentiel, Rue des plaisirs est juste un joli travail d'artisan mélancolique, et on peut s'en satisfaire... comme s'en foutre.

Chronic'art - Elysabeth François
Conçu comme une sorte d'hommage au réalisme poétique des années 40, dont il reprend quelques motifs et situations célèbres, Rue des plaisirs est un film creux, un objet cinéphilique qui fleure bon le panégyrique rétro.

Nova Planet - Alex Masson
Rue des plaisirs saborde le désir par la frustration, évite de s'approcher trop près du sujet, s'enlise dans le mélo de roses trop sirupeux pour être amer.

Télérama - Aurélien Ferenczi
Sacrifié ainsi à la mise en scène, élégante et vaine, le récit est atone. Privé de vie et de vérité : personnages comme des archétypes, péripéties minimales, rythme languissant.

Le Figaro - Dominique Borde
Casta règne par une certaine absence, meuble le film sans l'habiter, s'y campe sans l'occuper. (...) Quant à Leconte, il s'est trompé de pensionnaire. Rue des Plaisirs... ou plutôt impasse du désir.

Urbuz - Jean-Philippe Tessé
C'est (...) un retour à l'époque de la querelle autour d'une "certaine tendance du cinéma français". Retour au cinéma de papa, aux machineries lourdes et bien léchées, aux films d'antiquaires, à peine sortie du four qu'ils sont déjà empaillés.

Les Inrockuptibles - Vincent Ostria
Un peu burlesque, un peu tragique, c'est un digest léger, un recyclage de tout ce qui a déjà été fait sur le sujet. Le plus cruel reste le leçon que s'inflige Leconte en diffusant un extrait de Panique de Duvivier.

Studio - Sophie Benamon
Là où les chassés-croisés de regards entre Auteuil et Paradis nous envoûtaient, les héros de Rue des plaisirs ne parviennent pas à nous toucher. Dommage ! On aurait souhaité aimer ces bordels où la truculence côtoie le rêve (...).

Les avis des spectateurs :
Timsit grandiose
Je viens d'aller voir le film en avant-première. C'est très long à démarrer, mais une fois que tous les éléments et les personnages se mettent en place, le film devient charmant, émouvant. Vincent Elbaz est très juste, Laetitia Casta est un petit peu trop monocorde, mais peut-être est-ce son rôle qui veut cela ?? Marion est une fille dure qui ne sourit jamais... Alors... Quant à Patrick Timsit, il est tout simplement grandiose dans ce rôle à contre emploi. Parice Leconte est un grand réalisateur, et tout le charme et l'émotion de ce film masquent les petits défauts (pas de jeunesse...). A voir.

Un très joli film fait par un homme qui a un regard de peintre ! Leconte est un des derniers à faire du cinéma comme un art et non pas à considérer le cinéma comme une industrie (cf Astérix)!
Même Timsit qui m'agace plutôt en générale n'en fait pas trop ! c'est peut-être parce qu'il est bien dirigé !
Un film à voir (sauf par Monsieur Universal !)

J'ai trouvé beaucoup de charme à ce film.
C'est un film d'atmosphère et pas seulement (il y a aussi de l'action), c'est un film d'époque et un film moderne (esthétique, mouvements de caméra), c'est un film avec des dialogues qui claquent et sans beaucoup de dialogues, c'est un film avec beaucoup de musique et ce n'est pourtant pas un film musical. C'est un film avec des références pour cinéphiles dont les autres se tapent.
Bref, c'est un tour de forces, tout est dans une grande économie de moyens, d'émontions, dans une grande pudeur, un peu d'humour...
Bravo à tous les acteurs et surtout à Laëtitia Casta et Patrick Timsit: quelle sobriété... et pourtant, j'ai pleuré !
N'écoutez pas les pisse-vinaigres, les critiques tous remontés contre Leconte et les jalouses de ne pas avoir le talent de Casta ou de Timsit, et COURREZ-Y !

C'était Rue des Plaisirs et ça sentait l'encens
Le fumet d'une belle à l'aréole douce
Là chantait un bordel On y trouvait dansant
Des vapeurs de faux tulle en ciboires de mousse
C'était Rue des Plaisirs où un fils de Lautrec
Peignait pour la Marion un avenir de rose
La taillait en mariée sous un Chanel impec
Dans les bras de Josco heureux de la voir close
C'était Rue des Plaisirs j'ai retrouvé l'endroit
Proche d'un bec de gaz Patrice me l'indique
Rue du Celluloïd ... son Cinéma tout droit !
Vingt quatre fois seconde aime sa mécanique
En un mot j'ai adoré !

J'ai trouvé les images de ce film vachement belles, l'atmosphère du bordel extrêmement sensuelle et sans aucune vulgarité ou côté racoleur facile...
Vincent Elbaz n'a pas trop l'air de croire que Laëtitia Casta est tombée amoureuse de lui... Il faut dire qu'il y a de quoi.
Patrick Timsit est un personnage qui m'a beaucoup ému, un genre de type auquel on ne s'intéresse pas d'habitude dans les films, et, surtout, Laëtitia Casta m'a ébloui, surpris, enthousiasmé, je ne savais pas qu'elle pouvait donner des choses aussi graves, aussi denses, aussi pleines. C'est beaucoup mieux à mon avis que Vanessa Paradis dans La Fille sur le pont. Elle ose tout, elle chante même, avec beaucoup de naturel et de décontraction. Ah, on comprend Timsit-Petit Louis !
Un grand merci et bravo à la bande-son, à la musique et une louange à Catherine Mouchet.
Je n'ai pas boudé mes plaisirs dans cette rue-là, comme je préfère ce cinéma à celui, pré-mâche de Amélie Poulain, j'ai même préféré cela à Moulin Rouge pour l'aspect music-hall plus humain et pour Laëtitia Casta que je préfère à Nicole Kidman.
J'ai vu le film à l'avant-première à Nice le 23 janvier 2002 et j'ai vraiment eu conscience d'être un privilégié !

Une image impeccable, des références esthétiques, des acteurs tout en subtilité, j'ai beaucoup aimé le film et j'ai passé un très bon moment en le voyant.
J'ai été touché par ce film sans complaisance, et je déplore que la salle n'ait été qu'à moitié pleine (même si c'est plus agréable, plus confortable).
Un petit bémol: le scénario aurait pu être un peu mieux construit encore. Peut-être que Patrice Leconte pourrait davantage se "colleter" avec des émotions plus fortes, c'est un peu comme s'il avait peur de les affronter depuis quelques films.
Ceci dit, c'est un film charmant... et avec une fin inattendue.

Encore un film qui aurait pu être...
On retrouve une certaine sensualité à l'image, mais bien moindre que dans le fabuleux Mari de la coiffeuse. Le scénario s'enlise peu à peu, parce que les deux protagonnistes de l'histoire d'amour ne sont pas au rendez-vous (même si à l'origine: "c'était écrit" dans le scènario, mais rien de moins sûr !).
Le personnage vraiment attachant, c'est petit Louis (Timsit), peut-être seulement parce que c'est le plus brillamment interprété.
Laëtitia Casta ne révèle rien, si ce n'est une jolie voix... peut-être chanteuse, peut-être...
Quand à Vincent Elbaz... Il ne chante pas donc... rien à dire ! Ces deux là ne sont vraiment pas aidés par le scénario, on ne sait rien d'eux et en plus ils ne la jouent pas mystère ! Alors...
C'est très bien filmé, mais alors, à quand un vrai scénar ? Peut-être pour L'homme du train... Peut-être !

Un film qui traîne en longueur, un scénario qui s'essoufle très rapidement.
Patrick Timsit nous a offert mieux.

Film NULLISSIME!
Laetitia Casta est comme à son habitude : innomable, elle est "lourde" sans émotion sans intérêt comme dans Astérix et Obelix (où encore elle y était niaise mais avait si peu de temps de parole qu'on ne pouvait pas se rendre compte qu'elle était nulle), j'insiste beaucoup sur elle c'est une erreur de casting, elle gâche le film!! Alors qu'on arréte de nous dire qu'elle a fait une reconversion réussie : je dirais plutôt : sa carrierre EST FINIE! La réalisation est aussi mauvaise rien à voir avec la bande annonce qui elle donne plutot envie. Tout est nul, trop long (ça fait presque rire)! Heureusement il y a Timsit le "rayon de lumière" du film.
A oublier!!

Très décevant et histoire peu consistante.
Il est vrai que l'on ne s'ennuie pas car c'est agréablement tourné et on pense que l'histoire va devenir passionnante. Il n'en est rien et on reste sur sa faim, meme si Timsit joue de façon brillante.
Timsit est attachant dans le rôle d'ami fidèle de Laetitia mais l'histoire (d'amour) entre la belle et son souteneur est plate.

Patrice Leconte est vraiment un cinéaste doué et intéressant mais le film est raté : les personnages sont monocordes, le scénario est monotone, bref pas d'émotion. Dommage.

Chers lecteurs,
amateur de bon cinéma et des belles choses de la vie, je me permets d'écrire cette critique au sujet de ce film navrant! Patrice Leconte a vraiment signé là un film mièvre, plat, sans intérêt, ni rythme!
Le mot juste pour évoquer celui-ci est “Ridicule”!!!
Comment penser que Laetitia Casta peut porter à elle seule un tel film sans montrer la moindre fesse ni sein! (Contrats publicitaires obligent, on ne peut pas faire la pute au cinéma et être l'égérie des grands: il va falloir choisir, millions vite gagnés ou talent!) Un bordel aseptisé sans fantasmes, une image figée et irréaliste, tout pour se rendre à l'évidence que ce que ce film est faible! A sa sortie sur une grande radio nationale, un critique l'évoquait en ces termes : un film où l'on s'ennuie, je rajouterai tout de suite et profondément! J'entends encore ma femme me dire et c'est exceptionnel qu'elle dise quoi que ce soit avant la fin, c'est nul, je regrette d'avoir laissé ma fille (6 mois), elle qui ne la voit qu'en soirée ( une de complètement gâché!).
En résumé, ne perdez pas votre temps avec ce film raté! Préférez lui “8 femmes”, “Ozon” aller voir ce film magnifique, plein de vie, de talents ( De magistrales comédiennes: Huppert ( Notre plus grande actrice Française à mon avis), Deneuve, Ardant, Béart... et plein d'autres jeunettes prometteuses... Rien à voir avec Laetitia Casta, à qui collera toujours cette image “démodée”!) et à la chute inattendue! Du vrai cinéma d'auteur à la manière du regretté Truffaut avec un profonde empreinte Hitchcockienne de huit clos ( Le Crime était presque parfait, Fenêtre sur cour, La Corde!)
Cher Patrice, on vous attend donc rapidement pour oublier cette absence de brio, la sirène Casta vous ayant comme beaucoup le monde en ce moment, fait perdre le grand esprit qui vous caractérise!
Ridicule, isn't it!!!

UN FILM QUI SE LAISSE REGARDER MAIS SANS PLUS. Seul Timsit tire son épingle du jeu en jouant un peu sur le même registre que "Pédale Douce " mais avec encore plus de justesse, c'est peu dire. Pour le reste, rien de très attirant : on a du mal à croire à cette ambiance à peine approchée par un sénario trop conventionnel. Dommage, le sujet était très intéressant...peut-être avec une autre actrice??? Casta semble tellement absente !

Timsit tombe amoureux de Casta mais, pas gâté par la nature, préfère organiser son bonheur en restant dans l'ombre.
Beau sujet, mais Leconte nous offre une mise en scène abracadabrante, des personnages improbables, des acteurs qui se contentent de réciter leur texte sans aucune émotion et un scénario indigent qui nous amène au bout d'une heure trente de platitude à une scène finale dramatiquement glaciale qui nous laisse de marbre (comme le reste du film).
Finalement, une histoire d'amour sans sentiments, sans intérêt, sans acteurs . Affligeant.

Lamentable interprétation de L.Casta... En toute honnêteté, une grande déception aussi au niveau des dialogues : "J'imaginais un 14 juillet, t'as plutôt une tête de 11 novembre!", une grande réplique qui restera dans les annales!
Sinon, Timsit est superbe ! Il révèle toute sa sensibilité et son talent d'acteur, qui contraste de manière fulgurante avec la poupée barbie d'à coté !

Laetitia Casta au cinéma :

Patrick Timsit au cinéma :

Critique de Stuffou :

Un très beau film dramatique avec des comédiens aux talents irréprochables.

Si j’entend encore une fois quelqu’un dire que Laeticia Casta n’est pas une bonne actrice, je lui arrache les yeux.
Dans ce film, elle nous prouve toute sa qualité de comédienne. Pendant toute une partie du film, elle se présente à nous avec un visage triste et froid.

Ce film est très triste à différents points de vues. Comme tout le monde le sait, c’est l’histoire d’un homme tellement amoureux d’une prostituée qu’il fait tout pour lui trouver le mari idéal.

Patrick Timsit, dans le rôle de l’homme à tout faire, du bon copain, mais surtout du « grand frère » amoureux fou, est remarquable. Ce rôle de « Cyrano » est triste de beauté, voir cet homme si amoureux, si gentil, si serviable, si attentionné, faire le maximum pour la femme de sa vie afin qu’elle soit heureuse, qu’elle réalise ses rêves. Le Petit Louis s’est enfermé dans une spirale sans fin, son cœur est prit par cette femme qu’il adule, qu’il idéalise, qui l’empêche de voir les autres femmes. Il vit avec elle, il l’habille, il la touche, il la coiffe, mais il ne la consomme pas. Il lui donne tout son amour, toute sa grandeur d’âme, mais ne reçoit en retour que de l’amitié, des coups de gueules et de la reconnaissance.

Laeticia Casta, dans le rôle de Marion, est une jeune femme triste, qui n’a pas eut de chance dans la vie. Rêveuse du grand amour et de musique, elle se vend aux hommes pour vivre. Elle ne se s’aperçoit pas de la chance qu’elle a d’avoir rencontré l’homme le plus gentil et le plus aimant qu’il existe sur cette terre. Triste pendant toute une partie du film, notre Marianne nationale est resplendissante de talent. Et si vous espérez voir de la fesse ou du sein de cette ex-mannequin vous allez être déçus. Malgré le rôle qu’elle joue, à aucun moment vous ne verrez ses charmes, ce qui rend le film encore plus beau et plus profond.

Remarquons également Vincent Elbaz qui a encore une fois la chance de jouer un rôle qui l’emmènera dans le lit de la belle.

Malheureusement, même si les rêves finissent pas se réaliser, le passé peut à tout moment ressurgir et tout gâcher. La fin va vous arracher le cœur. Ce qui est injuste va finir par arriver. Quand on pense à ce Petit Louis qui aura tout donné, tout concédé, par amour et fidélité, mais qui ne sera malheureusement jamais récompensé.

Ce film m’a réellement déchiré le cœur, j’en ai même les larmes aux yeux à l’instant où j’écris ce commentaire. Je pense à tout cet amour donné qui n’a obtenu en retour que de l’amitié dans un premier temps et de la tristesse pour le reste de sa vie.
Ce film montre comment parfois la vie peut-être injuste, comment lorsque de belles choses vous arrivent tout peut basculer et finir dramatiquement.

Une histoire originale, des comédiens fantastiques et dramatiques, font de ce film un grand moment de cinéma, mais triste, très triste.

A voir sans avoir peur d'avoir la larme à l'oeil.

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Sources de Travail
Allociné ; TF1 ; Canal + ; MonsieurCinéma.com


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