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Acteurs / Réalisateurs / Dates :
Film Américain de Daniel Sackheim
Scénario de Wesley Strick
Musique de Christopher Young
Sortie en France le 23 janvier 2002
Durée : 1h46
Site officiel : http://www.columbiatristar.fr/02/prison_verre/
Avec :
| Comédiens et Comédiennes |
Dans le rôle de : |
| Leelee Sobieski |
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| Diane Lane |
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| Stellan Skarsgard |
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| Michael O'Keefe |
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| Trevor Morgan |
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Anecdotes
La maison : personnage à part entière
L'équipe du film a passé beaucoup de temps pour trouver une maison qui puisse tenir une présence dramatique. La maison sélectionné est une résidence de Malibu de 450 m2, faite de béton, de verre et d'acier, conçue par les célèbres architectes Hary Belzberg et Georges Daniel Wittman. Selon le réalisateur Daniel Sackheim : "Cette maison était parfaite parce qu'elle paraissait paisible et sereine tout en étant austère, et que c'est un peu perturbant de la voir si éloignée de tout."
Pour l'intérieur de la maison, le chef décorateur Jon Gary Steele a conçu un environnement rehaussé par une piscine, sur l'immense plateau 27 des studios Sony. Il s'est inspiré des parcours faits de miroirs que l'on trouve dans les fêtes foraines. Ainsi, il a utilisé du verre déformant ou sablé dans tous le décor afin que Daniel Sackheim et le directeur de la photo Alar Kivilo puissent tourner à travers le verre sans voir les choses trop distinctement. Le réalisateur explique : "J'ai utilisé cela comme une métaphore visuelle, parce Ruby est toujours en quête de la vérité et pourtant elle ne peut jamais arriver à la voir clairement."
Nouveauté pour Leelee Sobieski
A travers son personnage insouciant et vulnérable, la comédienne Leelee Sobieski a l'occasion de camper un rôle en adéquation avec sa réelle personnalité. Elle déclare à ce propos : "C'est la première fois pour moi que je joue une vraie adolescente. Je travaille depuis l'age de 11 ans et l'on m'a toujours confié des rôles plus âgés d'un an ou deux. Ruby, elle, est plus jeune que moi et je me suis bien amusée- avec sa façon de parler avec ses copines, ses réactions à certaines choses...".
La crédibilité de la télé
Le producteur Neal H. Moritz a choisi Daniel Sackheim pour la réalisation de La Prison de verre (The Glass house) pour les qualités qu'il a démontré sur des séries télévisées telles que X-Files, New York District, New York Police Blues ou Harsh Realm. Il s'explique ainsi : "Il sait construire des atmosphères mystérieuses, à double sens. Il sait orienter le jeu des comédiens pour créer à l'écran une tension, des frissons et de la peur...". |
Résumé & Genre :
Drame / Suspence
Deux enfants héritent après la mort de leurs parents
Quand les parents de Ruby et de son jeune frère Rhett sont tués dans un accident de voiture, leurs meilleurs amis, Erin et Terry Glass, deviennent leurs tuteurs. Les Glass promettent à Ruby et Rhett une vie bien meilleure en Californie pour leur faire oublier ce terrible événement. Tout ce que les enfants ont à faire, c'est de se laisser conduire en limousine vers une luxueuse villa de Malibu. Les Glass se montrent très attentionnés et répondent à tous leurs besoins : de nouveaux vêtements à la mode pour Ruby, deux consoles de jeux et un poste de télévision pour Rhett...
Mais plus Ruby apprend à les connaître, moins elle se sent en sécurité. Elle va même jusqu'à soupçonner Erin et Terry d'y être pour quelque chose dans la mort de leurs parents.
Suite au décès accidentel de leurs parents, Ruby et son jeune frère Reth sont recueillis par Erin et Terry Glass, les meilleurs amis de la famille. Afin de leur faire oublier le cauchemar qu’ils viennent de vivre, les Glass promettent aux deux enfants une existence de rêve dans une somptueuse villa de Malibu. L’avenir semble soudain moins sombre, d’autant qu’ils ont hérité d’une police d’assurance de plus de quatre millions de dollars... Mais rapidement certains faits inquiètent Ruby qui, peu à peu, soupçonne Erin et Terry de n’être pas les tuteurs idéaux. Ruby est-elle simplement une adolescente perturbée ou la cible d’une redoutable machination ?

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Critiques professionnelles :
Critique de MonsieurCinema.com :
LABYRINTHE
Si son scénario ne fait pas preuve d’une grande inventivité, LA PRISON DE VERRE s’avère être un petit film efficace et manipulateur, pas désagréable à suivre. La différence avec le tout-venant des thrillers proposés par le cinéma américain réside dans la manière dont le réalisateur joue avec la géographie des lieux. L’essentiel de son film se déroule en effet dans une immense demeure, un labyrinthe de béton, de verre et d’acier dans lequel déambulent les personnages principaux. Cette bâtisse est utilisée comme un personnage à part entière et devient de plus en plus inquiétante à mesure des rebondissements de l’intrigue. Certains axes de prise de vues sont particulièrement judicieux et placent le spectateur dans une quasi-situation de voyeurisme. On pourra néanmoins reprocher au film une esthétique un peu tape-à-l’œil, qui n’est pas sans rappeler celle de SEXE INTENTIONS.
MALIN ET EFFICACE
En revanche, rien à redire à propos des acteurs. Leelee Sobieski confirme ici tout le bien que l’on pensait d’elle après EYES WIDE SHUT et LA FILLE D’UN SOLDAT NE PLEURE JAMAIS. Elle possède une variété de jeu assez rare chez les jeunes actrices de sa génération, dont elle est sans aucun doute l’une des plus prometteuses. Citons également Stellan Skarsgard, plébiscité pour son interprétation dans BREAKING THE WAVES de Lars Von Triers, qui compose ici un homme tour à tour chaleureux et inquiétant dont les accès de violence et la froide détermination sont particulièrement impressionnants. Malgré une conclusion ambiguë, Daniel Sackeim signe avec LA PRISON DE VERRE un honnête divertissement, un premier long métrage plutôt malin aux rebondissements souvent attendus mais efficaces.
Jean-Luc Brunet
Première - Mathieu Carratier
(...) un premier film qui, même s'il est un peu engoncé dans son classicisme, se distingue par une mise en scène aiguisée et la présence d'acteurs solides.
Télé Obs Cinéma - M.N
Un tout petit thriller bien joué (...), vite vu, vite oublié.
Le Figaro - La rédaction
Un suspense de facture classique sans rythme ni originalité. Comme un téléfilm de samedi soir.
Chronic'art - Yann Gonzalez
Visage de madone, corps trop grand pour elle, voix grave et intense : à chacune de ses apparitions, l'actrice (Leelee Sobieski) aperçue dans Eyes wide shut ou College attitude donne du coffre à un film qui, sans cette silhouette atypique de jeune vierge aux abois, manquerait cruellement de relief.
L'Express - Stéphane Brisset
Au mépris d'une logique dramatique minimale, l'enjeu de l'équipe consiste à enfiler des scènes de genre vaguement inquiétantes sur fond de lumière bleutée. Le spectateur peut aisément se dispenser d'accréditer ce genre d'opération essentiellement mercantile.
Ciné Live - Grégory Alexandre
Confit dans une mélasse de clichés, La Prison de verre tire les ficelles sans plus rien au bout. Fiasco intégral.
Zurban - Stéphane Brisset
Acteurs et techniciens exécutent, ici, consciencieusement leur travail, sans que l'angoisse et l'effroi n'atteignent jamais les sommets indispensables à ce genre d'entreprise.
Le Figaroscope - Brigitte Baudin
De facture classique, le film de Daniel Cackheim manque de rythme. Il emploie pourtant toutes les ficelles du parfait thriller: décor de rêve, belle maison, des personnages en apparence lisses qui se révèlent machiavéliques. Mais cela ne dépasse pas le cadre d'un téléfilm.
Aden - Philippe Piazzo
Une seule raison d'aller perdre deux heures devant ce petit suspense anodin ? Lelee Sobieski, la lolita du magasin de costumes dans Eyes Wide Shut de Kubrick, tient ici un rôle conséquent. Mais personne n'est forcé...
Les avis des spectateurs :
1) Sans surprise et trop long
Ne vous laissez pas avoir par la bande-annonce assez attractive, car le film est véritablement ennuyeux. Ne vous attendez pas comme dans la b-a à des scènes d'action sympa, puisqu'il n'y en a pas. On aurait préféré des bagarres dans cette maison de verre qui aurait pu être mémorables. Mais ici rien de cela, le film traîne en longueur et pourquoi une interdiction au moins de 12 ans alors qu'aucune scène n'est plus chocante qu'un téléfilm du samedi soir. Saoûlant avec peu d'intérêt !!!!!!
2) Excellent, bonne intrigue...
3) Ce film donne un véritable malaise sans pour autant montrer une boucherie.
4) Ennuyeux, je pensais frissoner, que dale ! Heureusement que j'ai la carte UGC, ça m'aurait fait mal de dépenser 50 balles dans un film où l'intrigue est banale: déjà vu.
Les acteurs moins bons que ceux de Scary Movie: il faut le faire quand même !
Un conseil, ne perdez pas votre temps !
PS: juste une bonne chose: la maison est sublime, elle fait rêver !
5) Un film digne de figurer sur M6, à trois heures du mat.
Une honte !
6) Vraiment moyen |
Diane Lane au cinéma :
Leelee Sobieski au cinéma :
Critique de Stuffou :
Un bon film dans lequel on sent la haine grandir de plus en plus.
Ce n’est pas la première fois que l’on traite le thème de ce film, mais il est si rarement exploité au cinéma que l’on attend beaucoup de ceux qui osent.
Une jeune fille de 16 ans et son frère de 11 ans perdent brutalement leurs parents. Sans le savoir, ils héritent d’une jolie fortune et surtout d’une famille de tutelle en qui ils ont entièrement confiance.
Ruby est une adolescente qui se ravissait de la naïveté de ses parents, ces derniers ne s’apercevant jamais de ses sorties nocturnes. Son frère et elle doivent respecter à la maison une règle de vie basée sur l’équilibre, la nourriture seine, l’éveil, etc… Ils ont tout pour être heureux.
Malheureusement, un jour, lors du vingtième anniversaire de mariage, le sort décide de tout briser, en faisant disparaître brutalement les si gentils parents.
De proches amis deviennent alors les nouveaux tuteurs de ces deux enfants. Déménagement, nouvelles écoles, ils obtiennent également de nouveaux jeux et une nouvelle garde robe, ainsi que le droit de manger un peu n’importe quoi. Toute une partie de l’éducation de leurs parents disparaissant, la jeune fille, quelque peu rebelle encore quelques jours plus tôt, devient plus raisonnable et essaye de montrer à son frère qu’il doit continuer à suivre l’enseignement de leurs parents. Malheureusement, l’absence de communication entre eux alors que leurs parents étaient encore vivants ne facilite pas l’entente dans la nouvelle vie.
A peine arrivée dans sa nouvelle maison, diverses conversations troublent la beauté des lieux et rend soupçonneuse l’adolescente. A t’elle raison ou est ce le fruit de son imagination, trouble causé par le récent drame ? De plus, l’aspect à la fois chaleureux et froid de cette grande maison isolée contribue à faire sentir au spectateur qu’il va se passer quelque chose. Du coté des tuteurs, s’ils semblent à première vue agréables à vivre et gentils, mais certains détails nous font rapidement découvrir la face cachée de ce bonheur.
Telle est l’ambiance de ce film dont malheureusement on comprend rapidement l’intrigue. Très vite le spectateur se doute de ce qui s’est passé, ce qui fait perdre une grande partie du suspense. Deuxième défaut du film, le manque d’angoisse. Très peu de scènes nous font sursauter, les moments forts pouvant nous faire monter l’adrénaline sont ratés, je pense par manque d’une bonne bande son.
De plus, certains clichés sont bien présents, comme la drogue et les gros durs de la mafia locale.
Toutefois, tout cela est amélioré par une prise en main originale de l’adolescente. Froide, réfléchie et consciente face à ce qui leur arrive à elle et son frère, elle prend de manière adulte la situation en main et décide de ne pas se laisser faire, mais surtout de faire en sorte qu’il n’arrive rien à son frère avec qui pourtant elle ne s’entend pas bien. On découvre alors une jeune fille qui prend le rôle des deux parents, mais surtout qui devient très méfiante et très adulte face à la nouvelle situation.
La fin est extraordinaire et laisse apparaître une situation de haine assez intense. A aucun moment vous ne pouvez imaginer ce qui va se produire au final, s’est tellement évident qu’un tel scénario se doit de finir comme cela que l’on n’y pense même pas. Egalement, durant le film, le spectateur est amené à différentes situations de doutes, ne sachant plus parfois s’il y a un coupable et en qui avoir confiance. Celui qui s’imprègne réellement et intensément du film fini par avoir des doutes sur chacun des personnages croisés, croyant même parfois à une énorme conspiration ou machination.
Globalement, le film est très bien mené et est assez original. Même si la partie angoisse est ratée, c’est un bon moment à passer, avec suspense.
Je pense que peu de spectateurs seront déçus par ce film qui, malgré le manque d'angoisse, tient assez bien le suspense.
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