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Critiques professionnelles :
Critique de MonsieurCinema.com :
C'EST QUOI LA VIE ?
Malgré la facture ultra-classique de sa forme, PANIC nous livre une belle réflexion, non dénuée d’humour, sur la condition et la responsabilité d’être père (prendre en main la vie et le destin de son enfant quand on n’assume plus sa propre vie). On se laisse prendre au jeu du chat et de la souris auquel se livrent les trois générations d’hommes montrées dans le film, d’autant qu’ils sont formidablement interprétés. C’est William H.Macy qui prête son air désabusé à Alex, personnage pivot du film. Il est à la fois le père dépassé mais attentif de Sammy (impressionnante composition du jeune David Dorfman) et le fils de... Michael, son père (incarné par Donald Sutherland). Tuer la figure du père en se rendant chez un psy ou le tuer réellement pour en finir avec un job dont il s’est lassé, tel est le dilemme auquel est confronté cet homme usé par des années de doute et de mensonge. PANIC, à mi-chemin entre le drame psychologique et la comédie noire, distille un beau parfum de mélancolie et, mine de rien, nous glisse quelques propos essentiels sur le sens de la vie. Un film très attachant. (Jean-Luc Brunet)
Le Point - Olivier De Bruyn - 06/07/2001
«Malgré un argument qui laissait présager les pires complaisances, Henry Bromell signe ici un premier film étonnant qui, derrière son apparente impassibilité, radiographie les névroses de l'Amérique contemporaine. (...) Un des rares films passionnants de l'été... »
Les Echos - Annie Coppermann - 04/07/2001
«On est, curieusement, fasciné par ce petit film aussi tranquille que son propos est explosif, et qui, dans une mise en scène sans doute un peu nonchalante, est porté magnifiquement par un quintette d'interprètes miraculeusement justes.»
Les Inrockuptibles - Vincent Ostria - 03/07/2001
«Bien écrit, très bien interprété, Panic parvient à distiller un vrai malaise et à rendre crédible une histoire invraisemblable.»
L'Express - Arnaud Malherbe - 05/07/2001
«Premier long-métrage de l'écrivain et producteur Henry Bromell, Panic n'est pas, comme le laisse espérer son titre, un véritable film d'angoisse, mais s'avère suffisamment atypique et malin pour susciter la curiosité. Grâce surtout à ses acteurs.»
Aden - Philippe Piazzo - 04/07/2001
«Découpé en quatre récits, Panic aurait pu donner naissance à quatre films honnêtes. Mais le réalisateur Henry Bromell a préféré, pour son premier long métrage, jouer le condensé. Dommage pour le vénérable Donald Sutherland (...)»
Cine Live - Grégory Alexandre - 01/07/2001
«Sans humour déplacé, une analyse discrète de la peur, pour un homme, de ne pas être digne de son père. Un face à face terrible : William H.Macy et Donald Sutherland.»
Première - Gérard Delorme - 01/07/2001
«Le titre ne correspond ni au sujet (l'héritage paternel) ni à l'atmosphère tendue et intimiste. Autrement, le film est substantiel, bien écrit et interprété, même si, dans un registre assez voisin, il souffre de la comparaison avec Comme un chien enragé (James Foley, 85).»
Chronicart - Elysabeth François - 02/07/2001
«Panic procure la désagréable impression de contenir deux films en un sans qu’aucun de ceux-ci ne soit vraiment convaincant. La terne mise en scène de Bromell et les nombreuses baisses de régime d’un long métrage qui s’étire péniblement en longueur achèvent de plonger le spectateur dans l’ennui.»
Les avis des spectateurs :
Une séance de psychanalyse d'orfèvre.
Un premier film où la "panique" est intérieure. Une profonde étude sur la relation père-enfant. Les personnages sont splendides, W.H. Macy dans le rôle d'un dépressif tueur à gage, qui ne sait plus vers qui ou quoi se tourner pour trouver un sens à sa vie et régler son problème psychologique, et Donald Sutherland dans un rôle enfin à sa hauteur. Pour un premier film, c'est une réussite, un esprit, une âme. On suit le personnage principal dans sa quête, on s'y attache, et on a les yeux qui brillent pour lui. L'auteur nous égare volontairement, entre drame et comédie noire. On regarde la vie de Macy se dérouler, et se débattre avec ses démons intérieurs. La mise en scène est sobre et parfaitement adaptée à ce film lent et suffocant comme la dépression. Une lourdeur psychologique dans laquelle on s'étend avec plaisir, une tranquillité apparente qui couve une explosion fantastique et on réfléchit alors tous au rôle à tenir en tant que père...
Incommensurablement ennuyeux.
A dormir assise, tellement l'action et les personnages sont lents. Sutherland est bon mais semble s'adresser à un décors en carton pâte à chacune de ses répliques, l'acteur dans un théatre vide et qui finit par se laisser prendre par l'engourdissemnt général. Aucun intérêt pour des non-insomniaques.
Un film morphique.
Le scénario est essoufflé après seulement dix minutes et les personnages sont épuisés, traînent tous une fatigue chronique, les acteurs pourraient jouer en pyjama qu'on ne s'en rendrait pas compte. Tout est lourd, épuisant, il ne subsiste qu'une envie après ça : une bonne tisane et un lit.
Affligeant voire pathologique.
Qui prend qui pour des malades, ou des patients ? Le réalisateur, le scénariste, les spectateurs ? Les dialogues sont d'une lourdeur et jongle entre jargon et magazine people. c'est un vrai mauvais film !
Bof !!
Ce film m'a laissé un peu de marbre. Dans les points positifs on peut retenir la musique, la performance des acteurs surtout William H. Macy aperçu dans Fargo... Et Urgences !! Et le gamin surprenant de justesse. Par contre je n'arrive toujours pas à me faire à Neve Campbell. A chaque fois que je la vois je me demande si je ne suis pas devant Scream. Dans les points négatifs, le film est trop mou,et le scénario, même s'il réserve quelques surprises, n'est pas très emballant. Au final un film moyen mais vu ce qu'il y a en ce moment au ciné on peut faire le pas.
Polar mou et existentiel.
Original, élégant, voire précieux, joliment photographié et mis en scène, ce film n'est rien de plus qu'un exercice de style où tout est traité sans l'être. L'essai est faible, qu'il s'agisse d'humour noir, de psychologie conjugale et familiale, de psychothérapie. Petite musique trop intime, concerto sans thème, Panic souffre d'une interprétation inégale, magistrale chez Donald Sutherland ou Tracy Ullman, sans relief chez Neve Campbell ou William H. Macy, trogne du cinéma américain beaucoup trop inexpressif pour jouer les premiers rôles.
Minimaliste mais parfait.
Voici un petit film dans ses ambitions. Le thème est au fond assez proche de celui d'American Beauty, mais traité sur le mode mineur. Les acteurs sont excellents, et le spectateur se régale de l'intelligence et des subtilités du scénario.
Encore une thérapie, mais ici la séance est à 50 balles.
La relation au Père n'est jamais chose facile. De Niro nous apparaissait fragilisé dans " Mafia Blues". Dans " Panic" William H.Macy (fabuleux dans Fargo) subit le poids paternel avec une sorte de détachement qu'il ne doit qu'à une rencontre. Celui-ci durera-t-il ? Neve Campbell sort du registre dans lequel elle s'est jusqu'alors parfois engluée, Donald Sutherland est magnifique et le petit garçon qui joue le rôle du fils est tout simplement épatant.
Dénué d'action, vous vous laisserez aller à apprécier ce film où l'on voit les acteurs se perdre comme nous pouvons l'être parfois nous aussi. Sensible et touchant. |
William H Macy au cinéma :
Neve Campbell au cinéma :
Critique de Stuffou :
Un beau film dont la conclusion surprendra par sa rapidité et son style.
Ce film, dans un style très simpliste, sans effets spéciaux et pratiquement sans scène d’actions, est passionnant à suivre. Si l’idée générale est l’histoire d’un tueur à gage, à la solde de son père, cherchant à raccrocher et tombant amoureux d’une jeune femme, on a surtout affaire à un conflit de générations et à une histoire de famille.
Alex est le seul employé de l’entreprise familiale dont la seule activité est d’assassiner. Marié, père d’un enfant de 6 ans, la quarantaine passée, il souffre de sa situation. Ne voulant plus être tueur, mais ne sachant pas comment le dire à son père, ainsi qu’à sa mère, il va se confier à un thérapeute. Dans la salle d’attente, il rencontre une jolie jeune femme vers qui il est très attiré.
Le film se ballade alors entre deux idées : se tueur qui veut raccrocher et l’homme qui est physiquement attiré. Pour compliquer les choses, il se trouve que le thérapeute devient son prochain contrat. Le film est alors une succession de visites chez le psy, chez la jeune femme, chez lui et chez ses parents.
Le personnage devient complètement perdu, il ne sait plus ce qu’il doit faire, tout d’abord par rapport à son père et son psy, mais également par rapport à sa femme et cette jeune femme. En tout cas, ce qui est sûr, c’est l’amour qu’il porte pour son fils. Ce dernier est attendrissant et adorable. William H. Macy est formidable dans son rôle. Toute sa tristesse et sa détresse sont visibles dans ses yeux, il est touchant dans son air perdu, abusé par son père et attiré par cette femme très sexy.
La fin est toute aussi surprenante qu’inattendue. Un déclic, un fait auquel on s’attendait, vient provoquer une réaction imprévisible. En une minute, toute l’histoire prend fin, sans prévenir et sans que l’on puisse imaginer une telle conclusion. C’est très fort tout en étant très court et presque évident si on y réfléchit bien. Par cette conclusion, on découvre un peu plus l’aspect psychologique du film : je crois que c’est l’histoire d’un homme qui désire protéger son fils de l’enfance que lui il a eut, il désire donc protéger son fils de son grand père. Alors, pourquoi y inclure une histoire avec une jeune femme ? Et bien peut-être pour démontrer que l’homme n’a pas eut de jeunesse à cause de son père et qu’à présent, cherchant à couper le cordon ombilical, il vit ce qu’il n’a jamais vécu et cherche l’aventure et l’excitation qui lui ont toujours fait défauts.
Pour conclure, Neave Campbell est quelque peu effacée du film. Elle n’y a pas un premier rôle et c’est bien dommage car encore une fois elle est plus belle que jamais. Son regard sombre et son allure sont toujours aussi sensuels, le rôle quelle joue l’a rendant encore plus excitante étant donné son côté perversion et sa vie sexuelle.
C’est un beau film, sans actions, sans passions, mais qui laisse à réfléchir et qui ne manque pas d’intérêts.
A voir, pour les acteurs, pour la conclusion et pour le scénario simple mais efficace.
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