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Acteurs / Réalisateurs / Dates :
Film Américain de Steven Spielberg
Scénario de Jon Cohen, Scott Frank
D'après une nouvelle de Philip K Dick
Musique de John Williams
Sortie en France le 2 octobre 2002
Durée : 2h25
Site officiel : http://www.foxfrance.com/films/minorityreport/index.html
Avec :
| Comédiens et Comédiennes |
Dans le rôle de : |
| Tom Cruise |
L'agent John Anderton |
| Kathryn Morris |
Lara Anderton |
| Colin Farrell |
Ed Witwer |
| Samantha Morton |
Agatha |
| Max von Sydow |
Lamar Burgess |
| Peter Stormare |
Eye Surgeon |
| Blake Bashoff |
Pre-Crime PSA |
| Spencer Treat Clark |
Sean Anderton |
Anecdotes
Les images de MINORITY REPORT reflètent un monde qui ressemble pour l’essentiel au nôtre avec, de-ci de-là, quelques touches futuristes. Pour s’aider dans l’élaboration de cet univers, Spielberg a réuni certains des meilleurs spécialistes en technologie, environnement, maintien de l’ordre, médecine, santé, services sociaux, transports, informatique, etc. Ce comité de réflexion incluait des chercheurs du M.I.T (Massachusetts Institute of Technology). MINORITY REPORT constitue la première rencontre cinématographique entre STEVEN SPIELBERG et TOM CRUISE. L’originalité et l’ampleur des cascades du film rappellent, s’il en était besoin, le rôle pionnier accompli en ce domaine par le réalisateur d’INDIANA JONES. Selon Brian Smrz, chef cascadeur, les cascades aériennes et envols de personnages dépassent tout ce qui a jamais été filmé. Encore une fois, Tom Cruise a assuré la quasi-totalité de ces cascades, sous le contrôle vigilant du réalisateur.
Tom Cruise à l'initiative du projet
C'est Tom Cruise qui se trouve directement lié à la naissance de Minority Report. Durant le tourange de Eyes wide shut, le comédien tomba sur la nouvelle de l'auteur Philip K. Dick et, après lecture, décida immédiatement d'en faire part à Steven Spielberg en vue d'une adaptation cinématographique. On connaît la suite...
Un nouveau défi pour Steven Spielberg
Le réalisateur Steven Spielberg voit Minority Report comme une nouvelle étape dans sa carrière. "Je suis à une période de ma vie où je souhaite expérimenter, relever des défis, aborder avec mes équipes des sujets nouveaux", confie-t-il. "Minority Report est un mystère, une énigme autour d'un crime futur, un film qui vous embarque dans une aventure humaine : l'histoire d'un personnage marqué par une tragédie et qui tente de retrouver son équilibre."
Une rencontre prévue de longue date
Steven Spielberg et Tom Cruise envisageaient depuis longtemps de collaborer ensemble. Les deux hommes s'étaient rencontrés en 1983, à l'époque de Risky business et étaient depuis en quête d'un projet commun. Minority Report fut l'occasion rêvée, même si le tournage du film a d'abord été décalé de deux ans : quand la décision de mettre en chantier Minority Report a été validée, Cruise et Spielberg travaillaient en effet respectivement sur M: I - 2 (Mission: impossible 2) et A.I. Intelligence artificielle.
Un projet très complexe
La productrice Bonnie Curtis n'hésite pas à affirmer que Minority Report peut être considéré a certains égards comme "le film le plus compliqué de toute la carrière de Steven Spielberg." A titre d'exemple, le projet nécessita pas moins de 481 plans d'effets spéciaux, un nombre qui n'avait pas été atteint chez Spielberg depuis Rencontres du 3e type.
Un environnement réaliste
Steven Spielberg a souhaité que le public voie en Minority Report "une extension du monde actuel", comme le définit le chef décorateur Alex McDowell. Spielberg lui-même explique avoir voulu que "cet environnement, très touffu, très détaillé, soit perçu comme une évidence, qu'on finisse par l'oublier pour concentrer toute son attention sur le mystère."
John Underkoffler, professeur au M.I.T. (Massachussets Institute of Technology) et consultant sur le long métrage, déclare quant à lui que "le monde de Minority Report est plus réaliste, plus âpre, plus nuancé que celui que nous présentent si souvent les utopistes. Il constitue une toile de fond passionnante."
Une photo sombre pour un film noir...
La photographie de Minority Report tient une place primordiale dans le film. Steven Spielberg se rappelle des premières indications données à Janusz Kaminski, son fidèle directeur de la photographie depuis La Liste de Schindler. "J'ai expliqué à Janusz que ce serait mon film le plus ténébreux, avec une image granuleuse, froide, ancrée dans l'univers âpre et brutal du film noir. Tout le contraire de la chaude atmosphère d'A.I. Intelligence artificielle".
Tom Cruise : un cascadeur né !
Tom Cruise est réputé pour vouloir, le plus souvent possible, effectuer les cascades de ses films lui-même, même les plus dangereuses. Steven Spielberg se souvient : "Le jour où je suis allé le voir sur le plateau de M: I - 2 (Mission: impossible 2), Tom exécutait une chute de trente mètres au bout d'un filin d'acier...sans matelas de protection. J'ai demandé à John Woo : "Comment peux-tu lui laisser faire ça ?". Et John m'a répondu : "Essaye de l'en dissuader !" Et de poursuivre : "J'ai donc conclu un accord avec Tom : "C'est moi qui déterminerai quelles cascades tu peux faire, et on s'en tiendra à mes décisions." Mais, finalement, c'est lui qui a fait l'essentiel du travail."
ILM au premier plan
Le studio ILM (Industrial Light and Magic), qui avait déjà joué un rôle prépondérant dans de précédents films de Steven Spielberg, a cette fois-ci une nouvelle fois occupé le devant de la scène. Les équipes ont ainsi du créer de nombreuses images de synthèses, comme pour l'impressionnante scène dans laquelle Tom Cruise évolue dans un paysage autoroutier futuriste. "Le seul élément physique réel de cette scène est Tom, que l'on voit bondir hors de son véhicule et s'échapper en sautant sur les toits de voitures", explique Scott Frankel, Superviseur compositions. "Tout ce qui l'entoure : les véhicules, l'immense paysage urbain avec ses centaines d'immeubles, ses fumées, etc..., est en images de synthèse."
John Williams : une partition " en noir et blanc "
Steven Spielberg et le compositeur John Williams collaborent ensemble de longue date. Pour Minority Report, Williams a néanmoins changé sa manière de travailler, écrivant pour l'occasion ce que Spielberg décrit lui-même comme "sa première partition en noir et blanc". Le réalisateur poursuit ainsi : "Alors que toutes ses partitions antérieures étaient, selon moi, "en couleur", celle-ci est plus expérimentale. On la ressent davantage qu'on ne l'entend."
Des araignées audibles
L'une des scènes les plus saissisantes de Minority Report est celle au cours de laquelle de nombreuses araignées mécaniques poursuivent le héros John Anderton. C'est une équipe de chercheurs de l'Université de Cornell qui est parvenu à restituer les sons produits par ces arachnides, sons inaudibles chez l'homme. Gary Rydstrom, sound designer du film, explique que cette équipe a "réalisé de magnifiques enregistrements d'araignées en mouvement ou occupées à leurs divers rituels. Ces sons, bien que naturels, ont un caractère étrangement mécanique, qui évoque parfois le ronflement d'un petit moteur. La nature se révèle, une fois de plus, une fascinante et épuisante sonothèque..."
Un grand auteur de science-fiction
Minority report est adapté d'une nouvelle de l'auteur de science-fiction Philip K. Dick. Cette histoire fut publiée pour la première fois en 1956 dans le journal Fantastic universe. Ce dernier était déjà à l'origine de films tels que Blade runner ou Total Recall. A son sujet, John Underkoffler, professeur au M.I.T. (Massachussets Institute of Technology) et consultant sur Minority report note : "Philip K. Dick est une des rares personnes qui ait compris que la bonne science-fiction est en fait la science-fiction sociale. La technologie est un reflet ou un écho de ce qui se passe dans la société. Dick était intéressé par ses effets anthropologiques."
Sans eux
Matt Damon devait jouer le rôle de l'inspecteur Ed Witwer, le héros de Minority report, mais ne put assurer le tournage en raison d'emploi du temps incompatible avec le tournage d'Ocean's eleven. C'est donc Colin Farrell qui le remplaça.
Par ailleurs, les scènes où apparaissait le jeune acteur d'Arlington Road, Spencer Treat Clark, n'ont pas été retenu au montage final.
Les apparitions
Alors que Steven Spielberg faisait une brève apparition dans le film de Cameron Crowe avec Tom Cruise, Vanilla sky, c'est au tour de Cameron Crowe de lui renvoyer la pareille en apparaissant dans le film de Steven Spielberg. On peut voir le réalisateur de Jerry Maguire dans le rôle d'un des passagers du bus.
Au casting de Vanilla sky, Cameron Diaz fait également une courte apparition dans Minority report : elle est une des passagères du métro.
Le tank de la pensée
Pendant la préparation du film, Steven Spielberg a rassemblé seize spécialistes du futur pour définir au mieux ce que sera 2054. Il raconte : "j'ai pensé que ce serait une bonne idée de rassembler dans une même pièce les plus grands spécialistes en technologie, environnement, lutte contre le crime, médecine, santé, services sociaux, transports, informatique et d'autres domaines afin de discuter de ce que sera le future dans 50 ans."
Il a ainsi convié dans un hôtel de Santa Monica des scientifiques du M.I.T. tels que John Underkoffler mais également des urbanistes, des architectes, des inventeurs ou des écrivains tels que l'auteur de "Generation X", Douglas Coupland.
Les références à Kubrick
Depuis A.I. Intelligence artificielle (A.I. Artificial Intelligence), on connaît l'amitié de Steven Spielberg et de Stanley Kubrick. Ainsi, ce dernier film était à l'origine un projet de Kubrick mais que Spielberg décida de réaliser à la mort de celui-ci.
Mais, l'admiration que Spielberg porte à Kubrick ne s'arrête pas là car, dans Minority report, Spielberg multiplie les références aux films du réalisateur d'Orange mécanique (A Clockwork orange) :
Le personnage de Max von Sydow est nommé Burgess comme l'auteur du roman Orange mécanique, Anthony Burgess, que Kubrick adapta au cinéma en 1971.
Quand l'agent Anderton interprété par Tom Cruise subit une opération des yeux, ils sont maintenus par des attaches très proches de celles utilisées sur Alex dans Orange mécanique. Le personnage d'Anderton est d'ailleurs assez proche de celui d'Alex, héros d'Orange mécanique. Comme lui, il est accroc aux drogues et aime la musique classique.
Après la séquence du premier meurtre, un gros plan de l'oeil d'Agatha, interprété par Samantha Morton, apparaît brusquement. Kubrick avait utilisé un plan et un montage similaire dans 2001 : l'odyssée de l'espace (2001 : a space odyssey) après les explosions de lumières. |
Résumé & Genre :
Fantastique / Policier
Découvrir les meurtriers avant qu'ils ne commettent leur crime
En 2054, à Washington, la division Pré-Crime, une unité policière ultra-secrète, est capable de détecter un criminel avant qu'il ne le devienne et d'anticiper ses crimes avant qu'il ne les commette. Alors qu’il revient d'une arrestation policière musclée, l'agent John Anderton consulte un nouveau dossier. Il se fige littéralement en apprenant qu'il est le prochain tueur. Sans tarder, il disparaît de l'établissement et décide de découvrir le fonctionnement secret de Pré-Crime afin de prouver son innocence.
A Washington, en 2054, la société du futur a éradiqué le meurtre en se dotant du système de prévention / détection / répression le plus sophistiqué du monde. Dissimulés au coeur du Ministère de la Justice, trois extra-lucides captent les signes précurseurs des violences homicides et en adressent les images à leur contrôleur, John Anderton, le chef de la "Précrime" devenu justicier après la disparition tragique de son fils. Celui-ci n'a alors plus qu'à lancer son escouade aux trousses du "coupable"...
Mais un jour se produit l'impensable : l'ordinateur lui renvoie sa propre image. D'ici 36 heures, Anderton aura assassiné un parfait étranger. Devenu la cible de ses propres troupes, Anderton prend la fuite. Son seul espoir pour déjouer le complot : dénicher sa future victime ; sa seule arme : les visions parcellaires, énigmatiques, de la plus fragile des Pré-Cogs : Agatha.

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Critiques professionnelles :
Critique de MonsieurCinema.com :
LE CRIME ÉTAIT PRESQUE FAIT
La maison lambda du citoyen moyen en 2054 n’a rien d’inédit et on s’en réjouit. Une cuisinière électrique traditionnelle, des meubles en bois et des murs décrépits : Steven Spielberg a éliminé toutes les extrapolations imaginatives du film d’anticipation. Pas de poudre aux yeux mais du vrai cinéma, travaillé, poussé et réfléchi. Les vieux quartiers aux monuments néo-classiques de Washington côtoient bien un mode de transport évolué à lévitation magnétique, mais c’est là l’élément le plus futuriste du film. Le monde pensé ici ne s’éloigne pas de la réalité et seul un demi-siècle d’innovations technologiques sépare la vie quotidienne du spectateur de celle de John Anderton, alias Tom Cruise. Des petits détails font tout de même plaisir aux consommateurs que nous sommes avec des écrans plats translucides, un paquet de céréales animé ou une matraque vomitive. Mais la grande réussite du film réside dans le fait que ces gadgets s’intègrent
parfaitement et ne sont que l’expression de l’évolution de la société envisagée par Spielberg. Le public, plongé naturellement au plus profond de ce que pourrait véritablement être le quotidien dans une cinquantaine d’années, est aussi poussé par la même occasion vers une réflexion éthique sur la vie privée et la politique sécuritaire. Peut-on arrêter pour meurtre un individu qui n’a pas encore commis son forfait ? Le système a-t-il des failles ? Et si oui faut-il les dévoiler ?
UNE ÉTOILE NOIRE
Ces questions appellent des réponses qui, portées à l’écran, stigmatisent le pourtour d’une société plus fonctionnelle, plus structurée mais beaucoup moins souple. Ce long métrage est bel et bien le plus sérieux et le plus noir jamais accompli par le père d’E.T.. Le scénario est particulièrement complexe et son dénouement pour le moins inattendu. Les clichés sont évités et l’ensemble beaucoup moins infantile qu’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE. L’émerveillement est total et on assiste à un véritable opéra visuel et sonore orchestré de main de maître par un Steven Spielberg inspiré. Les notes s’enchaînent, plus savoureuses les unes que les autres : la chorégraphie théâtrale de Tom Cruise devant son ordinateur, une scène d’action fabuleuse sur une chaîne de montage de voitures, des araignées mécaniques jubilatoires ou un jardin privé à la flore très originale... Du jamais vu pour ces scènes inventives, inédites et mémorables qui se succèdent sur une musique sombre signée John Williams
(STAR WARS, INDIANA JONES, JURASSIC PARK…). Le spectacle est grandiose et en prime l’intrigue très élaborée captive le public. Le tout est servi par une distribution de grande qualité. On retrouve un Tom Cruise exceptionnel dans un rôle très physique et Samantha Morton (ACCORDS ET DESACCORDS) est déroutante en adolescente médium déifiée. De l’ensemble se dégage une vraie harmonie. Ce film riche et imaginatif est un chef-d’œuvre, intelligent, rythmé et novateur. Big brother est parmi nous, il VOUS regarde ! Et il ne serait pas très content s’il ne vous voyait pas dans la salle...
Grégory Caulier
Première - Gérard Delorme
Tom Cruise incarne avec dynamisme un personnage typiquement affligé par la perte d'un fils, ajoutant à son CV une collaboration de plus avec un ppetteur en scène prestigieux. A ses côtés, le jeune Colin Farrell confirme les espoirs placés en lui depuis sa découverte dans Tigerland.
L'Express - Eric Libiot
Voilà, c'est fait, Spielberg a réalisé son chef-d'oeuvre, Minority Report. Voilà, c'est dit. (...) On nous fera la justice de penser que le terme de chef-d'oeuvre inscrit ici en incipit n'est en rien un produit dérivé de l'entretien accordé. Nous maintiendrons qu'A.I., précédent film de Spielberg, est un ratage sentimentalo-larmichou quand ce Minority Report est une réussite totale.
Aden - Philippe Piazzo
Cela faisait longtemps que Spielberg cherchait à réaliser un "film adulte". Avec cette adaptation d'une nouvelle de Philip K. Dick (qui inspira notamment Blade Runner et Total Recall), il y parvient sans peine, recréant de façon époustouflante un monde futur où la technologie fait jeu égal avec la psychologie.
Premiere - Gérard Delorme
Dans son film le plus excitant depuis Jurassic Park, Steven Spielberg met sa virtuosité et ses considérables moyens au service d'un panache de genres qui va de la science-fiction au thriller en passant par le whodunit (film policier à énigme). Le résultat est largement plus satisfaisant que frustrant, même si les défauts du film naissent de sa complexité.
Télérama - Aurélien Ferenczi
Retour vers le futur réussi pour Steven Spielberg. C'est 1984 avec une lueur d'espoir, en quelque sorte, un film qui dose finement le spectaculaire et le devoir de philo (mention assez bien), bref qui a tout pour hanter longtemps notre imaginaire. Steven Spielberg a triomphé de Philip K. Dick...
Le Figaroscope - Emmanuèle Frois
Du suspense, des rebondissements et un Tom Cruise excellent dans la peau d'un héros traqué. Du grand art.
Le Figaro - Dominique Borde
Du moindre gadget au plus vaste décor, Spielberg s'est offert un film de science-fiction grand angle, c'est-à-dire onirique dans sa vision et plausible dans sa technique.(...) l'enjeu a la gravité des paraboles et la partie est captivante.
Le Monde - Samuel Blumenfeld
Minority Report est un film qui nous glace les os. "Tout le monde peut s'enfuir", répète à plusieurs reprises John Anderton. Oui, tout le monde. Sauf le spectateur.
Cinélibre - Romain Le Vern
Audacieux dans le fond et la forme; finement retors et délicieusement subversif, Minority Report est tout simplement un film de SF incroyable et incontrôlable qui s'égare brillamment hors des sentiers battus et arrache les mirettes au propre comme au figuré.
Objectif Cinéma - Gilles Lyon-Caen
Minority report excelle à montrer la naissance à rebours d'un surhomme démuni et impuissant, qui se traduit jusque dans son utilisation des écrans : langueur et vélocité, fléchage et segmentation de l'espace qui alternent tout en composant un mouvement vif et langoureux qui dilate l'espace-temps, dépasse l'arsenal technique jusqu'à la perte de sens.
Ciné Live - Marc Toullec
Steven Spielberg et Tom Cruise transfigurés comme atouts principaux d'un film de science-fiction surprenant, éblouissant, bouleversant. Du très grand art.
Mad Movies - Rafik Djoumi
Minority Report est un film essentiel, énorme et méchamment "rentre-dans-le-lard". Une pièce maîtresse dans la filmographie d'un cinéaste qui est en train, depuis quelques années, d'édifier quelque chose d'unique dans le paysage cinématographique moderne.
Les Cahiers du Cinéma - Jean-Marc Lalanne
Avec cette fable politique, Spielberg interroge l'idéologie post-Giuliani, dont le "zéro tolérance" fait des petits de chaque côté de l'Atlantique.
Zurban - Charlotte Lipinska
Sacrifiant aux règles du genre, Spielberg s'acquitte avec brio de poursuites et castagnes mémorables, portées par un Tom Cruise (non doublé s'il vous plaît !) au meilleur de sa forme. Dynamique et inventive, la mise en scène nous en met plein les mirettes. On en pardonnerait presque le happy end version Petite Maison dans la prairie totalement superflu.
Télé Obs Cinéma - Olivier Bonnard
S'il ne tire pas pleinement parti de son passionant sujet, Spielberg emballe quelques jolies scènes (notamment celle où Cruise échappe aux robots espions lancés à sa recherche en se coulant dans un bain) et signe un film divertissant, au-dessus de la moyenne des blockbusters de l'été US.
L'Humanité - Vincent Ostria
Pas trop mal, le dernier Spielberg ressemble à un prolongement de son précédent, "A. I.". (...) C'est réalisé de façon plutôt virtuose, avec des images étrangement délavées pour ajouter un surcroît d'âpreté et avec des effets spéciaux à gogo. Mais tout cela, c'est quand même secret de polichinelle et compagnie ; un schéma angoissant déjà vu mille fois, de 1984 à Blade Runner en passant par Brazil.
Les Inrockuptibles - Bertrand Loutte
Le gouffre au bord duquel se tient Spielberg s'avère trop vertigineux pour le pourvoyeur de spectacle innoffensif qu'il n'a jamais cessé d'être. Au bout de deux heures de projection, on croyait tenir enfin l'opus malade et déses péré qu'appelaient nos voeux. Puisque le goût de cendre l'indispose au point de recracher, il ne nous reste plus qu'à ravaler nos illusions.
Le Parisien - Alain Grasset
Dans ce mélange d'action et de grand spectacle, on en prend plein les mirettes. Les amateurs de science-fiction baigneront dans cette histoire comme ses trois héros visionnaires. Les autres risquent par moments de nager.
Chronic'art - Grégoire Bénabent
(...) Minority report ne prétend pas être le film parfait, et demeure un passionnant thriller, qui restera à n'en pas douter une réussite majeure de son auteur.
Le Point - Olivier De Bruyn
Après avoir alterné, lors de la décennie 90, les films d'action incroyablement imaginatifs ("Jurassic Park") et les projets historiques où il faisait preuve d'une maturité insoupçonnée ("La liste de Schindler", "Il faut sauver le soldat Ryan"), Spielberg semble aujourd'hui décidé à mettre en scène de faux divertissements complexes et réflexifs. De quoi envisager l'avenir (en tout cas le sien !) avec optimisme.
Oui Rock - Pascale Lagahe
Quoi qu'il en soit, vous l'aurez compris, MINORITY REPORT fait partie des films à ne pas manquer ce mois d'octobre. Seul petit hic : il fait aussi parti des films que l'on apprécie vraiment à la première projection mais qui perd toute sa force lors de la seconde.
Studio - Christophe D'Yvoire
Spielberg reste Spielberg, mais laisse entrevoir son désir de changer de registre. A suivre, évidemment.
Synopsis - Juliette Sales
Après A. I., Steven Spielberg adapte de nouveau un texte de Philip K. Dick pour en tirer un scénario sophistiqué, aux retournements finement huilés, fondé sur des personnages hantés par le malheur et la culpabilité.
Cinopsis - Olivier Guéret
Le jeu de piste/chasse à l'homme prend rapidement le pas sur toutes les interrogations que soulève la méthode employée en 2054 pour alpaguer les criminels avant qu'ils ne passent à l'acte. On se contente d'effleurer des questions, de caresser toute la subversion qu'on aurait pu extraire de la matrice littéraire. Scénaristiquement, tout fait défaut, ou plutôt tout est trop bien rangé, trop bien structuré pour que l'on puisse paniquer, se choquer, s'interroger... La machine est beaucoup trop parfaite, la mise en place impeccable! Le déroulement se veut trop prévisible pour que l'on se laisse glisser avec délice dans une géographie sociale sauvagement dépeinte.
Libération - Bruno Bayon
Une vague insatisfaction finale s'analyserait ainsi : Spielberg et Cruise ne font jamais vraiment illusion.
Les avis des spectateurs :
Excellent !
Les publicités annonçaient partout "Le meilleur film de Spielberg". C'est aussi mon avis. A ce niveau, on atteint la perfection. Le scénario est impeccable (remerciements éternels à Philip K. Dick), screenplay impeccable et sans temps morts, "private jokes" à souhait pour qui saura les remarquer (je déflore un peu le mystère : dans la scène du métro on remarque Cameron Crowe, Cameron Diaz, Paul Thomas Anderson... ça ne vous dit rien ?). Spielberg n'a pas oublié l'humour. Il se dirige vers un cinéma de plus en plus adulte depuis quelques films. Cela lui va très bien, qu'il continue !
Une fois habitué à la débauche d'effets spéciaux ébourriffants, on passe deux heures formidables où la tension ne se relâche jamais et où le spectateur reste collé à son fauteuil. Tom Cruise n'a jamais été aussi humain, émouvant. C'est vraiment une rencontre du troisième type qui prouve que Steven est un "Terrestre extra" !
Génialissime !
Pas le meilleur Spielberg mais presque !
Tom Cruise nous revient plus en forme que jamais dans une interprétation pas mal du tout. Le scénario est, évidemment, grandiose. La musique de John Williams toujours au rendez-vous et adapté à l'action. De la science-fiction à l'état pure qui soulève quelques questions et une bonne dose de bonheur. Et on ne parle même pas de la mise en scène qui est l'oeuvre d'un artiste.
Belle Performance Mr Spielberg... Pour quelqu'un qui n'avait plus rien à prouver...
Du très grand cinéma mené à bien par Steven Spielberg, et un Tom Cruise à la hauteur de son image. Un film que l'on n'est pas prêt d'oublier.
On sent beaucoup de choses réelles, qui se passeront surement dans un futur proche (2054).
Des films comme cela, on en reveut. Surtout lorsque l'on sait que dans 50 ans environ pour certains jeunes, nous serons encore en vie, et nous verrons la technologie avancer.
Un pur chef-d'oeuvre.
A ne manquer sous aucun prétexte.
Spielberg, dans la continuité d'AI poursuit sa quête de maturité et de désillusion avec brio. Le rapport minoritaire de Spielberg se démarque des SF bidons ou des projets gachés (je fais allusion à L'aube du 6ème jour dont le sujet aurait pu faire un chef d'oeuvre : dommage, là, on est dans le navet) qui envahissent nos salles obscures.
Attention, Spielberg reste Spielberg et ca fait plaisir : comme en témoigne la demi heure action du film (qui fait penser à Indiana Jones du futur). Mais... Il reste et restera marqué par Kubrick. Il ponctue aussi son film d'un humour irresistible et de multiples références : De Palma, Woo, Kubrick (tiens encore lui)...
Spielberg réussit à donner à son film une certain message sans s'en laisser déborder et parvient même à y insuffler une portée philosophique digne du maître Stanley. De même, sa caméra fait de Tom Cruise l'un des anti-héros les plus humains du genre.
Voilà pour ce petit bijou à ne surtout pas fuir...
C'est très spectaculaire, visuellement très travaillé sans être trop tape-à-l'oeil. Le scénario est sans surprise mais pas bêbête, et l'histoire se suit avec intérêt. C'est vrai, la fin est guimauve et plate... mais jusqu'à trois minutes de la fin on tient bien le coup, ce qui est loin d'être le cas avec tout ce que nous envoie Hollywood. Si on y ajoute quelques scènes virtuoses (la première fuite de Cruise devant ses ex-collègues, la fuite dans le centre commercial "conseillée" par Agatha...), ça donne un film moins profond que certains l'ont dit, mais agréable et intéressant.
On peut critiquer cette sortie nationale 2 mois après celle aux Etats-Unis. Personnellement, j'ai vu Minority Report en Thailande début août. Je me suis dit : "Ouah, le scénario est vraiment bon". Ca changeait des dernières glaces molles de Spielberg (AI, etc.).
Depuis, j'ai appris que le scénario était basé sur une nouvelle de K. Dick ! Tout s'explique donc...;-) J'avoue que je me suis senti un peu floué.
A mon sens, avec un tel scénario Spielberg aurait pu aller un peu plus loin.
Spielberg retrouve enfin l'énergie qu'il avait perdue dans AI. Le scénario est intelligent, la réalisation vive tout en restant sobre, la photo excellente (bien sombre, comparée aux autres films de Spielberg : une touche pessimiste inhabituelle mais vraiment dans le ton de l'histoire). Spielberg se permet même une touche d'humour noire (voire le coup des yeux... dégueulasse mais hilarant). Un grand film à voir absolument ; surement un des meilleurs films de l'année.
Charly.
PS : à noter que les marques (qui ont fait un peu polémique) apparaissent de façon intelligente pour décrire le futur de notre société de (sur)consomation.
Je suis étonné par le manque d'imagination critique des spectateurs, c'est toujours la meme chose : beaux effets spéciaux, Tom Cruise bien/pas bien, film bien/pas bien... Il faudrait peut-être un peu parler du contenu politique du film, la seule chose qui lui donne une vague épaisseur. Spielberg commence plutot bien en décrivant une société ultra-fliquée, reflet futuriste crédible post-Bush (et Sarkozien !) mais malheureusement, comme souvent chez ce réalisateur, la fin annihile radicalement le propos par sa mollesse conformiste (le héros a fait sa catharsis et en a profité pour sauver le monde de la méchante organisation totalitaire). Spielberg du coup se plante de manière assez lâche en effaçant petit à petit la dimension purement critique d'une telle société au profit de la description d'une initiative privée simplement mégalomane (et déjà-vue). Reste une première partie assez virevoltante, une deuxième donc ratée (et qui formellement louche pas mal du côté de L'armée des douzes singes, visuellement de Matrix...). Vive Blade Runner et Brazil !
Toutes les mauvaises choses de ce film sont dues à Spielberg et à John Williams, les bonnes choses au reste de l'équipe. Cruise, Morton et Farell sont excellents, la photo est très bonne dans l'ensemble et le scenar est bon (juska 2h de film) mais survolé quant au coté philosophique de la chose. La musique flan au possible de Williams plombe l'ensemble et la réalisation de Spielberg tue un film qui avait pourtant nombre d'éléments pour être bon.
Minority Report est un film d'action qui n'a rien d'exceptionnel et que vous oublierez rapidement même si ce n'est pas tout à fait un navet. Par certains aspects, il ressemble à un mariage raté de Blade Runner et de Brazil sans l'ambiance du premier ni l'humour noir du second. Il est vraiment très loin de ces deux chefs d'oeuvre et moins bon que L'armée des 12 singes. Le scénario est invraisemblable même si vous admettez les précogs car il est difficile de croire à l'espèce de coup tordu dans lequel on cherche à faire tomber Tom Cruise. Enfin on retrouve cette moralité à quatre sous à l'américaine qui a de quoi faire ricaner...
Une très bonne idée mais mal exploitée !!!
Un bon film à suspens et encore ! On a vraiment du mal à se prendre au film et on reste sur un goût d'inachevé. L'aspect " Bigbrother " n'est que trop peu évoqué et ne transparaît pas assez dans l'intrigue du film.
Par ailleurs, le jeu des acteurs est médiocre, Tom Cruise peu convaincant (doublage français ?); reste la performance appréciable d'Agatha (une des jumelles).
En définitive quelques bonnes scènes à rebondissement qui mérite attention. On ne s'ennuie pas mais ce n'est pas une claque comme certains l'écrivent.
Même si l'on découvre un nouveau Spielberg (plus sombre, moins enfantin) dans ce film, il n'empêche qu'au résultat final il manque quelque chose, une chose qui semble rejaillir par moments dans certaines scènes (comme la formidable séquence avec les petits traqueurs dans l'immeuble) mais qui à la fin devient flagrante par son absence, à savoir la magie. Si Spielberg fait des concessions dans son cinéma par sa maturité, il semble qu'il soit retombé dans les travers de Jurassic Park 2, quelques scènes "spielberguiennes" (certains gags rappellent ceux d'Indianna Jones) mais le film ne cesse de s'essoufler par ses absences (ou différences flagrantes dans les scènes d'action) de rythme. Steven Spielberg ne paraît pas fait pour ce genre de cinéma là, cette fameuse maturité ne serait-elle pas en fin de compte due uniquement à la noirceur des récits de Philip K. Dick ? J'ai quand même aimé ce film, mais la seule chose que je me demande en ayant vu Minority Report ou AI, c'est si Spielberg ne se trompe pas de chemin en voulant absolument faire dans le grandiose afin d'attirer les foules, en sachant que certaines de ces oeuvres ont fait naître la magie du
cinéma, grâce à peu de choses en fin de compte... (un camion et une voiture, ou encore un bateau et un requin) Comme dans beaucoup de produits hollywoodiens actuellement (Harry Potter par exemple), Minority Report rate le coche en oubliant ce sur quoi il est basé : l'imagination.
Voici la plus grosse escroquerie de la rentrée, ce film est d'une banalité hallucinante. Vous prenez le scénario de Robocop en évitant la debauche de violence et vous y êtes, tout est acquis dans le premier quart d'heure. C'est creux, toujours les mêmes clichés et beaucoup d'incohérences. Bref comme pas mal de personnes dans la salle qui sont partis en cours j'ai pas mal hésité espérant un rebondissement mais rien. Bref à éviter de toute urgence. C'est vide !!!
L'idée de départ est intéressante, mais, hélas, tout ça est noyé sous les effets spéciaux, les gadgets, un Tom Cruise toujours aussi monotone dan son jeu, une musique plutôt écoeurante (ah les tubes classiques !! Schubert et Tchaikovski à la rescousse !) le sentimentalisme sirupeux de l'auteur, sans parler des invraisemblances, incohérences et esbrouffe. A sauver l'actrice qui joue l'intéressant personnage d'Agatha. La fin est grotesque.
Voilà un film qui sombrera dans l'oubli bien vite. 30 minutes où l'on échappe à l'ennui sur 2h15 de film c'est trop peu. L'interprétation est très ordinaire, ce qui est sans importance puisqu'on filme ici plus les effets spéciaux que les gens. La vision qu'a l'Amérique des années 2050 n'offre aucune raison de rêver, ni d'avoir peur. La société est la même qu'aujourd'hui, juste un peu plus répressive. Pour le reste entre les pubs et le tape-à-l'oeil, on finit par regarder sa montre plus souvent que l'écran.
Terrible déception !!
Pour la première fois, je me suis endormi au cinéma. Et pour cause. Il n'y a rien de plus soporifique qu'une histoire tirée par les cheveux où le seul intérêt est d'y voir un panel d'innovations technologiques qui n'apportent rien au récit. Les scènes d'action sont rares et ennuyeuses. Même Tom Cruise a de la peine à y croire. On est loin de la magie d'ET, de la frayeur des Dents de la mer, de la dure réalité de la liste de Schindler ou encore de la rêverie de A.I.
Quelle déception ! Tout d'abord les personnages, sans charisme (Tom Cruise, plat comme un Keanu Reeves, est à peine dépassé par les évènements) ou super stéréotypés (le docteur qui opère les yeux de Cruise). Ensuite le rythme, décousu : entre discours faussement métaphysiques mais vraiment ennuyeux et scènes d'actions parfois déjà-vues et souvent improbables, c'est plutôt épuisant. Concernant l'environnement technologique, honnêtement, le nouveau centre urbain de Washington ressemble plus à un gros parc d'attraction posé là; à côté de la ville... Un des seuls moments où il y a une vraie symbiose entre passé et futur est bien la scène où des araignées scanneuses investissent un vieil hôtel miteux. C'est typiquement cyberpunk dans le traitement de l'image et de l'action. Mais c'est tellement différent du reste du film que ce dernier en est encore plus décevant. Enfin si on a droit à quelques rebondissements dans le scénario, très vite on anticipe le déroulement final, loin d'être originale. C'est peu dire. Si vous aimé P.K.Dick, louez-vous la vidéo de Total Recall (action non-stop et rebondissements schizophréniques toutes les quinze minutes) ou celle de Blade Runner qui ne veillit toujours pas d'un poil.
Déception! Spielberg prend manifestement les spectateurs pour des idiots, et se sent obligé d'expliquer (par des dialogues très plats et très laborieux) le moindre détail de l'histoire: le film est donc augmenté de nombreuses séquences inutiles. Le récit part du reste dans trop de directions - appelez ça des rebondissement si vous voulez - et manque d'unité. Certaines scènes, parfaitement ridicules, pourront difficilement passer sur le compte du second degré. Enfin, un problème esthétique majeur : les images, traitées informatiquement, au cadrage souvent serré, manquent beaucoup de profondeur, de sorte que le spectateur a souvent l'impression de regarder un film sur un écran d'ordinateur... |
Tom Cruise au cinéma :
Steven Spielberg au cinéma :
Critique de Stuffou :
A mon grand regret, tristement, je dois avouer que je me suis ennuyé durant ce film. En fait, et cela me fait très mal de le dire, je n’ai presque pas aimé.
La réunion Cruise et Spielberg me laissait présager d’un film grandiose, merveilleux, avec un suspense et une action à couper le souffle. Malheureusement pour moi, j’ai tout simplement retrouvé la fusion de A.I. (Intelligence Artificielle) et de Vanilla Sky. On a donc trois films qui mettent plus en avant les images que le texte et l’histoire, même si Vanilla Sky était un peu plus profond dans le scénario.
Il est évident qu’il y a beaucoup d’originalité, beaucoup d’éléments nouveaux et de surprises dans le choix visuel, mais l’histoire est creuse et presque révélée dés le début.
Côté décors, c’est surprenant. Il y a un mélange architectural des années 50, des années 90 et du futur. En fait, au sein de villes de la fin du vingtième siècle, nous avons des moyens de transport très futuristes. De plus, il semble y avoir deux type de populations, celle qui reste vivre dans le passé, sans grand modernisme, et celle qui vit dans le présent, avec tout plein de gadgets à la mode et d’objets futuristes.
Pour accentuer ce contraste, Spielberg a jouer avec la lumière, notamment avec l’éclairage du fond d’écran donnant une impression à la fois de flou et de lumière vive, presque éblouissante. Malheureusement pour moi à nouveau, ce choix visuel n’est pas du tout approprié. Spielberg a sûrement voulu faire un film de science fiction différent de ce qui nous a été présenté jusqu’à présent, mais à mon goût il aurait mieux fait de rester dans le classique.
Côté histoire, elle est banale. Il n’y a presque aucun suspense, même si à deux ou trois reprises on a quelques surprises, globalement le film ne nous fait pas vibrer et ne donne aucune adrénaline au spectateur.
A vouloir faire parfois trop original, on fini par tomber dans une démesure qui surprend trop le spectateur et qui gâche son plaisir. Personnellement, je regrette les premiers films de Spielberg et de Cruise lorsque dans un rythme et un visuel classique on avait de véritables histoires et du suspense.
Comme je l’ai déjà dit, à mon grand désespoir, je n’ai pas aimé ce film. On le regardera pour l’originalité visuelle du futur, mais pas pour l’histoire.
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