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Critiques professionnelles :
Critique de MonsieurCinema.com :
RADICAL ET INCONFORTABLE !
IRREVERSIBLE vaut beaucoup mieux que le parfum de scandale qui entoure sa sortie. Gaspard Noé est incontestablement un surdoué de l’image. Mais il faut avouer que d’un pur point de vue cinématographique, son second long métrage est d’une maîtrise impressionnante. Quant au fond... Souvent qualifié de provocateur, le réalisateur de SEUL CONTRE TOUS provoque effectivement un certain malaise mais aussi et surtout la parole, le débat, la réflexion sur le temps, le sexe, le désir, la violence et la vengeance, entre autres. Si le metteur en scène n’est pas poli, son film l’est encore moins. Dès les premières images, post-générique, qui donnent le ton et la nature du récit, le spectateur est plongé dans un véritable cauchemar à travers des scènes proches de l’insoutenable. Un cauchemar qui va à rebours et joue avec un suspens malsain autour de la scène la plus traumatisante du film. En effet, et sans trop vouloir en dire, rarement un film aura trouvé
une telle adéquation entre les différentes phases de son récit, sa structure narrative et une mise en scène tour à tour nerveuse, captive et même contre toute attente sensuelle. Monica Bellucci, Vincent Cassel et Albert Dupontel se sont jetés à corps perdus et avec générosité dans cette aventure radicale, ils sont absolument remarquables. IRREVERSIBLE est un film inconfortable, parfois terrifiant, qui ne ménage aucunement le spectateur et va provoquer, c’est évident, des réactions épidermiques. (Jean-Luc Brunet)
Chronic'art - Laurent Robert
(...) Irréversible court malheureusement le risque d'être cantonné au rôle exclusif et anecdotique de film provoquant. Or ce rideau de fumée (qui dénote un réel manque de curiosité envers les images) masque un brillant exercice de style probablement travaillé par une obsession suprême inavouée : tenter de retrouver une forme originelle de pureté (ou au moins son icône).
Cinélibre - Romain Le Vern
Un constat lucide, foudroyant, impitoyable, pervers et contre tous. Faudra pas venir vous plaindre si la baffe est trop forte, on vous aura prévenus.
Les Inrockuptibles - Olivier Père
Noé partage avec l'auteur d'Orange Mécanique le goût des structures vertigineuses et des paris techniques, mais aussi des qualités de directeur d'acteurs exceptionnelles.
Positif - Philippe Rouyer
Ce décalage dans la perception des faits donne toute sa force au film. Il rend insoutenables les deux scènes de violence physique comme il ajoute un côté déchirant aux moments de bonheur devenus impossibles.
Objectif Cinéma - Gilles Lyon-Caen
Courageux et nécessaire, le film, dans son art de la torsion, se révèle être une obligation au regard.
L'Express - Eric Libiot
Irréversible reste une expression fantasmée d'un désir pulsionnel (la vengeance). La maîtrise de Noé, qui filme en plans-séquences, est impressionnante; l'interprétation - Vincent Cassel, Monica Bellucci, Albert Dupontel - aussi.
Le Point - François-Guillaume Lorrain
L'année dernière fut celle de la rassurante Amélie Poulain. Cette année sera peut-être celle d'" Irréversible ", film d'exorcisme, viscéral et organique.
Studio - Jean-Pierre Lavoignat
Un film noir, violent, dérangeant, mais aussi une oeuvre de cinéaste, brillante et bouleversante.
Ciné Live - Emmanuel Cirodde
Gaspar Noé choque en allant réveiller des pulsions interdites nourries de nos violences bestiales. En résulte un film ovni aussi provoquant qu'intense.
Première - Gérard Delorme
Qu'on le prenne pour un pervers ou un manipulateur, Noé n'en est pas moins un virtuose. Il utilise l'art du mensonge non pas pour atténuer ou faire oublier le réel mais pour l'amplifier. En sortant de la salle, la réalité est un soulagement.
Cinopsis - Olivier Guéret
Chez Noé, l'étincelant flirte souvent avec l'indigent. IRREVERSIBLE est de nouveau une oeuvre qui a les défauts de ses qualités.
Zurban - N. T. Binh
D'un côté, c'est une brillante démonstration de savoir-faire visuel, sonore et narratif par un metteur en scène surdoué, Gaspar Noé (...). De l'autre, c'est un exercice autosatisfait, épate-bourgeois et intellectuellement conformiste sur les notions de voyeurisme et de fatalité.
Le Figaro - Brigitte Baudin
La construction par retour en arrière, de l'enfer au paradis perdu, fait l'originalité de ce film qui use et abuse d'une rhétorique brutale, difficilement supportable.
Positif - Grégory Valens
Peut-on s'intéresser aux qualités esthétiques d'un film qui véhicule des thèmes aussi immondes ?
Les Cahiers du Cinéma - Jeran-Marc Lalanne
D'un bout à l'autre, Irréversible est juste un film ridicule.
Objectif Cinéma - Eric Dagiral
Avec un propos simpliste et direct et aussi quelques trucs, le réalisateur est parvenu à perdre son film en route, ce qui réserve de beaux passages exempts de dissertations, soutenus tant par un cadrage ambitieux que par des acteurs laissés plutôt libres.
Le Nouvel Observateur - François Forestier
(...) le réalisateur de "Carne" n'aurait pas dû appeler son nouveau film "Irréversible" mais "Sordide". Colère !
Télé Obs Cinéma - Martine Noratz
Impossible de rester jusqu'au bout, impossible de rester assis.
Les Inrockuptibles - Frédéric Bonnaud
(...) Irréversible ennuie plus sûrement qu'il ne choque. Tout à sa volonté d'en mettre plein la gueule au spectateur, le film se contente de peu (...).
Figaroscope - Marie-Noëlle Tranchant
Il y a de l'air, dehors. Rien ne vous oblige à vous enfermer là, vous ne risquez pas de manquer un chef-d'oeuvre.
Télérama - François Gorin
C'est contre toute espèce de correction et de bon goût que (Gaspar Noé) taille sa route et son film, au risque de la plus crasse beaufitude, et le suive qui veut (ou peut).
Première - Olivier De Bruyn
Au final, Gaspar filme des trucs abominables histoire de choquer (ce qui, en soit, n'a aucun intérêt) mais semble incapable de se sortir des dilemmes binaires : l'amour ou la haine ? La vie ou la mort ? Bref, le noir ou le blanc ? Désolé, mais on peut préferer les autres couleurs du prisme.
Les avis des spectateurs :
Enfin du cinéma !
Voilà enfin un film digne de ce nom... ça faisait longtemps ! Une réalisation magistrale très en accord avec les scènes du film... du début à la fin c'est un pur chef-d'oeuvre... Un montage parfaitement fait en notion du temps... CHAPEAU ! C'est sûr que ce film a 2 scènes où j'ai dû tourner la tête, et alors ? Tout n'est pas rose, le cinéma ne sert pas qu'à ça !! Comment peut-on aller voir un film qui a pour sujet le viol et oser dire qu'il est choquant ? Peut-être que ces personnes ne pensaient pas qu'un viol EST choquant ! J'aimerais voir ce genre de film et de réalisation plus souvent... Ames sensibles, allez voir autre chose !
Un film sur la fragilité du bonheur. Un film qui vous rappelle que ce qu'il y a de plus précieux au monde est ce que vous aimez. Voilà comment j'ai ressenti cette oeuvre âpre et brutale. Je n'avais qu'une seule envie après : rentrer chez moi et enlasser, serrer fort, la femme avec qui je vis. Irréversible est une lente remontée de l'enfer vers le paradis... remontée que l'on vit jusque dans sa chair (souffrances des deux scènes hyper réalistes/violentes, et "sensations" de la scène finale avec son tourbillon...) Merci Monsieur Noé de la force d'une telle vision! On n'avait pas vu ni ressenti autant d'humanité depuis "Salo"...
Comme ma note l'indique, Irreversible est pour moi un chef-d`oeuvre, mais je voulais juste écrire un petit mot pour les gens qui critiquent le film, leurs arguments sont aussi insoutenables que les scènes-chocs du film.
Oui ce film est violent, oui ce film est parfois à la limite du supportable, mais le cinéma est un art, une forme d`expression qui ne se limite pas uniquement à la douceur et à la poésie d`un Amélie Poulain (et oui il est possible d'aimer Amélie et Irreversible).
irreversible est un film qui ne se regarde pas mais se vie, excusez Gaspar Noé de vous avoir réveillé en plein coma, encore quelques lignes et vous pourrez vous rendormir.
Loin de toutes les critiques stupides que j`ai pu lire, ce film est loin d'être homophobe, les acteurs loin d'être insipides, et l'histoire par sa simplicité et sa pureté est vraiment renversante.
Que dire de la réalisation si ce n'est que filmer en plan-séquence trois acteurs en état de grâce relève du génie.
La violence des images de la première partie du film est pour moi indispensable, leur durée et leur brutalité sont le moteur d'une deuxième partie émotionnellement intense. Il est dommage que certaines personnes quittent la salle lors de la première partie car celle-ci n`a de sens que si le film est vu en entier. Cependant je conçoie totalement que certaines personnes sensibles soient choquées.
Cependant je n`arrive pas à concevoir que l'on puisse aimer le cinéma et dire que ce film n'a aucun sens.
A tous les passifs du septième art, je vous conseille de revoir toutes les productions francaises formatées et insipides qui sont sorties ces dernières années (il y en a pour un bon bout de temps), ce film trouvera donc peut-être un second écho, celui d`un exercice de style maitrisé et réussi d'un réalisateur touchant de sincerité.
Ce film tant décrié par les critiques confirmés m'a totalement bouleversé... J'y ai trouvé la magie du cinéma... (enfin !!!). Gaspar Noé a réussi a transmettre tellement d'émotions... Il fait ressentir tour à tour un mal-être saisissant, une amitié profonde pour les protagonistes et enfin une crainte lorsque que l'on réalise la tragédie de la tranche de vie présentée... Il faut véritablement voir ce film dans son intégralité, car la beauté de la dernière scène sert de liant à l'ensemble des évènements du film... Gaspar Noé a fait preuve à mon goût, de "cinéma total" dans la mesure où tous les facteurs sont exploités dans leurs meilleurs atours, que ce soit le cadrage, le jeu si aisé des acteurs ou encore la bande son on ne peut plus adaptée... Bref, chapeau pour cette merveille monsieur Noé !!
C'est l'un des films les plus bouleversant que j'ai pu voir. Le film contraste par sa violence et sa tendresse. Oui le film est choquant, oui il n'est pas à conseiller aux plus jeunes mais oui il faut le voir. Durant les 1h30 je suis passé par tous les sentiments possibles. Je voudrais souligner l'interêt que je porte sur ce film tant au niveau technique qu'au niveau pratique : Gaspar Noé innove dans la façon de réaliser, tourner (puisque le film s'est reposé en grande partie sur l'improvisation) et de mixer. Le film qui débute par la fin mais aussi les plans séquences interminables font de Gaspar Noé une véritable perle du 7ème art français. On est pas spectateur mais plutôt acteur dans ce film. On participe à toutes les scènes. C'est comme si on suivait Cassel, Bellucci et Dupontel. Enfin bravo aux acteurs qui sont véritablement retournants. Que ce soit Belucci (faire une scène de viol relève d'une grandeur), Cassel (du speed au pétage de plomb) et de Dupontel (doux, attentif et amoureux ce qui nous change
du Bernie). On en ressort sur le derrière et il faut un bon moment avant de reprendre ses esprits. Certes la violence reste crue néanmoins ce film vous transformera et vous transcendera. Ce film est une innovation du genre. Pour finir si vous êtes encore perplexe quant aux jeux des acteurs vous en serez bluffés à sa sortie.
Ouf !
Quel film de dingue, je sors de ce film et mon cerveau est tout perturbé... après réflexion j'adore ce film.
Personnellement, j'ai trouvé ce film très très dur, traumatisant, je suis toute retournée et il y a de quoi. On sort de la salle et on se sent tout petit, sale, on se dit que les images qu'on vient de voir sont plus que réelles.
Je pense que le film a créé beaucoup de critiques parce que l'aspect qu'il dégage gêne, gêne car personne n'a vraiment envie d'avouer que le viol et le meurtre sont nos plus grands soucis actuels.
Voici un film qui n'est certainement pas recommandé aux personnes sensibles... c'est tres dur ! Les "effets" sont très biens faits... on croirait que tout se passe bel et bien. La réalisation est plutôt bien faite, bien que très inspirée par le film Memento. Les acteurs sont bons... la seule chose négative est, je pense, la longueur de certaines scènes de balancement de caméra (surtout au début)... on se croirait devant Blair Witch, ne surtout pas s'assoir au premier rang sous peine d'avoir envie de vomir.
Très bon film. On en ressort pas indemne, de ces rares films qu'il faut peu à peu digérer et sortir du mal-être immédiat.
Le contre :
La longueur des scènes violentes, les phrases d'intro un peu trop faciles : "le temps détruit tout", "il n'y a pas de méfait que des faits".
Le pour :
Le jeu des acteurs (Cassel et Dupontel sont exeptionnels !!!), l'analyse de la réaction de deux hommes amoureux d'une même femme, une réalisation et une musique lugubres, un vocabulaire simple, cru mais tellement horrible dans une telle situation.
Bref Gaspard Noé dans toute sa spendeur (mais une telle longueur était-elle vraiment nécessaire ?).
CA FAIT MAL !!!!!! Mais ça fait du bien !
Rare sont les films qui montrent les êtres humains tel qu'ils le sont réellement. Ce film vous envoie en pleine figure l'image de la folie qui sommeille en chacun de nous. L'hysterie et la violence de la caméra sont certes très dures, mais elles sont pourtant vraies et réalistes. En bref ce film ne montre aucun héros, il montre justes des hommes comme vous... et comme moi.
A la sortie, je me suis retrouvé devant le Normandie avec une femme qui criait au scandale !
Que dire... au début, ça fait un peu mal à la tête parce que ça tourne beaucoup et on ne comprend rien. C'est du cinéma expérimental. On prend de la graine en étudiant les plans, en se disant : "Tiens, on peut faire ça avec une caméra ?" Quelques très beaux plans séquences. Morceaux de vie, plutôt sympa, la scène dans le métro, imaginer cette fille magnifique être un peu anorgasmique, comme la plupart des femmes si on les interroge vraiment.
... Le viol, c'est dur, injuste... Monica Belluci, elle est touchante du début à la fin en femme douce, amusante, fauchée par un destin idiot et un crétin drogué.
Narration à l'envers, intéressante. Bruit et fureur, peut-être trop... un parti pris de faire participer le spectateur à la douleur en le soûlant d'images et en l'assourdissant. Là, ça le fait pas. Ça rend le film pompier, scandaleux pour le plaisir de l'être. La virtuosité prônée semble artificielle... On dirait qu'on veut être meilleur que Fincher, balancer la "french touch", new wave, façon pub. Là c'est gavant à force d'être original.
Prédiction : le prochain "Boulet" et le prochain "Irréversible" (car ils boxent dans la même catégorie...) vont se planter lamentablement, avis aux malheureux producteurs qui ont investi dans le film français "moderne". La révolte gronde. Rendez-nous Louis de Funès et Jean Marais, Henri Verneuil et Jean-Pierre Melville, Michel Audiard et Henri Janson. Merci Gaspar Noé pour ce film qui réussi à quand même nous émouvoir, un peu. Bravo pour l'inventivité. C'était un effort louable.
Comment peut-on oser écrire un "film" comme cela ? Mais le réaliser, c'est encore pire ! Il n'y a que Noé qui pouvait s'en charger ! Evidement, pour réaliser un déchet pareil, il faut incontestablement être pervers, vicieux, voyeur, atteint, fou ! Le cinéma n'est pas fait pour faire cela ! Des vieux plans-séquences que ce pseudo-réalisateur veut nous faire avaler font d'IRREVERSIBLE un interminable "film" ! Ca n'en finit pas ! On comprend les gens qui quittent la salle au bout de 10 minutes, car il n'y a rien ! Rien, rien, rien d'intéressant, rien à s'accrocher, rien à regarder, on n'y comprend rien, et lorsque l'on met le film à l'envers (chose qu'un gamin de 8 ans arrive a faire), on se rend compte que l'histoire est des plus idiotes possible ! Il n'y a aucune originalité ! J'espère que le réalisateur aura fini sa carrière après cette intoxication, voire mieux, qu'il se fasse tabasser, cela ne lui fera pas de mal ! Juste, pour ne pas être totalement méchant, Belucci et Cassel s'en sortent bien mais cela n'empêche pas Noé d'être mauvais.
Chacun de nous contient une bombe à retardement. Devant l'insupportable on peut devenir fou de rage. Illustration : un gars de fait exploser tête à coup d'extincteur, une nana se fait enculer pendant 10 minutes, montre en main et puis défigurer et tuer à coup de pied. Réaction : indifférence ou traumatisme ? A vous de choisir. Devant ça, le réalisateur a un avantage par rapport à vous spectateur : c'est lui qui mêne la danse. Autrement dit, il n'éprouve pas le dixième de la décharge émotionnelle que vous éprouverez. A vous d'évacuer comme vous pouvez. Apparement, Gaspard Noé ne sait pas que certaines personnes rejettent sur eux mêmes la haine qu'il ont emmagasiné. Ca s'appele l'auto-mutilation et c'est comme ça que je l'ai évacuée...
Dans ce film il y a deux choses malheureusement très éloignées l'une de l'autre : le fond et la forme...
La forme, rien à dire. Le fait de prendre l'histoire à l'envers, la caméra se stabilisant au long du film... plein de bonnes idées. Par contre le fond est tout simplement ridicule... Un scénario d'une linéarité consternante, bourré de clichés (le travelo brésilien, le flic à l'accent du sud, etc...). Mais ce qui dérange le plus dans ce film, ce sont les scènes violentes , pour la simple et bonne raison qu'elles n'apportent rien à l'histoire, qu'elles sont juste là pour faire parler du film, pour lancer une polémique sensée lui faire de la pub...
Quelle est l'utilité de montrer la tête explosée de l'homme au début du film ou même le viol, la violence et ses effets peuvent être beaucoup plus puissants quand ils sont suggérés...
Un film qui vous bouleverse d'abord puis plus tard vous énerve... A éviter, sauf pour les inconditionels de Monica Bellucci et de Vincent Cassel...
Ce que les gens ont aimé dans ce film réside dans le "message" qu'il cherche à contenir : la vie est dure, le viol est terrible et tout ça bien sûr, c'est irréversible. Certes. Je ne saurais nier tout cela et "LA" fameuse scène de viol met effectivement le spectateur mal à l'aise. Heureusement.
Cela dit, je ne pense pas que ces constats sur la vie servent et suffisent à faire un film... L'impression générale qui me reste est un sentiment de cacophonie et d'embrouillamini visuel, un désordre qui aurait pu être "valable" et réellement angoissant si seulement on n'avait pas la douloureuse sensation que tout cela n'est que le résultat du hasard.
Ce n'est pas en bougeant la caméra dans tous les sens (un peu comme une dinde brûlante qu'on sortirait du four) qu'on peut "faire passer quelque chose" selon moi : une maîtrise réelle de cet outil artistique permet beaucoup plus d'expression. Du mouvement, du désordre, oui, mais pas au hasard des secousses. Les longueurs et l'image parkinsonnienne, au lieu de représenter la lourdeur, finissent par agacer purement et simplement.
En outre, le montage ne me semble pas du tout servir le "message" du film.
Et quand je finis savoir que le numérique a servi, entre autres, à gommer certains micros dans le champ et certaines secousses pendant les plans séquences, je me dis définitivement qu'il ne s'agit pas là de cinéma, mais d'autre chose. Faire du cinéma, c'est pouvoir faire le plan séquence que l'on veut sans avoir besoin de gommer les défauts par ordinateur. Le numérique doit servir à palier ce que le réalisateur ne peut pas faire, pas ce qu'il n'a pas su faire mais qu'il devrait savoir faire...
Ne laissons pas notre compassion pour Monica Bellucci et toutes les femmes violées de par le monde nous aveugler et sachons juger de ce qu'un film vaut. Pour moi, celui-ci est finalement moyennement réalisé, assez ennuyeux et parfois même fatigant.
Attention médiocrité absolue !!!!
Jamais le cinema n'a atteint un tel degré de mediocrité, jamais la salle obscure ne m'a donné un reflet si exécrable d'elle même... jamais film n'a été si mauvais...
Comment peut être apprécier le travail misérable d'un si misérable realisteur ?
Pour ma part, je suis parti avant la fin du film, en exprimant mon grand dégoût pour cette médiocrité innomable (voilà un bien qualificatif que "film") car je n'ai pas voulu lui donner ce plaisir et qu'on le veuille ou non, un film n'en devient un que s'il est regardé ! |
Monica Bellucci au cinéma :
Vincent Cassel au cinéma :
Critique de Stuffou :
Un film très dur à voir, mais qui reflète la réalité et les véritables émotions.
Ce film, qui a choqué de nombreux spectateurs, n’est en fait pas plus violent que certains films interdits aux moins de 12 ans et nous montrant un super héros tuer une multitude de méchants ou de monstres.
Il est vrai que ce film comporte deux scènes difficiles à supporter, montrant une violence à l’état pur, sans retenue, sans tabous et sans rien cacher. Alors que l’on trouve normal de voir de la violence tout aussi infâme dans certains films d’action ou d’horreurs, cela choque les spectateurs et le public lorsqu’elle est présentée dans un film que l’on pourrait presque qualifier d’auteur.
Ce film, tourné à l’envers puisqu’il remonte, séquence par séquence, de la fin vers le début, ce qui le rend très original, nous montre ni plus ni moins qu’un cas extrême de violence, généré par une situation tragique dans un milieu bien mal fréquenté. La violence engendre la violence quand on ne sait pas se contrôler et quand ce qui vous entoure ne vous incite pas à vous calmer.
Ce film, donc tourné à l’envers, va du plus difficile passage au plus beau moment, va de la nuit vers la lumière brillante du soleil. Alors qu’en général on nous expose dés le début du film la situation avec tous les bons côtés, avec les évènements beaux et joyeux qui nous font apprécier les acteurs, qui nous font les aimer et trouver injuste ce qui va ensuite leur arriver, ici on nous montre le pire au début pour nous faire découvrir le beau à la fin, ce qui vous en fait sortir encore plus triste et plus révolté. La vie est réellement injuste et ce film nous le prouve. Une femme, un couple, des amis, qui ne demandaient rien à personne et qui vivaient simplement heureux, sans histoires, sans faire de mal, vont tout voir être détruit à cause d’un homme, à cause d’une pulsion sexuelle et d’une violence gratuite. Le plus dure est qu’en plus ce violeur est un homosexuel et qu’il n’avait qu’une envie, défoncer un cul.
Ce film va beaucoup vous faire réfléchir, vous faire réagir à la violence gratuite et à la vengeance. Et s’il y a une image choc et deux scènes de violence longues, le film n’est tout simplement que réaliste. Pourquoi sortir de la salle à cause d’une scène de violence alors que dans certains films la violence est présente sur toute la durée de l’œuvre.
Ce que l’on regrettera c’est la mauvaise image des homosexuels qui est donnée dans ce film. On nous montre des groupes de jeunes hommes qui se retrouvent dans des lieux morbides, salles, ne pensant qu’à baiser sans aucun sentiments. C’est également nous montrer un groupe d’hommes incapables de réagir face à une scène de violence très mortelle. Alors, ne vous y méprenez pas, ce film a juste pour but de nous montrer la violence gratuite et la vengeance et non pas nous faire découvrir la communauté homosexuelle. Cette dernière est bien différente de ce qui vous est présenté.
A voir, mais sans avoir peur d'être choqué.
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