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Critiques professionnelles :
Critique de MonsieurCinema.com :
VIS MA VIE...
Même s’il tourne plus vite que son ombre, on commençait à désespérer du cinéma de Patrice Leconte. Il nous tardait de retrouver des émotions aussi fortes que dans TANDEM, LE MARI DE LA COIFFEUSE, MR HIRE ou LA FILLE SUR LE PONT. En effet, si FELIX ET LOLA possédait quelques charmes, RUE DES PLAISIRS, son dernier film en date, en était pratiquement dépourvu. C’est dire si L’HOMME DU TRAIN était attendu au tournant ! En adoptant un ton volontairement sobre et dépouillé et en concentrant son histoire sur deux personnages, Leconte signe une de ses plus belles réussites. Un film empreint d’humour, de tendresse et surtout d’émotion. Dés les premières secondes et la rencontre improbable entre Jean Rochefort et Johnny Hallyday, qui jouent deux personnages qu’à priori tout oppose, on sait que la partie est gagnée. Et l’on se laisse volontiers emporter par la fausse nonchalance d’un récit plus riche qu’il n’y paraît.
TANDEM CLASSIEUX
L’histoire joue à merveille sur les faux-semblants et ces petits moments de la vie où chacun peut éprouver la sensation d’être passé à côté de l’essentiel. Un sentiment trouble qu’éprouve chacun des protagonistes. Deux personnages qui se rapprochent doucement, volontairement pour Manesquier, sentant la fin du parcours, plus pudiquement de la part de Milan qui ne se laisse pas facilement apprivoiser. Cette passation de caractère donne tout son sel à un récit formidablement écrit et dialogué par Claude Klotz. Sur le papier cette (recon)quête d’identité pouvait paraître factice ou pompeuse. Le résultat est tout autre. On sourit, on rit, on est ému des petites querelles et de la complicité de ces deux âmes solitaires faites pour se rencontrer. Le film recèle de nombreux moments savoureux (les « Et avec ceci ? » de la boulangère, le malfrat qui ne parle qu’une fois par jour) mais n’aurait pas la même force sans le charisme de son magnifique et inédit duo d’acteurs. Jean Rochefort retrouve un personnage aussi touchant que dans TANDEM ou le MARI DE LA COIFFEUSE (auquel Leconte fait un clin d’œil avec Maurice Chevit, le coiffeur) et
Johnny Hallyday se voit enfin offrir un rôle à sa mesure. Il n’a jamais été aussi juste et émouvant. Ajoutez à toutes ces excellentes raisons de courir voir cet HOMME DU TRAIN une mise en scène en adéquation parfaite avec son sujet, un traitement de l’image, du son et de la musique extrêmement original, et vous obtenez une des plus belles surprises de cet automne. Un film en état de grâce. A recommander à ses meilleurs amis.
Jean-Luc Brunet
L'Humanité - Michel Guilloux
Si Rochefort-Manesquier semble au début " faire " du Rochefort, en habitué des films de Leconte, le tournage dans l'ordre chronologique finit par faire oublier ce léger agacement, tant les deux acteurs trouvent leurs marques. (...) Film d'"acteurs" de prime abord, "L'Homme du train" traîne aussi comme la nostalgie d'un cinéma hier populaire, aujourd'hui impossible et, en cela et de par ce parfum délétère qui l'imprègne, semble chez Leconte plus personnel qu'il n'y paraît.
Les Echos - Annie Coppermann
Dommage que le réalisateur n'ait pas su éviter une fin trop flamboyante, trop appuyée. Mais ce n'est que péché véniel : avec ses dialogues aussi ciselés qu'économes, aux aphorismes discrètement ironiques, et, surtout, avec ses deux interprètes miraculeux, Rochefort le suave, délicieux de distinction ironique et d'attendrissante nostalgie, et Hallyday, d'abord sauvage, muré en lui-même, puis s'ouvrant peu à peu comme un gosse à des bonheurs tout simples jusqu'alors ignorés, et crevant l'écran d'une lassitude humaine presque bouleversante, cet " Homme du train " est un petit bijou.
Télérama - Marine Landrot
Patrice Leconte offre un simple messieurs épatant, tout en piques verbales et transmissions de pensées rieuses. Le voyage vaut le coup. Gaillardement confortable, délicieusement démodé, L'Homme du train est un film-charentaise dans lequel on traîne volontiers.
Le Figaroscope - Marie-Noëlle Tranchant
(...) une de ces fantaisies poétiques délicieuses dont Patrice Leconte a le secret. (...) Leconte, Hallyday, Rochefort : un trio parfaitement accordé pour une petite musique de chambre mélancolique et drôle. On s'y laisse aller avec bonheur.
Le Parisien - Pierre Vavasseur
Certaines situations sont impayables : Rochefort qui s'entraîne au tir, Johnny qui essaie des pantoufles... Au final, L'Homme du train séduit aussi par cette capacité à déplacer le centre de gravité des idées reçues sur les truands et les honnêtes gens. Malgré une fin plus molle, c'est sans conteste l'un des meilleurs films de Leconte.
Les Cahiers du Cinéma - Charles Tesson
Reste à dire que Johnny Hallyday tient fort bien la distance de son rôle et que Jean Rochefort est tout à fait savoureux.
Zurban - Eric Quéméré
On prend plaisir à voir deux personnages aussi antinomiques s'apprivoiser peu à peu, pour renaître à la vie sous l'influence de l'autre... Maginifiquement servi par son interprétation, le Leconte nouveau est un bon cru.
Télé Obs Cinéma - Elodie Lepage
Hors du temps, "L'homme du train" se termine sur une fin à l'onirisme surprenant et vaut surtout par son casting. Rochefort et Hallyday forment un tandem chic et choc, efficace et émouvant.
L'Express - Christophe Carrière
Si on n'est pas devant le film le plus étonnant de Leconte, ça n'empêche pas de se réjouir quand même: parce que le Scope est toujours aussi beau, que les travellings en disent long, que Johnny Hallyday joue réservé (juste), que les seconds couteaux sont triés sur le casting (Jean-François Stévenin, Charlie Nelson, Isabelle Petit-Jacques) et, enfin, que Rochefort est au-dessus de tout commentaire.
Libération - Gilles Renault
Patrice Leconte tient là un beau sujet (d'après un scénario de Claude Klotz). Très proche, dans l'esprit, de Tandem (avec Rochefort et Jugnot), l'Homme du train procède du récit intimiste, tour à tour saugrenu et pathétique, qui fouit des existences foirées.
Premiere - Nicolas Schaller
L'Homme du train, c'est un peu "L'Homme sans nom à Maubeuge" ou "Le retraité, le village et le truand". Le concept fournit les meilleures idées du film. (...) Seulement voilà. Certaines scènes laissent l'impression que le réalisateur, confiant dans l'efficacité de son script et dans la rencontre Johnny-Rochefort, s'est contenté de les mettre en images sans vraiment parvenir à leur donner vie. En clair, ça sent un peu trop le procédé.
Le Figaro - Marie-Noëlle Tranchant
Dans L'Homme du train, Patrice Leconte s'adonne à une rêverie joyeuse autour de Johnny Hallyday et Jean Rochefort (...). L'argument (signé Claude Klotz) est joli. Mais surtout, le film le développe en volutes de fumée nonchalantes, légères, farfelues, nuageuses, savoureusement indifférentes à la banalité des choses.
Le Monde - Thomas Sotinel
Face à cette débauche de moyens, de techniques d'acteur, Johnny Hallyday n'a plus qu'à se taire, ce qu'il fait avec superbe. Impassible, laconique, il envahit l'écran de sa présence, parvient à faire croire qu'il a des univers entiers à cacher. Et face à ce mystère, ses partenaires (...) trouvent une vie que le scénario bien ficelé et les dialogues bien envoyés ne suffisaient pas à garantir. Une heure durant, ce système fonctionne à merveille, jusqu'à ce qu'un interminable épilogue vienne dissiper ce charme ténu.
Le Point - François-Guillaume Lorrain
Cinéaste ô combien prolifique, Patrice Leconte délivre aujourd'hui une agréable comédie où sa direction d'acteurs et son sens du rythme font merveille.
Cinélibre - François Doisnel
En trois jours, tout semble pouvoir arriver. Le pire comme le meilleur. Leconte choisit de ne pas trancher, laisse place aux deux. La conclusion s'estompe au profit d'une rencontre. Inattendue, simple, mais qui change tout.
Studio - Jean-Pierre Lavoignat
Le duo fonctionne à merveille, comme si, sans se connaître plus que leurs personnages dans le film, ils avaient partagé la même intimité - et que Leconte, au-delà de ce qu'il avait prévu et organisé, avait su la rendre tangible sur l'écran. Merci à tous les trois.
Première - Nicolas Schaller
En clair, ça sent un peu trop le procédé (...) et l'on vient à se demander si la boulimie de travail dont Leconte fait preuve depuis quelques années ne serait pas préjudiciable à la qualité de ses films.
Cinopsis - Eric Van Cutsem
Sans aller jusqu'au bout de sa démonstration et en pirouettant hélas dans son final, Patrice Leconte limite un peu la portée de son film et diminue un peu notre bonheur de spectateur, mais bon, ne boudons pas trop le reste de notre plaisir...
Les Inrockuptibles - Serge Kaganski
On va finir par se répéter, mais par son physique, son port, sa gueule parcheminée, ses silences, sa minéralité, Johnny Hallyday est à la fois un grand acteur américain et et un grand acteur moderne (pléonasme ?). Il est le seul qui intrigue et accroche l'attention dans ce film aussi vivant et animé que le musée Grévin.
Chronic'art - Jean-Philippe Tessé
Exit l'effet de surprise inhérent à l'effarante bêtise des précédents films, place à une fluidité, un roucoulement paisible des images lecontiennes -ici chichiteuses, là empaillées, toujours un peu creuses. Ce qu'on retiendra du film, c'est justement cette nouvelle manière de faire passer la vacuité de son cinéma : non plus par l'esbroufe bariolée, plutôt par une espèce d'harmonie molle et sans enjeu.
Ciné Live - Sandra Benedetti
En mettat face à face Johnny et Rochefort en vaincus désabusés, Leconte dresse un attachant constatt d'échec, avant de déraper dans le grotesque.
Aden - Philippe Piazzo
Ne cherchez pas pourquoi ils vont passer quelques jours ensemble. Leur lassitude, leur solitude doivent nous suffire pour croire qu'ils sont bien l'un avec l'autre. Ainsi en a décidé la production, qui fournit au public et à la critique, clefs en mains, un nouveau produit estampillé "qualité française".
Les avis des spectateurs :
J’ai beaucoup aimé ce film et je ne suis pas prêt d’oublier les plans et la musique, le duo Rochefort-Hallyday et leurs dialogues, ... Vraiment, je me suis régalé pendant une heure et demie. Un film à ne pas rater et à découvrir le plus vite possible.
Un des tous meilleurs films de cette rentrée jusqu'à présent, et ils sont rares... Montez dans ce train dirigé par Leconte et illuminé par les présences de Rochefort et Hallyday (son meilleur film), vous ne regretterez pas le voyage.
Hallyday pour lui donner une chance en tant qu'acteur. Même si ce n'est pas son premier film, j'ai toujours été (un peu) déçu de la façon dont Johnny était utilisé dans ses films. J'espérais le voir un jour dans un VRAI film!
Rochefort car c'est pour moi un de mes acteurs préférés (voir l'acteur préféré), et le voir dans un film est pour moi toujours un grand moment de plaisir. Quand il joue, il prend le rôle, on a l'impression que personne d'autre pourrait prendre sa place, c'est à lui, et à personne d'autre. J'ai du mal a expliquer ce qu'il représente pour moi, mais je pense que vous comprenez.
Je dois dire que les acteurs m'ont vraiment éblouis, Hallyday est VRAI, pour une fois il n'est pas utilisé en tant que superstar mais en simple acteur et ça change vraiment tout, pour lui et pour le spectateur. Il prouve qu'il sait jouer la comédie et même qu'il a un style bien a lui. C'est surtout que ce rôle lui va comme un gant, car il n'a pas besoin de se forcer, il est naturel. Et c'est un réel régal de voir Rochefort lui donner la réplique. Rochefort est quand lui égal a lui-même.
Ce film est simple, pas besoin de supers décors, pas besoin de gros moyens, ... la force de ce film est dans le jeu des acteurs. Hallyday est mystérieux et Rochefort correspond à beaucoup de personnes de la vie réelle. Une personne qui a toujours vécu dans son petit village, qui ne connaît rien d'autre et qui a ses petites habitudes. Une personne qui rêve de voyager, de voir des personnes inconnues, d'être remarquée, mais qui a peur et qui n'a pas le courage. Hallyday lui ouvre la porte de cet univers inconnu, mais a-t-il le courage de franchir le pas ?
En sortant de la salle il m'était impossible de dire "Oui c'était un bon film" ou "Non je n'ai pas aimé". C'est le genre de film où l'histoire paraît tellement vraie et tellement réelle qu'on le prend comme un récit biographique, une rencontre entre deux personnes parfaitement inconnues mais attachantes.
Pour terminer je peux dire que j'ai aimé la rencontre entre ces deux personnages, et que leur histoire est très belle.
Etonnante cette confrontation ! Rochefort et sa maison lourde de souvenirs et de traditions, Johnny et le dépouillement de la rue. Et pourtant l'intelligence humaine qui les réunit et leur fait croiser leur destin. Très bien filmé et très bien interprété. Un vrai film à la française.
C'est un excellent moment, Rochefort égal à lui même est toujours aussi brillant et... surprise ! Halliday convaincant même si son meilleur rôle reste celui de chanteur, la réunion de ces deux monstres est efficace. Dommage que la fin reste un peu particulière et pas celle que l'on attendait. A voir !
Rochefort est géant, il tient tout le film à lui tout seul, Hallyday, fait ce qu'on attend de lui, dans un rôle qui lui colle à la peau... donc sans surprise. Patice Leconte a réussi là un très bon moment de cinéma. A voir...
Patrice Leconte ambassadeur de la qualité française,ce qui pour moi n'a rien de péjoratif. Johnny Hallyday est la bonne surprise de ce film et Jean Rochefort est au sommet de son art. Dommage que la fin du film trop démonstrative gâche un peu le plaisir.
Avec L'Homme du train, Patrice Leconte affirme sa position de Mr TGV (Tres Grand Virtuose) du cinéma.
L'Homme du train est sans aucun doute un futur grand classique du cinéma. Bravo, M. Leconte. On en redemande.
J'ai été voir le film et je le déconseille vivement ,Johnny Halliday ne sera jamais un acteur, sa diction sonne faux, ses regards et poses pareil. Je me suis ennuyé énormement. Vraiment à éviter. |
Johnny Hallyday au cinéma :
Jean Rochefort au cinéma :
Critique de Stuffou :
Un film français qui fait apprécier le Cinéma mais qui va vous faire réfléchir sur la vie.
L’idée de réunir deux des plus grandes figures emblématiques ensemble fut une excellente idée. Ces deux hommes, aussi différents dans la vie que dans le film, rendent cette œuvre fort agréable et nullement ennuyeuse comme on pourrait le penser.
En effet, plus de 50 % du film est constitué de conversations entre le duos, quoique le mot conversation est plus ou moins inadapté puisque plusieurs passages font apparaître Jean Rochefort en super bavard et Johnny Hallyday en mur des silences. Ainsi, on pourrait penser à un film par moments ennuyeux, lassant, mais au contraire, avec des conversations fort différentes les unes des autres, avec des instants presque comiques et deux personnalités opposées, nous avons une œuvre presque passionnante, preuve qu’une vie même monotone peut avoir des instants ensoleillés et palpitants.
Dans ce film, nous avons deux hommes que tout oppose mais qui ont envi depuis fort longtemps de changer de vie. Un est aventurier, dangereux et silencieux, l’autre est pantouflard, peureux et bavard. Après 40 ans de vie identiques, l’aventurier n’aspire plus qu’à se poser et le pantouflard aimerait partir à l’aventure. Leur rencontre, totalement fortuite, va leur faire vivre durant trois jours une partie de leur rêve avant le grand jour où tous les deux doivent subir une dernière épreuve.
Alors que tout les séparait, que tout les opposait, le destin va les réunir pour un final identique, pour une conclusion inattendue mais commune.
En fait, ils vont même commencer à s’influencer l’un l’autre, le peureux se découvrant du courage et perdant une partie de son bavardage, l’aventurier se posant dans un fauteuil avec pipe et pantoufles et hésitant à continuer la dernière aventure dans laquelle il est.
Sur fond de musique tendre, de poésie et de piano, ce film tente de nous faire prendre conscience de ce qu’est une vie monotone au sens large du terme, c’est à dire une vie où chaque jours qui se suivent se ressemblent perpétuellement et éternellement. Et plutôt que de nous donner une réponse à la fin, plutôt que de nous dire qu’il faut garder la même vie ou qu’il faut changer pour vivre ses rêves, on nous fait vivre un double final qui oblige le spectateur à se demander qu’elle est la meilleure solution à adopter.
La fin du film est fort originale et troublante, le spectateur devant choisir qu’elle est la meilleure version pour lui, à savoir :
- oui, il faut changer de vie et devenir l’opposé de ce que l’on a été durant 40 ans,
- non, le changement implique un trop grand bouleversement qui ne pourra jamais être supporté, demandant trop de sacrifices.
Vous devrez donc choisir la fin qui vous plait le plus, ou qui vous déplait le moins, vous devrez décider s’il valait mieux décider de changer de vie ou de ne jamais en avoir rêvé pour ne pas en avoir des regrets.
C’est bel et bien un film sur la vie et sa monotonie, interprété par deux très grandes figures françaises qui vont réussir à tenir en duos plus de la moitié du film sans qu’à aucun moment on ne s’ennui.
A voir, pas forcément au cinéma, mais à voir absolument.
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