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Ghosts of Mars
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Acteurs et Réalisation - Anecdotes - Critiques professionnelles - Critique de spectateurs - Critique de Stuffou - Sources de travail
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Acteurs / Réalisateurs / Dates :

Film Américain de John Carpenter
Scénario de Larry Sulkis, John Carpenter
Musique de John Carpenter
Sortie en France le 21 novembre 2001
Durée : 1h40

Site officiel : http://www.ghostofmars-lefilm.com/

Avec :
Comédiens et Comédiennes Dans le rôle de :
Natasha Henstridge
Ice Cube
Pam Grier
Jason Statham
Clea Duvall

Anecdotes

C’est Courtney Love qui devait interpréter le rôle du lieutenant Melanie Ballard, mais elle a dû déclarer forfait pour raisons de santé. On a croisé Clea Duvall dans la série BUFFY et dans THE FACULTY.

La gueule de Statham
Personnage haut en couleur avec son accent british au couteau, Jericho Butler est incarné par le britannique Jason Statham, découvert dans Arnaques, crimes et botanique de Guy Ritchie. C'est en se promenant à Londres que le futur mari de Madonna découvre l'acteur, alors... vendeur de bijoux. Egalement apparu dans le deuxième film de Guy Ritchie, Snatch, Jason Statham fut aussi champion de plongée en Angleterre. Des aptitudes qui ont eu leur intérêt lors de la préparation physique de Ghosts of Mars.

Femmes à poigne
Comme dans nombre des films de John Carpenter, Ghosts of Mars est mené par des personnages féminins aux caractères bien trempés. A Jamie Lee Curtis d'Halloween et Adrienne Barbeau de Fog (The Fog) (entre autres), succèdent ainsi Natasha Henstridge (dans le rôle de Melanie Ballard), Pam Grier (Helena Braddock) et Clea Duvall (Bashira Kincaid). Toutes trois allongent la liste des femmes tout sauf victimes consentantes présentes dans la filmographie de John Carpenter.

Une prière avant le tournage
Le tournage de Ghosts of Mars débute le 7 août 2000 près de la ville d'Albuquerque, au Nouveau Mexique, sur les terres sacrées d'une tribu indienne. La vielle au soir, John Carpenter décide d'organiser une prière dédiée aux traditions locales et à l'esprit des lieux à l'endroit même de tournage. La cérémonie réunit toute l'équipe technique et artistique du film, et est présidée par un sorcier indien, qui bénit les décors.

Courtney Love blessée
Alors que John Carpenter avait depuis longtemps jeté son dévolu sur Courtney Love pour le rôle clé de Melanie Ballard (Ghosts of Mars), celle-ci se blesse à la cheville quelques semaines seulement avant le début du tournage. C'est finalement l'actrice d'origine canadienne Natasha Henstridge qui la remplace au pied levé, manquant du même coup les semaines de préparation physique qui avaient précédé les premières prises de vue. Natasha Henstridge retrouve cependant vite ses marques, habituée aux films fantastiques depuis ses rôles titres dans La Mutante (Species) et La Mutante 2 (Species II)


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Résumé & Genre :

Science Fiction / Frisson

Encore une aventure sur la planète Mars

Mars, 2176. La planète rouge est devenue une colonie minière terrienne, régie par une société matriarcale. Le lieutenant Melanie Ballard fait son rapport sur sa dernière mission (avortée) : le transfert du criminel James « Desolation » Williams de Shining Canyon à Chryse, la capitale de la vallée sud. L’équipe de choc du lieutenant a découvert une ville minière désertée par ses habitants. Seuls quelques prisonniers, dont Williams, étaient encore là. Tous découvrirent bientôt que les colons ont déterré des vestiges d’une ancienne civilisation, où des esprits maléfiques dormaient jusqu’alors... La guerre est déclarée entre le Bien et le Mal...

En 2176, la Terre a fait de Mars une colonie minière où 640 000 personnes tentent de vivre dans un environnement hostile.
A Chryse, la capitale de la vallée sud, le lieutenant Melanie Ballard et son équipe reçoivent l'ordre de transférer James "Desolation" Williams, un criminel de la pire espèce, à la Cour de justice. Ils débarquent alors dans la ville abandonnée de Shining Canyon. Seuls Desolation et une poigné de détenus, enfermés dans leur cellule, semblent être les rescapés d'une terrible catastrophe. Des cadavres mutilés jonchent les couloirs de la prison.
Au même moment, au fond du cratère de la mine à ciel ouvert, un étrange rituel se déroule. Des milliers de guerriers en transe s'adonnent à des rites barbares et sanglants. Le Bien va s'allier au Mal pour combattre le Pire.

Critiques professionnelles :

Critique de 6nema.com :
John Carpenter (Halloween - la nuit des masques, New-York 1997, Le Village des damnés, Los Angeles 2013, Vampires…) affectionne les univers sombres, aux paysages désertiques et inhospitaliers. Il a reproduit ce schéma dans ce film, où Mars est rempli de colonies minières semblables à des bagnes et balayées par de violentes tempêtes. Cet univers fait un peu penser au Total Recall de Verhoeven ou à celui de Resident Evil. Le climat noir est renforcé par la bande son signée comme souvent par Carpenter et qui se fond à merveille dans le film, lui apportant un plus indiscutable. On l'aura compris, Carpenter maîtrise à merveille ces atmosphères lugubres qui sont sa marque de fabrique.

Une autre satisfaction du film réside dans la qualité de la distribution, que seul Carpenter est à même de réunir dans un film de ce genre. Si le rôle principal est un peu caricatural (la jeune et jolie femme flic qui ne se laisse pas marcher sur les pieds), il est bien assuré par la délicieuse Natasha Henstridge, qui a une certaine expérience des films fantastiques grâce aux différents Species. Mais la surprise provient surtout des seconds rôles : Ice Cube tient avec aise et délicatesse le rôle du gros-dur-pas-du-tout-débile, et on retrouve avec plaisir Jason Statham (magnifique dans Arnaques, crimes et botanique) qui apporte une touche d'humour au travers de son personnage dont la principale obsession est de "séduire" le lieutenant Ballard (on ne peut que le comprendre). La présence de Pam Grier, remise à la mode par Tarantino, ne fait que confirmer l'aspect exceptionnel de la distribution. Face à eux se dresse une foule d'hommes-monstres remarquablement maquillés. Ce côté esthétique très soigné procure aux scènes gore une certaine crédibilité qui leur fait trop souvent défaut ainsi qu'une grande efficacité propre à rendre le spectateur mal à l'aise.

Le seul véritable reproche que l'on pourrait faire à ce film de genre est que le côté suspense semble avoir été laissé de côté alors que tous les ingrédients étaient réunis pour qu'il soit efficace. Cela laisse un petit goût d'inachevé, et Ghosts of Mars n'entrera peut-être pas dans les classiques du genre.

En bref, John Carpenter nous livre ici un film fantastique fort plaisant et bénéficiant de tous ses talents de spécialiste du genre. Ghosts of Mars devrait ravir les fans de Carpenter et permettre aux novices que les scènes hard n'effraient pas de découvrir ce cinéaste réputé.

Nick R.

Critique de MonsieurCinema.com :
LA PLANETE DES SINGERIES
Mauvaise passe pour John Carpenter, auteur-réalisateur de tant de chefs-d’oeuvres (THE THING, NEW YORK 1997, PRINCE DES TENEBRES, la liste serait longue...) : malgré toute la sympathie qu’on a pour le bonhomme, GHOSTS OF MARS n’est pas à la hauteur de sa réputation méritée. On ne peut pas mettre en cause totalement les acteurs de séries B (Carpenter a bien réussi à diriger un joueur de catch dans le délirant INVASION LOS ANGELES) qui débitent des dialogues de base, toujours mâtinés de sexisme rampant ; la cause est entendue que le maestro pond régulièrement des hymnes à la virilité et au nihilisme réjouissants. Mais son dernier opus, avec sa construction sans aucun intérêt en flash-backs imbriqués, ne parvient pas à être à la hauteur d’un VAMPIRES tout aussi classique mais infiniment plus excitant. Côté illustration sonore, le mariage du metal avec les nappes de synthé n’est pas du meilleur goût (quoique ce doit être le cadet des soucis du réalisateur-compositeur) : on note d’ailleurs que le leader des possédés ressemble comme deux gouttes d’eau à Marilyn Manson ! Décidément, la planète rouge n’inspire pas véritablement les productions US, qui nous délivrent des films vraiment moyens (PLANETE ROUGE, MISSION TO MARS) : rendez-nous TOTAL RECALL ! (Jean Christophe DERRIEN)

Les Inrockuptibles - Bertrand Loutte
Avec ce western primitif transposé sur Mars, Carpenter signe un réjouissant film hybride : du Hawks mâtiné de heavy metal.

Urbuz - Vincent Malausa
Ce qui rend si beau et si triste Ghosts of Mars, c'est la profonde égalité qui gouverne chacune de ses luttes (...) Le cinéma guerrier de Carpenter est humaniste en ce qu'il donne à voir deux choses : la solitude et la tristesse d'un monde où seule est heureuse la lutte pour la liberté.

Le Point - Olivier de Bruyn
Maître du film de genre, John Carpenter réussit à sublimer un argument digne d'une mauvaise série Z et délivre une nouvelle variation autour de ses thèmes favoris (claustration, possession, paranoïa...).

Zurban - N.T Binh
Le savoir-faire est à son comble pour ce qui est des effets spéciaux et de l'efficacité propre au genre : aidé par une partition musicale signée du réalisateur, le film contient de nombreux moments véritablement terrifiants.

Télérama - Aurélien Ferenczi
Une quintessence de série B par un maître malicieux, John Carpenter.

Cinélibre - David Perrault
C'est (...) un avertissement... Cela pourrait être déprimant, désespérant au plus haut point, mais le cinéaste possède un tel sens du récit cinématographique que son spectacle, aussi sombre soit-il, provoque néanmoins une jouissance de tous les instants ! Ultime ambiguïté carpenterienne...

Chronic'art - Frédéric Bas
Rien de raffiné dans ce Ghosts of Mars donc, mais une castagne à débat où l'échange des coups (tous permis faut-il le préciser) se veut échange d'arguments sans chi-chi.

Nouvel Obs - Danilo Lemaire
Légèrement daté, mais passionné.

Aden - Philippe Piazzo
Rigolo un moment, mais peu de surprises, sinon dans les recoins d'une facture inventive, se débrouillant avec un carton­ pâte qui touche au féerique. Cette série B, qui semble avoir le budget d'une série Z, possède donc un charme rétro très efficace, d'autant que ses héros sont aussi délicieusement toc que ses décors.

Le Parisien - Alain Grasset et Philippe Vavasseur
(...) un véritable western "martien". Du bruit, de la fureur, de la violence, le tout sur fond de heavy metal, voilà de quoi combler les fans. Les autres n'y trouveront pas forcément leur compte.

Novaplanet.com - Alex Masson
Pas à mépriser pour autant quand il retrouve le charme des séries B fauchées, même au prix d'un paradoxe : le film aurait coûté 30 millions de dollars, dix fois plus qu'il n'y paraît.

Le Monde - Thomas Sotinel
En abattant les deux piliers de la modernité hollywoodienne, la technologie et le second degré, Carpenter provoque l'effondrement de Ghosts of Mars. Le film est moche, mais le geste n'est pas dépourvu de grandeur

Ciné Live - Philippe Paumier
Le plaisir complice de parcourir la filmo de Carpenter, généreusement dispersée dans son nouvel opus, prend le pas sur le résultat, mineur.

L'Humanité - Vincent Ostria
Ambiance macho et humanité réduite à ses fonctions les plus brutales. Ça ressemble la plupart du temps à un clip de hard rock grand-guignolesque (style Marilyn Manson). Assourdissant et routinier.

Ouirock.com - Nicole Saint-Bois
Quand série B rime avec navet interplanétaire, c'est le retour de John Carpenter.

Les avis des spectateurs :
Un film qui démarre lentement mais qui vous prend aux tripes pendant 1h30 non stop ! C'est du grand art, les combats sont sublimes, la musique heavy metal colle à merveille avec l'ambiance ! Les acteurs correspondent parfaitement ! Bref, c'est génial, je le déconseille, cependant aux personnes sensibles !

J'ai trouve ce film super! L'atmosphère est bien faite (on est sur Mars quand même) et les décors, contrairement a certains dires sont très bien fait ! Même si l'action n'est pas tout de suite présente on se prend vite dans le film !La musique est toujours aussi bien et les batailles bien violentes! Enfin du Carpenter quoi! Du bon!

Un vrai divertissement!
J'ai pu voir Ghosts of Mars en avant-première et j'ai pas été déçu. Dans le film, il y a tout ce que Carpenter sait faire de mieux : angoisse, supense, action et humour. On se prend pas la tête et ça fait du bien. C'est juste du plaisir pendant 1h30 et après on passe à autre chose.

Enfin un film sur Mars différent ! C'est trash et jouissif à souhait. Pour une fois on n'est pas dans un univers aseptisé mais bien physique avec des fantômes qui décoiffent. Avec en face une blonde et un black pour sauver Mars.
Allez le voir car des films comme ça on n'en trouve plus beaucoup.

Pour les fans de Carpenter c'est sa plus belle oeuvre ! 100% pur gore, un vrai régal. Ce film est rythmé par des scénes d'action les unes plus sepctaculaires que les autres, j'ai vraiment adoré et j'en redemande ! A voir et à revoir !!!

Ce n'est peut-être pas le meilleur Carpenter mais c'est quand même franchement distrayant...
Comme souvent chez Carpenter, c'est un western transposé cette fois sur Mars.
Rythmé, sanglant, mais jamais ennuyant.

Ce film était bien au début mais au fur et à mesure que le temps passait il se dégradait.
La fin quant à elle est pitoyable.

La première partie du film est vraiment terrible, mais la seconde ressemble à un shoot en up sur fond de hard rock.
C'est vraiment dommage, Carpenter nous avait habitué a mieux.

Une idée intéressante -sans être vraiment originale- et juste assez sous-exploitée pour qu'on nous ressorte un Ghosts of Mars II LE RETOUR dans un an ou deux ...

Le dernier Carpenter n'est vraiment pas son meilleur. Le scénario extrêmement simpliste et dépourvu d'idées originales, n'arrive pas à faire oublier le manque de moyens. Seul le schéma de narration est réussi (à coup de flashbacks). On sent Carpenter beaucoup moins inspiré que sur Vampires. La parfaite illustration est la comparaison des méchants de ces deux films. Si l'un est charismatique et terrifiant à souhait, celui de Ghosts of Mars est caricatural et inexistant. Un Carpenter en petite forme (on lui souhaite de la retrouver). A noter une VF exécrable.

Un Carpenter "petit cru", après l' excellent Vampires. On s'ennuie durant presque une heure (ce qui explique peut-être le flop US). Puis, enfin, arrive la grosse artillerie avec un spectacle que l'on aurait aimé voir durant tout le film.
A réserver aux fans purs et durs de "Big John", les autres risquent d'être déçus...

C'est du Carpenter sans surprise. Ca bouge pas mal avec des dialogues amusants et des acteurs sympathiques.
En bref, une petite série B de SF pour amateurs du genre.

Histoire naïve presque inexistante.
Carpenter a voulu miser sur les effets spéciaux, il a oublié tout le reste. Impression de déja vu, trop de clichés ( expulsion du souffle démoniaque comme dans la ligne verte ) et j'en passe.  A oublier

John Carpenter au cinéma :

Ice Cube au cinéma :

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Critique de Stuffou :

Un début excélent à faire froid dans le dos, mais une suite décevante.

Du sang et du suspense, c’est ce que promettait ce nouveau scénario sur la planète Mars, mais cette fois ci à la sauce de Carpenter.

Pour le sang, aucune déception, c’est bien mortel et bien rouge. Pour le suspense, le frisson, l’angoisse, on en a une très belle dose dans la première partie, mais cela disparaît par la suite, ce qui est bien dommage.

Les premières minutes sont très angoissantes, qu’est ce qui nous attend derrière chaque porte, le long de chaque mur ? On angoisse réellement pour ces policiers, on a sincèrement la peur au ventre durant les premiers instants. On pense alors que l’on va ressentir cette atmosphère, cette crainte, durant tout le film, on s’attend à sursauter durant deux heures, à s’accrocher à son siège.
Par la suite, l’action prend le dessus par rapport au suspense, par rapport à l’angoisse. Se succèdent divers affrontements et diverses situations, mais ne comprenant que peu d’émotions, peu d’angoisses réelles. Toute la trouille du début, tout l’acquis terrifiant des premières minutes, ont disparus. L’œuvre devient alors un simple film de « je te tue, tu me tues » sur Mars, un scénario d’humains contre des bêtes féroces.
Ce n’est qu’à la fin que l’on retrouve un peu l’angoisse, mais ce n’est pas aussi fort qu’au début. Le film se laisse donc regarder durant une grande partie, sans grande vie, ce qui est fort dommage.

Pour le coté sang, il y en a beaucoup. Des têtes coupées, des corps qui explosent, c’est plutôt bien fait et assez réaliste. La question de tous les instants est alors : qui de nos héros va être le premier, puis le prochain, à être tué ? Vont-ils s’en sortir, et si oui combien seront-ils et qui ? Voilà un petit peu tout l’intérêt du film, après que le suspense n’est duré que quelques minutes.

Globalement, c’est un bon film dans le genre « tout le monde se tire dessus », il est bien filmé, les décors sont bien choisis, mais il n’a rien qui nous oblige à nous précipiter pour le voir. La signature Carpenter est belle, mais le style ne se reconnaît que dans le début du film, dans la partie suspense

N'ayant rien de bien profond, c'est un fiml que l'on pourra quand meme apprécier en location vidéo..

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Sources de Travail
Allociné ; TF1 ; Canal + ; MonsieurCinéma.com


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