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Acteurs / Réalisateurs / Dates :
Film Américain de Ridley Scott
Scénario de Ken Nolan
D'après le livre de Mark Bowden
Musique de Hans Zimmer
Sortie en France le 20 février 2002
Durée : 2h23
Site officiel : http://www.columbiatristar.fr/02/faucon_noir/
Avec :
| Comédiens et Comédiennes |
Dans le rôle de : |
| Josh Hartnett |
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| Ewan McGregor |
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| Tom Sizemore |
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| Eric Bana |
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| William Fichtner |
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| Ewen Bremner |
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| Sam Shepard |
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| Gabriel Casseus |
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| Kim Coates |
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| Hugh dancy |
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| Ron Eldard |
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Anecdotes
Le producteur principal du film, Jerry Bruckheimer, est spécialisé depuis longtemps dans les films d'action plus ou moins lourds. On lui doit notamment LE FLIC DE BEVERLY HILLS, TOP GUN, BAD BOYS, ROCK, LES AILES DE L'ENFER, ARMAGEDDON, ou encore PEARL HARBOR. LA CHUTE DU FAUCON NOIR a été adapté d'un livre écrit par un journaliste, Mark Bowden.
Oscars 2002 : Meilleur montage pour Pietro Scalia, Meilleur son pour Michael Minkler, Myron Nettinga et Chris Munro.
Matériel lourd
Dans un souci de réalisme, la production de La Chute du faucon noir a mobilisé d'importants moyens pour reproduire les combats de rue de Mogadiscio. Ont ainsi été transporté jusqu'aux lieux de tournage au Maroc : une quinzaine d'hélicoptères, des dizaines de blindés et de transports de troupe, un véritable arsenal militaire, ainsi que le plus grand système de prises de vue sur grue au monde.
Une équipe internationale
Bien que centré sur les déboires de l'armée américaine, La Chute du faucon noir a mobilisé une équipe des plus internationales. Outre deux acteurs britanniques (Ewan McGregor et Jason Isaacs) et un australien (Eric Bana), l'équipe des cascadeurs était majoritairement composée de tchèques. Des croates, des canadiens, des français et des allemands étaient répartis dans différents département. Quant aux comédiens incarnant les guerriers somaliens, ils ont été choisis parmi les étudiants de Rabat, où se déroulait le tournage. Ils étaient originaires du Niger, du Burkina Faso, de Ghana, de la Sierra Leone, de l'Angola, de Djibouti, de Sénégal et du Congo.
Entraînement militaire
C'est une habitude, pas de film de guerre sans entraînement intensif au préalable. Les acteurs de La Chute du faucon noir ont participé aux exercices des vrais soldats sur différentes bases militaires des Rangers, des forces spéciales et de la très secrète Delta Force. Au programme : technique de combat rapproché, cours sur l'histoire des Rangers, maniement de radios, d'armes automatiques et des fusils M16-A2.
Des conseillers avisés
Afin de s'assurer de la crédibilité de leurs scènes, Ridley Scott et son producteur Jerry Bruckheimer se sont entourés de collaborateurs avisés. Ancien Navy Seals, déjà conseiller sur des productions Bruckheimer telles que Rock (The Rock), Les Ailes de l'enfer (Con air), Armageddon, Ennemi d'Etat (Enemy of the State) ou encore Pearl Harbor, Harry Humphries a une fois encore guidé le réalisateur. L'équipe a également pu compter sur les conseils du Département américain de la défense.
Tournage au Maroc
Le tournage de La Chute du faucon noir s'est avéré impossible en Somalie, aucun visa n'étant plus délivré pour ce pays. Après de longues recherches dans toute l'Afrique et sur les côtes méditerranéennes, c'est finalement au Maroc que le film est tourné pendant 92 jours, principalement à Rabat et dans la ville de Sale, située sur la côte atlantique du pays. C'est ainsi que Sidi Moussa, le quartier ouvrier de Sale, s'est transformé en centre ville de Mogadiscio. L'Avenue Nasser de la même ville a abrité le bâtiment cible de l'attaque américaine, construit à neuf. Enfin, un terrain d'aviation de l'armée de l'air marocaine près de Rabat a fait office de base militaire américaine.
Un livre comme source d'inspiration
Relatant un fait réel, La Chute du faucon noir est directement inspiré du livre Black Hawk down : A story of modern war de Mark Bowden, journaliste réputé du Philapdelphia Inquirer. Après une enquête approfondie sur les évènements du 3 octobre 1993, leurs causes et leurs répercussions, Mark Bowden a également publié une série d'articles de presse. |
Résumé & Genre :
Guerre / Faits réels
Une mission impossible en plein coeur de la Guerre civile en Somalie
Au début des années 90, la Somalie est engluée dans une guerre civile sans fin. Les clans se multiplient, le chaos politique devient total et, comme souvent, la population est la première victime. Le 3 octobre 1993, sous l’égide de l’O.N.U, les Etats-Unis décident d’organiser une opération commando afin de capturer les deux principaux lieutenants d’un chef de guerre local. Mais leur mission, qui devait ne durer que 45 minutes, tourne à la catastrophe. Deux hélicoptères sont abattus, et les soldats au sol se retrouvent prisonniers, pourchassés par une foule exaltée et révoltée. De son Q.G, le général William Garrison ne peut que constater les dégâts. Sur le terrain, le jeune sergent des rangers Matt Eversmann doit prendre le commandement d’un détachement...
Le 3 octobre 1993, avec l'appui des Nations Unies, une centaine de marines américains de la Task Force Ranger est envoyée en mission à Mogadiscio, en Somalie, pour assurer le maintien de la paix et capturer les deux principaux lieutenants et quelques autres associés de Mohamed Farrah Aidid, un chef de guerre local. Cette opération de routine vire rapidement au cauchemar lorsque les militaires sont pris pour cibles par les factions armées rebelles et la population, résolument hostiles à toute présence étrangère sur leur territoire.

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Critiques professionnelles :
Critique de MonsieurCinema.com :
MISSIONS A RISQUES
Ridley Scott (HANNIBAL, GLADIATOR) s’est lancé un défi délicat : mettre en scène l’un des échecs les plus controversés de l’armée américaine. Imminence des Oscars oblige, le magnat du divertissement hollywoodien Jerry Bruckheimer a choisi de sortir le film, faisant fi du contexte international tendu. Mais LA CHUTE DU FAUCON NOIR n’est pas le blockbuster moraliste lambda que l’on pouvait redouter. Bien loin de l’esprit nauséabond de nombreuses productions Bruckheimer (LES AILES DE L’ENFER, PEARL HARBOR), ce film lorgne plutôt du côté d’IL FAUT SAUVER LE SOLDAT RYAN de Spielberg. Evidemment, pour chaque Ranger au tapis on n’échappe pas au ralenti ou à l’effet sonore, alors que la foule somalienne est mitraillée avec moins d’artifices. Mais l’effet patriotique est ménagé,
les bannières étoilées plutôt rares, et la musique sobre. En se déchargeant de toute ambition investigatrice, Ridley Scott évite aussi le piège du parti-pris. Son but n’est pas de justifier l’intervention américaine, mais simplement de dépeindre le destin d’hommes qui s’entraident pour survivre. Il stigmatise aussi avec une certaine clairvoyance le malheur des populations, toujours victimes impuissantes de conflits politiques qui les dépassent.
SCOTT, LE BON FAISEUR
Dans sa démarche plus dramatique qu’historique, le cinéaste anglais réalise un véritable tour de force. Photo magnifique, cadrage précis, images choc et montage frénétique font de la première heure et demie du film une grande scène spectaculaire, sans aucun temps mort. Certains passages, totalement époustouflants (crash du 1er hélicoptère, poursuite dans les ruelles), finissent d’isoler le spectateur dans un rythme oppressant et une brutalité sans concessions. Dans de telles circonstances, il est difficile pour les acteurs de se démarquer individuellement et c’est en groupe que ceux-ci donnent la mesure de leur talent. Leurs prestations de soldats dépassés, démoralisés mais courageux est une réussite. Malheureusement, le rythme finit par s’essouffler dans
la dernière partie, où Ridley Scott tombe parfois dans le voyeurisme gratuit (la scène d’amputation). Mais grâce à son savoir-faire, ce dernier sort haut la main de ce projet délicat. Une vingtaine d’années après ALIEN et BLADE RUNNER, il prouve qu’il est toujours un maître incontestable du film d’action, et que LAMES DE FOND ou A ARMES EGALES ne sont que des incidents de parcours. Après GLADIATOR, la route des Oscars lui est à nouveau ouverte.
Hugo de Saint Phalle
Le Figaro - Dominique Borde
Ridley Scott filme un jeu de massacre (...). Au milieu de cette boucherie, il y a des hommes, l'horreur et la souffrance. Il nous les fait donc partager. A nous de voir, de vibrer, de nous indigner, de saluer le courage ou de condamner toutes les guerres à travers ces combats de rues.
L'Express - Eric Libiot
La caméra est au milieu de l'action, premier personnage du film, la lisibilité est entière et la tension maximale. Reste que La Chute du faucon noir, en l'absence de toute réflexion politique, se termine par une ode lacrymale à l'héroïsme des soldats de l'Oncle Sam.
Les Inrockuptibles - Olivier Père
La Chute du faucon noir, malgré l'audace de son sujet (...) est donc une production de série, et un film de propagande de plus. (...) Un message pour le moins opportuniste, reçu cinq sur cinq par le public américain.
Chronic'art - Grégoire Bénabent
On aurait aimé plus de franchise et de courage dans la dénonciation car cette fin conserve un reste de flatterie patriotique atténuant un propos potentiellement subversif, surtout en temps de guerre.
Télérama - Frédéric Strauss
Le scénario gomme hélas les aspérités d'un sujet audacieux et encore brûlant (...). Ridley Scott participe lui-même à cette banalisation du propos à force de se désintéresser des personnages, perdus dans des décors qui libèrent toute leur puissance en plans larges.
L'Humanité - Jean Roy
En bref, nous serions en présence d'un bon film de guerre solidement ficelé, osé même, car il n'en est pas tant qui racontent une déroute, s'il n'épousait de manière aussi cocardière le point de vue américain.
Libération - Philippe Garnier
Le but déclaré de la Chute du faucon noir est de faire de l'antispectacle, de ne glorifier ni la guerre ni les soldats. Mais le film réussit cette gageure de glorifier les combattants de ce qui reste le plus étonnant fiasco américain de récente mémoire.
Urbuz - Jean-Sébastien Chauvin
La peur, l'agressivité, le malaise, tous les enjeux humains de la guerre sont (...) réduits à de pures conventions, ce qui laisse le film très loin derrière La ligne rouge de Terrence Malick pour ne citer que lui.
Le Monde - Samuel Blumenfeld
A l'inverse du Coppola d'Apocalypse Now, il se moque de la politique. La Chute du faucon noir se concentre sur la mission de sauvetage de soldats acculés, dans un centre urbain, à des Somaliens équipés de mitraillettes AK-47. Ce film semble conçu pour apparaître sur une PlayStation.
Studio - Sophie Benamon
(...) La chute du faucon noir apparaît comme les images d'une guerre que nous ne voyons jamais. Celle qui se déroule actuellemnt en Afghanistant, par exemple. Et rien que pour ça, ce film vaut la peine d'être vu.
Première - Gérard Delorme
Au lieu de renforcer le réalisme, la débauche d'artifices contribue à détourner l'attention de la dimension historique du film, au risque de la réduire à un jeu vidéo où l'ennemi n'a pas de visage et le décompte des morts plus aucune importance.
Ciné Live - Marc Toullec
Une plongée dans l'enfer d'une féroce bataille entre Américains et Somaliens, mais la forme, brillante, n'excuse pas l'impasse totale sur le point de vue adverse.
Nova Planet - Alex Masson
La chute du faucon noir retourne aux fonctions shématiques du western dans ce qu'elles ont de plus basiques: bons contre méchants. Brav'recrues américaines contre méchants Noirs.
Aden - Philippe Piazzo
(...) un carton final nous apprend que cette défaite a fait 18 morts et 73 blessés côté américain, et des milliers côté africain. Défilent alors le nom des 18 Américains. Pas la place pour les milliers d'Africains, on comprend bien.
Ciné Libre - David Perrault
La Chute du Faucon Noir est artificiel, truqué ? D'où vient ce sentiment désagréable de n'assister qu'à un long jeu vidéo pénible (2h23 !) où tout ce qui apparaît dans notre champ de vision doit être détruit ? Il ne faut pas chercher bien loin...
Africultures - Olivier Barlet
Pour qui n'est pas convaincu que l'armée américaine sauve le monde en intervenant en Somalie ou en Afghanistan, le film est d'un vide impressionnant. La nausée qu'il provoque ne vient pas de sa violence, qui n'a rien de bien nouveau, mais de sa malheureuse laideur.
Les avis des spectateurs :
Magnifique !!!
Film réaliste. Pas du tout à la gloire des Etats-Unis : on montre une défaite alors que les objectifs ont été atteints. Il faut lire le livre dont le film est tiré. A côté, le film, c'est de la rigolade. Et à tous ceux qui critiquent sans connaître l'histoire, instruisez vous avant de vous plaindre de la propagande américaine. Dès que c'est américain, on n'aime pas...
Enfin, vivement le DVD.
- Pour ceux qui se plaignent de scènes trop dures, trop violentes : qu'ils aillent voir Monsters INC., ça vient de sortir, je suis sur que ça ne les choquera pas trop. La guerre n'est pas un dessin animé, c'est la chose la plus dure qui soit, le sang et la chair entourent les soldats aux moindres de leurs faits et gestes... Hors La Chute du Faucon Noir est un film de guerre, -voire LE film de guerre- et qui plus est ultra réaliste. Ridley Scott n'allait donc pas s'amuser à cacher les blessures de guerre pour faire plaisir aux âmes sensibles et pour produire un film tous publics.
- Pour ceux qui trouvent la moindre propagande américaine dans ce film : ce film aurait été français, imaginez ce qui se serait passé... Je pense que les américains ont été pris en grippe par les médias, et de nos jour la mode est au mépris de ces derniers, la moindre de leur superproduction est de suite cassée par les critiques (D'ailleurs qui sont-ils? Des surhommes?) sous prétexte de "patriotisme insupportable" et gna et gna et gna... Seulement ce que ces gens stupides n'ont pas du comprendre c'est que ce film est basé sur une défaite des américains, et que la caméra est manipulée par un réalisateur AMERICAIN dans des troupes AMERICAINES. Après ça on peut toujours se plaindre du patriotisme des elfes ou autres nains dans Le seigneur des anneaux, A MORT LES NAINS! Tssss...
La Chute du Faucon Noir est l'un des meilleurs films qui m'ait été donné de voir, magnifiquement joué par des acteurs de qualité, superbement réalisé par le Maitre Ridley Scott, très bien produit par Jerry Bruckheimer, la bande originale est digne de celle de Gladiator, encore une fois signée par le Grand Hans Zimmer... On y rit, on y pleure, on ne peut pas ne pas ressentir la moindre appréhension, crainte, le moindre stress durant ce film, on est complètement pris dans l'action comme jamais auparavant... Je ne sais que rajouter, sinon VIVEMENT LE DVD!
Un grand film, certainement l'un des meilleurs que 2002 sera en mesure de nous offrir...
Et aux critiques je dis 'Sortez de votre vision chauvine de la France, arrêtez de jalouser les américains comme vous le faites, c'est sur que les bons films français sont rares mais ce n'est pas une raison pour casser ceux des américains, tentez (Si vous le pouvez) de vous montrer plus objectifs...'
Merci Ridley Scott.
La presse, les critiques... mais qu'est-ce-qu'ils ont dans la tête?! Pour oser dire que ce film est un navet, il ne faut pas l'avoir vu ou bien être totalement stupide. C'est l'un des meilleurs films que j'ai jamais vu. C'est vrai qu'en entrant dans la salle, j'avais un peu peur de ce qui m'attendait. Mais dès les premières minutes, j'ai su que je n'allait pas être décu. En plus avec un casting comme celui-là, on ne peut que adorer ce film.
Un très grand merci à Ridley Scott qui après Gladiator à fait encore mieux (ce qui n'est pas peu dire). Et toutes mes félicitations pour Josh Hartnett qui interprète son rôle à merveille!
Bref, c'est un film que je recommande à tout le monde. Courez vite au cinéma pour aller voir La Chute du faucon noir!
A ne manquer sous aucun prétexte.
On dit que l'on a les hommes politiques que l'on mérite, cela doit valoir également pour les journalites et c'est vraiment malheureux. Sommes nous donc aussi inversément binaires que Bush avec le clan des méchants (les USA et les riches en général) et le clan des bons (les autres)? N'importe quel navet en provenance d'Iran, du Japon, d'Afrique, ou de certains réalisateurs francais a droit à des louanges insensées (je me demande meme si les journaleux se donnent la peine d'aller voir le film tant la critique est attendue et conforme à l'opinion de l'intelligencia parisienne). Par contre un bon film américain (sauf s'il s'agit de Lynch ou Altman) se fait descendre en flèche parce qu'il contient une idéologie qui ne plaît pas à ces messieurs. C'en est risible et pitoyable car cela donne une image archaïque à la France qui par ailleurs se targue d'être le pays des droits de l'homme (et je suppose que c'est pour cela que l'on admire tout ce qui vient de Cuba), le pays de la KULTURE (la ridicule soirée des Césars ou les représentants de la KULTURE faisaient de la lèche aux politiques pour obtenir des subventions était à vomir).
Tout cela pour dire que la Chute du Faucon Noir est un excellent film à voir absolument, car c'est le film qui décrit le mieux les guerres du futur : des guérillas urbaines.
Etonnez vous après cela que les gens ne votent plus ou ne tiennent pas compte des critiques.
Je m'étonne des critiques virulentes de ces journaux spécialisés dans le cinéma et de ces journalistes qui auraient voulu voir dans ce film un cours d'Histoire, de géopolitique, de tactique militaire ou encore d'Humanisme... Mais il n'en ait rien, le réalisateur a voulu prendre le point de vue de ces soldats qui sont confrontés à des atrocités pour des enjeux politiques qui souvent les dépassent; des soldats qui ne trouvent plus de sens dans l'horreur que celui de s'arracher à la mort et de faire leur devoir... Ce film nous fait partager le sentiment et la peur de ces hommes confrontés à une situation d'horreur et de mort. Et en cela, c'est une grande leçon d'humanité.
Le sujet n'est peut-être pas nouveau, mais ici pas d'héroïsme à la Rambo, juste des hommes qui cherchent un sens à tout celà...
Même si ce patriotisme exacerbé est souvent agaçant, peut-on reprocher à un pays de rendre hommage à des hommes qui mettent leur vie en jeu pour donner corps à ces grands principes humanistes si faciles à énoncer lorsqu'on est confortablement installés dans un fauteuil...
Alors à tous ce qui veulent se plonger dans l'humanité d'un combat : allez voir LA CHUTE DU FAUCON NOIR.
C'est un film très bien construit. Avec explications de l'historique de l'évènement dès le début du film.
Les images chocs sont nécessaires afin de ne pas masquer la réalité d'un conflit. Pas d'histoire d'amour pour sentimentaliser le film, uniquement les faits !
Chaque acteur-personnage a son histoire dans le film : pas d'acteur héroïque et personnel.
Bref une guerre est et a toujours été sale. Ne fermons plus les yeux ni sur les agresseurs et leurs victimes. On a l'impression que chaque acteur a été formé pour interpréter ces rôles. Aussi bien que le bon côté que le mauvais (à vous d'interpréter ces côtés). Le piège s'est refermé et on l'a bien senti, nous spectateurs
LE FILM N'EST PAS DU TOUT CELUI QUE L'ON CROIT !
Le film casse férocement l'administration Clinton tout autant que les chefs de guerre somaliens. Le film ne montre aucun drapeau américain, cérémonie officielle ou autre mais uniquement des soldats qui se préparent, et qui obéissent à une mission visiblement tordue, jusqu'à sortir au plus court du piège où ils sont plongés.
La qualité photographique est exceptionnelle, la narration est entièrement pragmatique sans rechercher d'effet, la guerilla urbaine pure et dure comme personne ne l'a jamais filmée, sans interruption jusqu'à la fin.
On retrouve Ridley Scott, de nouveau à son meilleur niveau, cette fois dans un film de guerre où les seuls héros sont les soldats en première ligne et les populations civiles impuissantes entre les deux parties.
Impressionnant de réalisme, ce film a le mérite de ne pas trop placer les Etats-Unis en maître du monde.
Au contraire, le film montre un conflit que l'on ne connait pas bien où des hommes ont péri pris au piège d'un Mogadiscio à feu et à sang d'où ils n'ont pu sortir que par miracle.
Le suspense est maintenu, visuellement c'est impressionnant, un film de guerre qui selon moi est différent.
Un "presque-réalisme" assez déconcertant. Il est clair qu'il ne s'agissait en aucune façon de présenter un cours d'histoire contemporaine de la Somalie: ce n'est pas le souci de Ridley Scott.
Une opération qui tourne mal, même pour des unités d'élite, ça arrive. Le cadre relativement serré nous permet d'apprécier la petitesse de notre planète aujourd'hui: des américains qui s'ingèrent dans une guerre civile en Somalie, avec un contingent de casques bleus pakistanais...
Chapeau pour la réalisation... Aux nombreux détracteurs que je n'ose citer, ont-ils eu la "chance" d'être en Somalie à cette époque ?
La difficile gageure de filmer une "opex" aujourd'hui: les terrains de la politique extérieure et de la morale sont particulièrement glissants...
Un très bon film de guerre pour les amateurs du genre néanmoins (car y-a-t-il finalement plus de violence dans ce genre de film à la limite du documentaire que dans "kung-fu-ninja contre les hommes araignées" ?).
Un film relativement correct, assez proche du documentaire, respectant bien la durée de l'action (une journée). En revanche, le côté "patriotique américain" est une fois de plus mis en avant, ce qui reste malheureusement une composante majeure et assez agaçante dans ce genre de superproduction.
Il y a quelques longueurs, on aurait pu largement faire passer le film en dessous des deux heures. D'autre part, la crédibilité des acteurs est mise en jeu (ils ne jouent pourtant pas trop mal): J. Hartnett, en sergent à la tête d'une quinzaine de gars, c'est risible, E. Mc Gregor, que l'on aperçoit ici et là en soldat café ou photocopies c'est du n'importe quoi. Il reste quand même E. Brewner qui nous fera toujours marrer avec sa tronche d'ahuri (c'était Spud avec ses lunettes jaunes dans Trainspotting), en soldat maladroit et rendu sourdingue par une explosion.
En conclusion, un film acceptable mais qui reste perfectible.
Quand je lis que ce film montre la faiblesse des américains et que c'est assez novateur comme idée, faut pas exagérer, il y a pas mal de film traitant de la guerre du Vietnam et pourtant ils n'en sont pas fiers de cette guerre. Toujours sur le fond, je trouve que malgré le fait que les américains sous-estiment leurs ennemis (je tiens à rappeler que c'est quand même dans la majorité des films d'actions américains que le gentil est surpris par la force du méchant), le film est franchement pro-américain, même si je l'avoue, je suis moi-même plutôt pro que anti-américain, avec le bilan à la fin 1000 somaliens contre 19 soldats, ils veulent tout de même pas qu'on verse une larme pour les 19 morts, tout de même?
Pour ce qui est du film en lui-même, on a l'impression qu'ils ont oublié le scénario! Ils arrivent, ça merde un peu, puis un hélico donc la mission merde encore plus, on ne s'attache pas aux personnages, ils n'ont aucune histoire à part le gars avec sa femme, celui qui fait du café, celui qui se fait imiter, celui avec un gueule de con qui marche comme un handicapé et qui devient sourd (c'est le soi-disant comique du film), et celui qui joue dans Pearl Harbour, et encore, je viens de raconter l'intégralité des détails du scénario.
Mais sinon, j'ai mis 2 étoiles car, le film est très bien réalisé, très bien filmé, on s'y croirait vraiment et on ressent vraiment la panique qu'il pouvait y avoir, ils ont fait ce qu'il y avait de mieux à faire avec ce scénario. Je pense qu'avec un scénario plus recherché et peut-être qui s'éloigne de ce qui s'est vraiment passé (c'est vrai quoi ! c'est pas parce que c'est une histoire vraie que c'est intéressant à voir au ciné) avec peut-être une petite histoire d'amour qui, bien que bateau, aurait donné un peu plus de profondeur aux personnages (comme dans Pearl Harbor) et pour ceux qui me diront que c'est con de mettre des choses qui ne se sont pas produits réellement je leur réponds qu'ils croient vraiment que le mec qui devient sourd il a pas été rajouté avec sa tête de con ?
Ridley Scott semble avoir longtemps hésité entre faire un film à grand spectacle et un documentaire cru et dénonciateur. Malheureusement il semble ne pas avoir tranché, ce qui coûte au film beaucoup de son aspect divertissant et un peu de sa crédibilité. Mais La chute du Faucon noir est un film qui gagne à être repensé et qui, même s'il ne restera pas dans les annales du cinéma d'action, a le mérite d'aborder un sujet d'actualité, bien qu'il adopte à l'égard de ce dernier un point de vue résolument "américain".
Mon dieu, quel navet. Ridley Scott m'a terriblement déçu. Le scénario n'est pas compliqué : 3 heures ou l'on voit Josh Harnett buter des somaliens. C'est une confirmation, il joue vraiment mal. Aucun de ses films n'est bon (Pearl Harbor). La musique est vraiment pourri et dès le début on s'ennuie ferme. A ne pas voir.
Un film malheureusement encore pro-américain (eh! oui c'est tendance) et qui caricature les Somaliens et les Musulmans (je vous conseille la scène de la prière).
Avec quelques dialogues top-niveau du style dans une scène ou les Américains se font canarder son collègue lui dit : "tire mais tire"....
Et la réponse est : "attend ils ne nous ont pas visés".
J'admire les americains pour leur capacité à produire des films de grand spectacle, et c'en est un assurement. Mais presenter les soldats americains engagés dans ces operations comme des héros est indescent.
Film à voir absolument pour les amateurs de grand spectacle, et à éviter pour ceux qui ont connu la guerre, et qui sont amenés à ressentir cet exercice de Ridley Scott comme "way out of line".
A bon entendeur, salut.
En dehors du fait que ce film est une fois de plus de la manipulation mentale à la gloire de l'oncle Tom (gentils amerlocs contre cruels et sanguinaires africains),c'est là le plus grand navet qu'il m'a été donné de voir. Des dialogues dignes d'un enfant de 4 ans, des répliques à la G.I Joe (risibles), une fusillade à n'en plus finir. Bref, si vous avez un rien d'esprit critique et un Q.I supérieur à 60, économisez 50 balles...et n'allez pas voir ce navet! |
Ridley Scott au cinéma :
Josh Hartnett au cinéma :
Critique de Stuffou :
Un film d’une extrême réalité, mais également d’une extrême violence et intensité.
Filmé de très près, on se retrouve au cœur d’une guerre dans laquelle il y a des target (cibles) partout. Quand on sait qu’il y a eut durant ce rail éclair 1000 morts chez les Somaliens et 19 chez les Américains, résumer autant de morts en deux heures oblige à une guerre intense et incessante durant les ¾ du film.
Généralement, des les films de guerre et d’action, vous avez des moments de poses, des moments de répits, pour laisser aux acteurs le temps de réfléchir et de se découvrir à nous, et pour laisser au spectateur le temps de reprendre ses esprits. Dans ce film, il n’y a qu’une seule pose, pas très longue et très difficile sur le plan de la réalité de la guerre. Sinon, ce n’est que fusillades et tirs en continu, morts et blessés en permanence. Il n’y a pas un instant sans combat, sans tuerie. Le spectateur est incapable de se reposer, il est pratiquement impossible d’arriver à se concentrer pour essayer de comprendre où se trouve chaque équipe, chaque sauvetage, chaque soldat.
De fait, on subit l’action, sans comprendre la situation géographique de chacun. Pour celui qui désire réellement comprendre ce qui s’est franchement passé, il faut aller le voir une seconde, voir une troisième fois. De plus, vous n’avez pas le temps d’apprendre à connaître et reconnaître les différents protagonistes. Ainsi, pour savoir à la fin quels sont les héros morts et ceux survivant, pour se souvenir de leur nom, de leur particularité, il faut également retourner une seconde ou troisième fois.
Côté réalisation cinématographique, le film est tourné de très près. De gros et très gros plans rendent la situation quasi réaliste, comme si cela se passait devant nous. Les images sont belles, très belles. Généralement, dans les films de guerre intenses, on a beaucoup de mal à distinguer les bons des méchants, les personnages, les armes, bref les actions. Dans celui ci, malgré l’intensité et la vitesse des combats, on voit tout, chaque action, chaque combattant, presque les détails, ce qui est fabuleux.
Ce qu’il faut par contre signaler, c’est le pourquoi d’une telle guerre. Si au début on nous explique clairement qui sont les bons et qui est le méchant, à force de voir les Somaliens, qu’il s’agisse des hommes, des femmes et des enfants, on fini par se demander si les américains et les Nations Unies avaient raison d’intervenir. Quand on voit la rage de se battre, sans compter le nombre de morts et le nombre de blessés, on se demande si nous ne sommes pas les méchants. En fait, c’est peu avant la fin que l’on comprend que non, que l’on s’aperçoit (si on regarde le film entre les lignes) du bienfait de cette action. En fait, il y a un quartier de la capitale qui est détenu par la milice rebelle. Les américains se trouvant au cœur de ce secteur, ils ne peuvent que constater que pratiquement toute la population de ce secteur est en guerre contre eux. Mais une fois sortis de ce secteur, les Somaliens,
femmes, enfants et hommes se jètent à leurs coups pour les féliciter, pour les remercier. Il y avait par conséquent bel et bien une raison à ce massacre : essayer de stopper une guerre civile meurtrière. Et si pour empêcher la tuerie de plusieurs millions d’innocents il faut tuer plusieurs milliers de miliciens et quelques soldat, cela est triste à dire mais ça en vaut la peine.
Si vous n’aimez pas la guerre, cela ne sert à rien d’aller voir ce film. Vous n’y trouverez pas de politique, pas de stratégie, peu d’explications historiques, mais seulement une bataille de son début jusqu’à sa fin, en continue, sans interruption, sans répits ni repos. C’est impressionnant, c’est sanglant et meurtrier, mais très révélateur de la dure réalité des conflits et des risques encourus par les soldats qui cherchent à faire régner la paix et l’harmonie dans le monde. Une vraie œuvre de guerre qui nous fait comprendre une partie de l’histoire Somalienne. Le réalisateur n’a pas eut froid au yeux, il n’a pas hésité à nous montrer les blessures, les corps coupés et le sang.
A voir pour la qualité du réalisme, l'aspect historique, mais pas si vous n'aimez pas le sang.
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