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Acteurs / Réalisateurs / Dates :
Film Américain de Roger Michell
Scénario de Chap Taylor, Michael Tolkin
Musique de David Arnold
Sortie en France le 6 novembre 2002
Durée : 1h40
Site officiel : http://www.changinglanes.com/
Avec :
| Comédiens et Comédiennes |
Dans le rôle de : |
| Ben Affleck |
Gavin Benek |
| Samuel L. Jackson |
Doyle Gipson |
| Toni Collette |
Michelle |
| Sydney Pollack |
Andrew Delano |
| Kim Staunton |
Valerie Gibson |
Anecdotes
Richard Jenkins, interprétant Arnell, joue dans la série SIX FEET UNDER le rôle du père défunt hantant les pensées de sa famille. On l’a également croisé dans THE BARBER des frères Coen, MARY A TOUT PRIX et FOUS D’IRENE des frères Farelly...
Recréer le cabinet d'avocat
Grand cabinet d'avocats aux murs transparents, le bureau de Gavin Banek, le personnage de Ben Affleck, a été recréé dans une ancienne usine d'armement de Brooklyn. 18 000 m² de sol ont ainsi été entourés sur trois côtés d'une gigantesque photographie de Manhattan, afin de donner l'impression de hauteur. Un soin tout particulier a également été apporté aux tableaux modernes qui ornent les bureaux, symboles de richesse et de puissance. Les équipes artistiques de Dérapages incontrôlés ont ainsi recopié des tableaux de Chagall, Duffy, Rothko ou Andreas
Gursky, tous protégés par du plexiglas pour éviter les jets d'eau induits par la scène où Gavin Banek déclenche l'alarme anti-incendie de son bureau. Les tableaux ainsi créés étaient à ce point identiques à leurs originaux qu'ils ont dû être détruits à la fin des prises de vue sur la demande des artistes originaux ou de leurs héritiers, pour éviter toute contrebande.
Tournage à New York
Dérapages incontrôlés a dans sa plus grande partie été tourné dans les rues de New York ou dans les environs de la ville, de décembre 2001 à mars 2002. L'action du film étant censée se dérouler autour du Vendredi Saint (donc en mars ou en avril), les équipes de tournage ont dû constamment ré-ajuster leur plan de travail afin d'éviter toute trace de neige à l'écran.
Sidney Pollack devant la caméra
Beaucoup plus rare devant la caméra que derrière, Sydney Pollack effectue avec Dérapages incontrôlés sa quatrième apparition majeure en trois ans, après Eyes wide shut, L' Ombre d'un soupçon (Random Hearts) et The Majestic. Une collaboration que le metteur en scène explique : "Je ne joue pas souvent au cinéma, mais j'en retire toujours quelque chose d'utile à mon métier. Cette expérience aura été extrêmement positive car Roger Michell formule des demandes claires et précises, tout en étant ouvert à vos suggestions. On le sent parfaitement confiant dans ses choix et j'aime ça."
Un rôle différent
Dérapages incontrôlés permet à l'un des acteurs principaux, Samuel L. Jackson, de s'éloigner de ses rôles habituels de personnages plutôt cool. Son Doyle Gipson est en effet loin de ses apparitions dans Pulp Fiction, Jackie Brown ou Shaft. "On me propose rarement des personnages aussi ordinaires que Doyle Gipson. C'est le genre d'homme qu'on croise dans la rue sans y prendre garde. Vêtu de façon quelconque, coiffé de façon quelconque, arborant des lunettes quelconques, il est la banalité incarnée", explique le comédien.
Première américaine
Dérapages incontrôlés marquent les débuts américains du cinéaste anglais Roger Michell, déjà réalisateur de Coup de foudre à Notting Hill (Notting Hill). Le film est aussi le premier script écrit pour le cinéma du co-scénariste Chap Taylor.
Deuxième collaboration
Dérapages incontrôlés est la seconde collaboration de Samuel L. Jackson et Toni Collette après Shaft en 2000. Les deux films ont d'ailleurs le même producteur, Scott Rudin et le même compositeur, David Arnold.
Un pari critique
Lors de la promotion du film Dérapages incontrôlés, sur la télé américaine, Ben Affleck paria 100 dollars avec Jay Leno, l'animateur de la célèbre émission, The Tonight Show, que les plus importants critiques américains, Ebert et Roeper, attribueraient leur meilleure note au film. L'acteur gagna le pari.
Une fin alternative
La fin initiale de Dérapages incontrôlés a été coupée et retournée après que les spectateurs des projections tests l'eurent rejetée. Elle montrait les personnages interprétés par Ben Affleck et Samuel L. Jackson en train de se battre sur un balcon. La bagarre finie, ils discutaient du bien et du mal et finalement Samuel L. Jackson déchirait le dossier et le jetait du balcon. |
Résumé & Genre :
Drame / Duel
Les conséquences morales d'un accident stupide
Y a des matins comme ça... Gavin Banek et Doyle Gipson doivent se rendre au plus vite au tribunal de New York ; Banek, en jeune avocat ambitieux, doit plaider une affaire de successions, tandis que Gipson, récemment divorcé, doit se battre pour avoir la garde de ses enfants. Le hasard les fait se croiser sur l’autoroute, et c’est l’accrochage. La voiture de Gipson est la plus touchée, le voilà immobilisé. Banek le laisse avec un chèque en blanc et n’accepte pas de l’emmener au tribunal. A cause de ce contretemps, Gipson rate l’audience. Sa vie est fichue, et il tient à se venger sur Banek : ce dernier a en effet oublié sur le lieu du crash un document important pour son affaire. Entre ces deux hommes, c’est désormais la guerre...
Ce matin, Gavin Banek et Doyle Gipson n'ont pas une minute à perdre. Le premier, un jeune avocat, se rend au tribunal pour une affaire de la plus haute importance. Le second, un agent d'assurances en instance de divorce, est appelé à défendre ses droits.
Une queue de poisson malvenue à New York entraîne une collision sans gravité apparente. Mais Banek commet une faute irréparable : pressé par le temps, il refuse de signer un constat, glisse un chèque en blanc à Gipson et l'abandonne à son sort... après lui avoir laissé par mégarde une pièce essentielle de son dossier. Humilié, furieux, Gipson décide de prendre sa revanche sur celui qui l'a mis en retard au tribunal.
Une mécanique sournoise se met aussitôt en mouvement, dévoilant les failles secrètes des deux adversaires, les poussant en quelques heures dans leurs derniers retranchements et les menant aux pires violences.

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Critiques professionnelles :
Critique de MonsieurCinema.com :
Si le début de l’histoire rappelle quelque peu l’ambigu CHUTE LIBRE du faiseur Joel Schumacher, le reste n’est heureusement pas identique. Le scénario, remanié par Michael Tolkin (THE PLAYER) est habile et montre les deux points de vue à égalité. C’est sans doute la première fois dans sa carrière que Ben Affleck se montre aussi convaincant : utilisant ses tics cool déjà bien rodés dans les productions Kevin Smith (MEPRISE MULTIPLE), il fait vite confiance au scénario et à son réalisateur pour se mettre à nu et devenir touchant. Tout comme Samuel L. Jackson, désarmant en père de famille déboussolé. On se désintéresse vite des embrouilles financières pour ne retenir que leurs détresses, leur impuissance à savoir gérer leurs vies respectives. Le casting les entourant est également
très excitant : Toni Collette, sublime en ex-maîtresse morale, Sydney Pollack en beau-père magouilleur et même Amanda Peet en mariée pas dupe. C’est un choix certes déconcertant que d’avoir confié ce duel psychologique au réalisateur de COUP DE FOUDRE A NOTTING HILL, mais Roger Michell est finalement un excellent choix. La direction d’acteurs est son fort, et ça se ressent. DERAPAGES INCONTROLES donne à réfléchir et ne peut pas vraiment être considéré comme un simple divertissement : un vrai luxe pour une production hollywoodienne... (Jean-Christophe Derrien)
Première - Mathieu Carratier
Cette volonté d'esquiver toute surdramatisation est l'une des principales qualités du film.
Télé Obs Cinéma - Bernard Achour
Tiens, un thriller hollywoodien avec de la substance.
L'Express - Stéphane Brisset
Convaincant et surprenant, Dérapages incontrôlés est sans doute l'un des meilleurs films que les studios hollywoodiens ont proposés cette année.
L'Humanité - Vincent Ostria
(...) c'est la peinture de deux univers sociaux antagonistes (...) qui confère à cette ouvre une certaine épaisseur (on n'a pas dit du réalisme) et lui permet de dépasser les schémas mécaniques de la comédie et du thriller ordinaire.
Zurban - Stéphane Brisset
Pari séduisant, Dérapages incontrôlés cumule suffisamment de qualités pour qu'on l'estime fort réussi. Et prouve que l'ambition n'est pas un vain mot au coeur des studios hollywoodiens.
Le Figaro - Dominique Borde
Avec une virtuosité sans effets, Roger Michell a ainsi développé une intrigue linéaire, logique et implacable qui passe sans transitions de la négligence à la malveillance, de l'ignorance à la brutalité.
Figaroscope - Gwen Douguet
Le duo Jackson/Affleck est parfait.
Le Parisien - Alain Grasset
Affleck montre qu'il peut-être enfin un bon acteur, face à un Jackson impeccable.
Les Inrockuptibles - Vincent Ostria
De Roger Michell, réalisateur anglais de l'insipide Coup de foudre à Notting Hill, on n'attendait rien. Bonne surprise.
Aden - Philippe Piazzo
Des petits riens faits d'un écart de langage, d'une ébauche d'humiliation, qui finissent par dégénérer à force de tension et de paranoïa. Telle est la première surprise de ce thriller très bien mené et excellemment interprété.
Novaplanet - Alex Masson
En s'écartant du simple thème de la vengeance pour préférer celui d'une double revanche sur un système, Dérapages incontrôlés gagne beaucoup en surprises. Dont, hélas, une mauvaise : ce final (...).
Le Monde - Jean-François Rauger
Le choix des deux acteurs apparaît paradoxalement judicieux, la tentation du mal éclipsant sardoniquement la perpétuelle dignité coincée de Samuel Jackson et la fadeur idéaliste de Ben Affleck.
Studio - Patrick Fabre
Ca ne gâche pas notre plaisir de découvrir Ben Affleck dans son premier rôle complexe (...). Face à Samuel L. Jackson, toujours immense.
Cinélibre - Ivan Boher
Mais au final, le fond traite de sentiments humains et est assez bien exploité. C'est ce que l'on retiendra : les sentiments exacerbés des personnages où tout le monde peut se reconnaître. Rien que pour ça : chapeau bas !
Ciné Live - Philippe Paumier
Pétage de plombs en règle, engrenage fivreux et fond subversif : la reconversion de Roger Michell est exaltante et Samuel L. Jackson au delà des superlatifs.
Cinopsis - Benjamin d'Aoust
Mais bien sûr, CHANGING LANES n'est pas une réflexion profonde sur les comportements humains, juste un bon divertissement, parfois invraisemblable, mais efficace et mis en scène avec élégance par Roger Michell.
Oui Rock - Claire Saleres
Le sujet est sympathique mais le résultat reste léger et on ne crie pas au chef-d'oeuvre en sortant de la salle, hélas...
Objectif Cinéma - Florence Pommery
Car Dérapages incontrôlés aurait pu être un grand film si les auteurs avaient été au bout de leurs convictions de départ et n'avaient changé la fin prévue au départ pour boucler l'intrigue, sacrifiant proprement tout ce qui a été entrepris dans tout le film, et lui ôtant son impact et son message.
Télérama - Aurélien Ferenczi
Ce point de départ un poil téléphoné débouche sur un film mi-chèvre mi-chou, une cuillère de thriller à suspense, une louche d'apologue moral. Un peu comme La Firme réécrit par le fils de Kieslowski... Faute d'exceller dans l'un des deux genres, le film déçoit.
Chronic'art - Vincent Malausa
L'échec de Dérapages incontrôlés, qui vient aussi d'une fin en porte-à-faux non voulue par le réalisateur (...) permettra au moins de confirmer qu'il ne s'agit pas simplement de filmer un beau décor rutilant sur fond de transes musicales synthétiques pour faire un bon film.
Les avis des spectateurs :
Face à face
Un scénario intelligent laisé par des longueurs et un happy-end pas bien original.
Point de cascades surdimensionnées, de carambolage exageré, de la psychologie, et le résultat est explosif !!!!
Le duo Samuel Jackson / Ben Affleck est excellent. J'ai beaucoup aimé ce film qui m'a énormément surpris !!!
Je viens d'aller voir le film et je le trouve génial ! Les acteurs sont excellents tous les deux, l'histoire est parfaitement écrite et on reste dans le film jusqu'au bout s'en s'ennuyer une seconde. Allez le voir !!!
Un film vraiment sensationnel qui change totalement mon point de vue sur les grosses productions américaines ! Samuel L. Jackson et Ben Affleck sont tout simplement géniaux !
Excellent film où l'on ne s'ennuie pas une seule seconde. Pour une fois Ben Affleck tient un bon rôle et Samuel L. Jackson est toujours aussi brillant.
Des personnages trop stéréotypés, on devine le film et son dénouement... Aucun suspens c'est dommage. Par contre il soulève un point intéressant le pouvoir et la loi...
Hollywood et ses scénaristes over payés nous ficellent une histoire suintante de stéréotypes et autres clichés dépassés, que malheureusement ne peuvent sauver la belle gueule d'Affleck ou le personnage du black usé version Jackson. On s'ennuie comme des rats morts et pour cause, les dialogues censés être profondément philosophiques et intensément existentiels sont autant de fausses questions et de problèmes insolubles sur une société qui chacun le sait n'est ni meilleure ni pire qu'on veut bien la montrer pour avaliser un film à laisser aux toilettes. |
Ben Affleck au cinéma :
Samuel L. Jackson au cinéma :
Critique de Stuffou :
Ce film va remettre beaucoup d'idées, chez beaucoup de monde, à leurs places.
Un film extrêmement fort qui va vous apporter beaucoup de réflexions sur le sens de la vie, les mensonges, la violence et la vengeance.
Tout d’abord, un duos d’acteurs formidables. Ils tiennent bien leurs rôles, ils jouent parfaitement bien.
Ensuite, une situation très originale, une histoire en fait simple qui devient très complexe et que nos protagonistes ne font qu’aggraver à force de vouloir faire mieux ou pire.
Côté rythme, on n’a pas le temps de s’ennuyer. Dés qu’une action, une vengeance, une surprise, vient de se produire, aussitôt on va vers « la réponse du berger à la bergère ». Ce n’est qu’un jeu de ping-pong du début jusqu’à la fin, qu’un va et viens entre deux personnages qui ne savent pas s’ils doivent ou non se détester. En fait, sans se connaître, ils viennent à la fois à se haïr et à s’aimer. C’est très contradictoire et cela oblige à ne plus savoir si on doit aider l’autre ou l’enfoncer encore plus.
En fait, ce film cherche à nous montrer jusqu’où peut nous emmener la haine et la vengeance. Lorsque l’on voit le résultat d’une haine montante entre deux hommes équilibrés, on se demande ce qu’il se passerait s’il s’agissait de deux tribus, deux communautés ou deux nations. On est en fin de compte en présence d’une caricature de conflit entre deux nations et comme chacun veut toujours avoir raison et porter le dernier coup, le conflit ne fait que s’envenimer, se dégrader, pour devenir violent et sanglant.
C’est exactement ce qui se passe dans ce film. Plus on avance, plus les coups bas sont violent et méchant. Cela fini par atteindre les proches, l’entourage familial. La haine engendre la haine, mais cela à toujours des conséquences sur de tiers personnes qui n’ont rien fait pour y être mêlés.
Ce film cherche également à traiter du sujet de la confiance, de la loyauté, de pouvoir et d’argent. Il nous montre trois types d’individus : ceux qui en permanence agissent comme des manipulateurs pour garder leur statut et leur pouvoir ; ceux qui inconsciemment agissent contre la loi et la justice et à qui il faut une situation tragique pour le comprendre ; ceux qui sont foncièrement honnêtes, mais qui parfois portés à bout peuvent devenir méchants.
Il y a beaucoup de moralité dans ce film, une grande critique de notre société moderne et une caricature des conflits communautaires. C’est un excellent film qui va beaucoup vous faire réfléchir sur votre propre existence, sur celle des autres et sur les conflits actuels.
Il faut absolument voir un jour ce film.
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