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Acteurs / Réalisateurs / Dates :
Film Américain de Wayne Wang
Scénario de Wayne Wang, Miranda july, Paul Auster, Siri Hustvedt
Musique de Six Degrees
Sortie en France le 25 juillet 2001
Durée : 1h27
Site officiel : http://www.center-of-the-world.com/
Avec :
| Comédiens et Comédiennes |
Dans le rôle de : |
| Peter Sarsgaard |
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| Molly Parker |
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| Jason MacCabe Calacanis |
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| Carla Gugino |
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| Balthazar Getty |
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Anecdotes
L’envie de Wayne Wang
« J’ai toujours voulu faire un film sur le sexe. Quand j’étais étudiant dans les années 70, j’aimais des films comme le Dernier tango à Paris ou Je suis curieuse de Vilgot Sjoman. »
Tourné en DV
Wayne Wang a opté pour le numérique, utilisant la digi-beta puis les petites caméras DV. Ce choix esthétique répond à la volonté de Wong qui «ne voulait pas d’un film d’apparence normale, où l’on se serait contenté d’imiter la pellicule cinéma». Le réalisateur a ainsi pu travailler sur les couleurs du film, les estompant (pour les scènes des flash-back) ou les rehaussant (les strip-tease) à l’envi.
La famille Auster au scénario
De la masse de co-scénaristes (5 au total), se détache le couple Auster. Les romanciers Paul Auster et Siri Hustvedt, mari et femme à la ville, ont collaboré à l’écriture du script avec Wayne Wang, Miranda July et Ellen Benjamin Wong (qui eut l’idée originale).
Réalisateur et scénariste, Paul Auster est familier du monde du cinéma. Il a notamment travaillé sur Smoke (1995) et Brooklyn boogie (id.), déjà réalisés par Wayne Wang ; et porté à l’écran son script de Lulu on the bridge (1998). Son roman La Musique du hasard avait été adapté sous le même titre pour le cinéma par Philip Haas en 1993.
Le Centre du monde constitue à la deuxième incursion de Siri Hustvedt dans le monde du cinéma, puisque l’un de ses romans, ou plutôt un chapitre du roman Les Yeux bandés, avait inspiré à Claude Miller sa Chambre des magiciennes (2000).
Wayne Wong et le strip-tease
« Ce qui m’intéresse avant tout c’est l’idée de monnayer un fantasme ; c’est là-dessus qu’est fondée l’industrie du strip-tease. Les clubs projettent une certaine image de disponibilité sexuelle, et les clients mordent à l’hameçon et dépensent beaucoup d’argent. »
Peter Sarsgaard (Richard Longman)
Après avoir joué sous la direction de Tim Robbins (La Dernière marche), Randall Wallace (L’Homme au masque de fer) et Larry Clarke (Another day in paradise), Peter Sarsgaard est apparu au générique de Boys don’t cry (Kimberly Peirce, 1999).
Molly Parker (Florence)
Héroïne de Kissed (Lynne Stopkewich, 1996) et Bliss (Lance Young, 1997), la Canadienne Molly Parker a notamment joué sous la direction de Michael Winterbottom (Wonderland, 1999) et Istvan Szabo (Sunshine, id.), et apparu dans Le Fantôme de Sarah Williams (Keith Gordon, 2001).
Présenté à Cannes
Le Centre du monde a été présenté en sélection officielle – hors compétition lors du Festival de Cannes 2001.
La presse américaine choquée
Effrayée par le caractère trop explicite des deux affiches du film, une partie de la presse américaine avait pris la décision de ne pas les faire apparaître dans leurs publications. |
Résumé & Genre :
Erotique / Drame
Payer une femme pour la séduire
Richard Longman est un jeune ingénieur en informatique que les profits de la "nouvelle économie" ont rendu très riche. Il passe ses jours et ses nuits devant ses écrans d'ordinateurs, au point d'en oublier toute vie sociale. Batteuse dans un groupe de rock amateur, Florence est une jeune femme presque comme toutes les autres, excepté qu'elle gagne sa vie comme strip-teaseuse au Pandora's Box, un club de la côte ouest. La séduction n'a pas de secret pour elle. Quand Richard rencontre Florence, il est immédiatement intrigué par cette fille et lui propose de l'accompagner pendant trois jours à Las Vegas. Florence hésite, mais, intéressée par Richard et ses 10.000 dollars de dédommagement, elle finit par accepter en posant ses conditions : il n'y aura entre eux ni baiser sur la bouche, ni pénétration, ni sentiments, et tout se passera dans sa chambre entre 22 heures et 2 heures du matin.
Richard est un riche ingenieur en informatique. Il passe sa vie devant ses ecrans d'ordinateurs. Batteuse dans un groupe de rock debutant, Florence est une jeune femme qui gagne sa vie comme strip-teaseuse. La seduction n'a pas de secret pour elle. Quand Richard rencontre Florence, il lui offre dix mille dollars pour qu'elle l'accompagne pendant trois jours a Las Vegas. Florence hesite, puis accepte, sous condition: il n'y aura entre eux ni baiser sur la bouche, ni penetration, ni sentiments.
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Critiques professionnelles :
Critique de MonsieurCinema.com :
SEXE INTENTIONS
La déception est au rendez-vous de ce nouveau film de Wayne Wang. Avec LE CENTRE DU MONDE, le réalisateur de SMOKE avoue lui–même s’être fait plaisir en assouvissant un vieux désir : faire un film sur le sexe. Au cours de recherches préparatoires, Wayne Wang aurait découvert du côté de San Francisco des liens très étroits entre les employés de la net-économie et les strip-teaseuses... Malheureusement, la différence entre son désir et son film est la même qu’entre un fantasme et sa réalisation ! Autant le dire, le résultat n’est pas à la hauteur des espérances, même si l’image DV et une excellente bande originale
donnent au film un côté « branchouille » qui lui évite d’être confondu avec un simple téléfilm érotico-soft de M6. La faute certainement à des personnages trop lisses, mal croqués et dont, au final, on se désintéresse très vite. Quant au parfum soi-disant sulfureux du film, là non plus, pas de quoi être ébahi car il est d’une sagesse assez redoutable. Heureusement, les deux acteurs principaux amènent leur charme personnel et un semblant de conviction à ce CENTRE DU MONDE. Ni Molly Parker (la révélation de KISSED), ni Peter Sarsgaard (BOYS DON’T CRY) ne sont en cause dans ce ratage. (Jean-Luc Brunet)
Chronic'art.com :
Le Centre du monde, un titre en hommage à L’Origine du monde de Courbet ? Probablement, étant donné la prétention de cet essai arty qui se voudrait une réflexion sur le statut de la femme, son rapport à la sexualité machiste et au devenir objet qui la menace. Vaste programme, quasi militant, pour un film qui carbure à l’économie de moyens : une chambre d’hôtel comme décor principal, deux acteurs ou presque et une caméra DV pour enregistrer le tout. Entre Richard, prince richissime du Net business, et Florence, strip-teaseuse à qui celui-ci propose 10 000 dollars pour l’exciter trois jours durant dans un hôtel (sans coucher), on pouvait s’attendre à un huis clos violent, un dialogue jusqu’au-boutiste. Mais Wayne Wang et ses scénaristes (dont Paul Auster, compagnon d’infortune du cinéaste depuis le surestimé Smoke) n’ont rien à dire, ni à montrer.
En guise de discours, une seule image assez frappante qui résume peut-être les ambitions premières des auteurs : Florence, étendue sur le sol et subissant, inexpressive, les coups de hanche de son partenaire après qu’il l’a convaincue de la sauter. On comprend alors ce que le film aurait pu être : un exposé figuratif sur la morbidité de la jouissance, un vrai projet sur le malaise sexuel. Au final, Le Centre du monde ressemble à un vulgaire téléfilm érotique de M6 tentant d’échapper au déjà-vu kama-sutresque. Ce qui nous vaut, primo, un glaçon glissé dans le cul de Richard (avec trucage), et secundo, une chupa-chups
fourrée dans une vulve anonyme (sans trucage, mais l’espace de deux secondes trop courtes). Maigres consolations pour le pornographe venu chercher de quoi alimenter sa machine à fantasmes. Quant aux autres, ils seront bien vite gagnés par un incommensurable ennui devant les galipettes un peu glauques de ce couple assez sage et surtout très quelconque. Tout comme ce film parfaitement insignifiant.
Yann Gonzalez
Ciné Live - Gwen douguet - 01/07/2001
«C'est beau comme un premier baiser, fort comme un orgasme, provocateur sans être racoleur, bigrement percutant.»
Le Nouvel Observateur - Gilbert Louis - 26/07/2001
«(...) rien de bien joyeux dans cette histoire où l’on apprend que l’argent ne fait pas le bonheur et que les cœurs ne s’achètent pas aussi aisément que les corps.»
L'Express - Stéphane Brisset - 26/07/2001
«Même si la pudeur revendiquée par Wang confine parfois à la maladresse, son film parle intelligemment de choses trop souvent négligées par le cinéma américain. »
Le Monde - Samuel Blumenfeld - 25/07/2001
«(...)la déception est à la mesure de l'espoir suscité pour un spectateur venu regarder le film érotique de l'été.»
Libération - Philippe Azouri - 25/07/2001
«Complètement à côté de la plaque, le film n'est à vrai dire au centre de rien.»
Première - Gérard Delorme - 01/07/2001
«Tourné en vidéo avec deux acteurs peu ou pas habillés, il (le film) prétend quand même parler un peu de la grande solitude de la vie moderne. En fin de compte, il n'arrive à délivrer qu'une pile de banalités insipides dans un décor déprimant.»
Studio - Juliette Michaud - 01/07/2001
«(...) la chair qu'il filme est triste, impression renforcée par le format plat du digital. Seule la voluptueuse Carla Cugino arrive à insuffler un peu de sensualité au film.»
Télérama - François Gorin - 25/07/2001
«Sa façon de filmer les scènes de «baise non-baise» distille un malaise très peu sensuel, peut-être intentionnel. (...) . On n'en tire pour tout profit qu'un goût de cendre froide et de chair triste.»
Urbuz.com - Jean-Philippe Tessé - 25/07/2001
«(...) un film très ennuyeux, bavard et vain, prétendument provocant (...) mais au final plus pudibond que soft jusqu'à en être gênant de vacuité, étouffant ce qu'il a à dire sous des cache-sexe faussement transparents. »
Les avis des spectateurs :
Pas mal, sans plus...
Molly Parker et Carla Gugino superbes toutes les deux, mais par contre, le héros n'a vraiment pas la tête de l'emploi... Provocant, mais quand même très pudique, à vrai dire, juste une scène de deux secondes un peu crue : une strip-teaseuse se met une scène dans le vagin et demande à un spectateur de lécher la sucette... Sinon, ben ce n'est pas trop ennuyeux et ça se laisse regarder.
Quelle merde ...
C'est chiant, il n'y a pas d'histoire, les personnages sont fades et n'évoluent pas, les scènes de cul (le centre du film) sont mal filmées ... On dirait le film de vacances (un peu hot) d'un couple filmé par un amateur. En moins drôle.
En fait, c'est zéro étoiles pour ce film ... |
Peter Sarsgaard au cinéma :
Molly Parker au cinéma :
Critique de Stuffou :
Le plus chaud, le plus sensuel et le plus sexuel de tous les films.
On va le dire tout de suite, le cendre du monde c’est le sexe de la femme, son vagin, son con, comme ils disent dans le film. C’est par là que tous les hommes veulent passer pour qu’un jour il y est un être qui en sorte et qui à son tour désire y repasser bien des années après.
Je n’avais jamais vu un film aussi chaud, aussi sexe, aussi excitant. Imaginez un homme nouveau riche, grâce à Internet, qui tombe amoureux d’une strip-teaseuse. Le seul moyen qu’il trouve pour l’attirer et espérer la séduire, c’est de lui proposer plusieurs jours à Las Vegas. Bien entendu, malgré sa gentillesse, elle ne peut s’empêcher d’accepter qu’à condition d’être payée.
En plus du prix, il y a certaines règles à respecter : pas de baiser sur la bouche, pas de pénétration, et les quasi relations sexuelles ne pourront avoir lieu que de 22H à 2H du matin, durant trois nuits.
Si dans la journée nos deux partenaires s’entendent comme frères et sœurs, le premier soir venu, tout se passe plutôt bien. Le mec se fait exciter, et nous aussi par ailleurs, et se fait décharger, sans qu’il y ait eut le moindre baiser ou la moindre pénétration. L’heure étant l’heure, tout s’arrête à 2H.
Les deux nuits suivantes sont plus délicates. Il y a une espèce de sentiment de confusion chez la femme, qui ne sait plus si elle doit respecter les règles qu’elle avait fixée ou aller un peu plus loin avec ce charmant jeune homme qui serait prêt à n’importe quoi pour la séduire.
Quelle décision prendra t’elle ? Vous ne le saurez quand n’allant voir le film.
Toutefois, attention, c’est très chaud et sensuel. Une seconde femme fera une apparition remarquée puisque celle ci s’offrira à nos deux partenaires. Egalement, notre strip-teaseuse nous montrera ses différents charmes et différentes pratiques à de nombreuses reprises. On est à plusieurs reprises à la limite du film pornographique, c’est très chaud mais très bien simulé. Sharon Stone peut aller se rhabiller à présent, ses différentes performances sont à présent complètement effacées.
Côté originalité du tournage, on a à de multiples reprises des come back vers des scènes antérieures à notre voyage à Las Vegas, mais souvent des scènes assez chaudes également.
Enfin bref, un film séduisant et excitant. Mais, pour savoir s’il va réussir ou non à la séduire, ou à lui faire l’amour, pour ne pas dire la baiser, il faudra aller le voir.
Je tiens tout de même à prévenir, s’il est interdit aux moins de 12 ans, pour ma part je l’aurais interdit aux moins de 16 ans.
Si vous allez le voir en couple et que vous êtes seul dans la salle, prévoyez le préservatif, vous risquez d'en avoir besoin.
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