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Avalon
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Acteurs / Réalisateurs / Dates :

Film Japonais de Mamuro Oshii
Scénario de Kazumori Ito
Musique de Kenji Kawai
Sortie en France le 27 mars 2002
Durée : 1h46

Site officiel : http://www.avalon-lefilm.com/

Avec :
Comédiens et Comédiennes Dans le rôle de :
Malgorzata Foremniak
Wladyslaw Kowalski
Jerzy Gudejko
Bartek Swiderski
Katarzyna Bargielowska

Anecdotes

Cannes 2001 : Sélection officielle, hors compétition. Mamoru Oshii est connu en France pour son film d'animation GHOST IN THE SHELL.

Une perruque noire
Après avoir un temps envisagé de filmer un héros masculin, Mamoru Oshii décide finalement que le personnage principal d'Avalon sera une femme. Problème, Malgorzata Foremniak, qui incarne Ash, est blonde, alors que le cinéaste désire une actrice aux cheveux sombres pour coller à l'atmosphère lourde de son film. Malgorzata Foremniak sera donc coiffée d'une perruque noire tout au long du tournage.

Nouvelle collaboration avec Kenji Kawai
Film lyrique malgré son atmosphère sombre, Avalon peut compter sur les talents conjugués de Mamoru Oshii et de son compositeur attitré Kenji Kawai. Une nouvelle collaboration pour un duo qui s'est rencontré en 1987, pour le premier film en prises de vue réelles de Mamoru Oshii, Lunettes rouges (Jigoku no banken: akai megane). Comme Ghost in the Shell, Avalon est illustré avec une partition classique faisant la part belle aux choeurs.

Retouches informatiques
De l'aveu même de son réalisateur, les images d'Avalon sont retouchées à plus de 80% par ordinateur. Des effets spéciaux classiques à la couleur des scènes, l'informatique a été utilisée à de nombreuses reprises. En retravaillant digitalement le visage de son héroïne Ash, Mamoru Oshii a ainsi pu contrôler jusqu'au clignement de ses yeux !

Une équipe polonaise
Fervent admirateur du cinéma polonais, Mamoru Oshii, réalisateur d'Avalon, trouva en Pologne l'atmosphère sombre idéale pour son film. Parti avec l'intention d'utiliser une équipe technique japonaise, le metteur en scène change vite d'avis et décide de ne prendre qu'un assistant et une scripte japonais. Techniciens et acteurs seront donc originaires de Pologne, le film tourné en polonais, principalement dans les environs de la ville de Wroclaw.

6.1 au Japon
Technologiquement recherché, Avalon est le premier film japonais à utiliser le système sonore Dolby Digital EX Format 6.1. Développé pour les besoins de Star wars : épisode 1 - La Menace fantôme (Star wars : episode I - The Phantom menace), le 6.1 utilise les 5 canaux habituels (avant gauche, avant droit, centre avant, arrière gauche, arrière droit) auquel s'ajoute un sixième canal situé au centre arrière. Le tout pour une spatialisation du son encore plus forte.

Résumé & Genre :

Science Fiction / Jeux vidéo

Bienvenu dans le monde virtuel

Situé dans un futur proche et un pays à l'identité inconnue, Avalon porte le nom d'un jeu de guerre virtuel qui fait fureur. Dans des parties armées très stratégiques, Ash gagne de quoi vivre dans un monde abominable de tristesse, et accumule aussi des points vers des niveaux supérieurs du jeu, au sommet desquels un autre monde encore l'attend.

Dans une ville fictive d'Europe centrale, Ash est une accro de jeux vidéo et de réalité virtuelle. Solitaire, le seul compagnon qu'on lui connaisse est son chien. Elle était membre du groupe Wizard, constitué de véritables aficionados d'un jeu de guerre illégal nommé "Avalon", en référence à l'île légendaire où reposent les âmes des héros.
Mais depuis que la bande s'est dissoute, Ash joue seule. Un jour, elle apprend que son ancien amant, Murphy, est devenu un zombie, un "non-revenu". Ce dernier était pourtant un joueur talentueux.
Son sort intrigue Ash. Celle-ci décide alors de refaire le chemin qu'il a pris en jouant dans une zone interdite baptisée "Class A". Pour y parvenir, elle doit suivre l'Ombre, une mystérieuse petite fille aux yeux tristes.

Photo du film

Critiques professionnelles :

Critique de 6nema.com :
Premier long métrage "non-animé" du maître de l'animation nippone Mamuro Oshii dont le Ghost in the Shell est devenu un film culte, Avalon n'en est pas moins un film avant-gardiste à l'esthétique étrange voir même dérangeante. Le traitement de l'image (noir et blanc sépia) confère au film une atmosphère sombre dans un univers sans vie sans couleurs où réel et virtuel se confondent progressivement. En fait, le Mamuro Oshii annonce quelque chose de nouveau - tout en gardant ses thèmes récurrents - en avançant dans des choix de mise en scène pour le moins originaux. Malheureusement construit sur un schéma classique de jeux vidéo - plus d'ennuis - ce film s'enlise rapidement dans des situations convenues, se répétant jusqu'à un retournement de situation qui impose une image sucrée et onirique d'un merveilleux factice.

Thim N.

Critique de MonsieurCinema.com :
GHOST ON SCREEN
AVALON est un vieux projet de Mamoru Oshii, datant d’une quinzaine d’années. Le cinéaste japonais du salué GHOST IN THE SHELL s’attaque cette fois au monde des jeux vidéos et de la réalité virtuelle. Son film regorge d’effets spéciaux en deux, voire trois dimensions, de parties de jeu avec entrée et sortie, à la manière de MATRIX lorsque le personnage de Keanu Reeves part et revient de « mission ». AVALON fait penser à un mélange de NIKITA, de TOMB RAIDER, ou même de l’univers de Enki Bilal. Malheureusement, le film lasse très vite et n’arrive pas à créer un véritable univers fascinant et troublant. Le rythme ne fonctionne pas, et on ne s’intéresse pas véritablement au récit qui s’emmêle très vite. AVALON ne vaut que pour ses performances techniques. (Olivier Pélisson)

Novaplanet - Alex Masson
Cumulé aux prouesses techniques actuelles, Avalon devient un film unique, quelque part entre la froideur plastique et martiale de Matrix et le spleen de Kieslowski, matrice d'un cinéma conférant à l'univers du jeu vidéo une glaçante mélancolie.

Chronic'art - Elysabeth François
Avalon s'avère être le premier film à épouser idéalement dans sa forme et sa pensée les enjeux soulevés par le thème de la virtualité et l'apparition d'un nouveau type de réalité.

Ciné Live - Marc Toullec
Une troublante expérience de réalité virtuelle qui emportera les fervents du mystère cybernétique... au risque de glacer les autres.
L'Express - Arnaud Malherbe
Tourné dans les rues de Varsovie avant d'être intégralement retravaillé par ordinateur - jusqu'au visage des acteurs - repeint en sépia, Avalon est un objet troublant, qui, par le simple fait d'exister, traite brillamment son sujet.

Fluctuat.net - Laurence Reymond
Mais, loin d'être une somme d'abstractions théoriques, Avalon est un film qui parvient à être émouvant. (...) Ainsi, la dernière partie du film, en dépit d'une musique un peu lourde, est la plus touchante du film. Le sort de cette femme, forte et tellement fragile à la fois, nous concerne directement.

Urbuz - Jean-Sébastien Chauvin
Ici l'humanité s'est perdue en route, mais quelque chose comme les vestiges du vivant et de ses habitudes perdure. Oshii, c'est son talent singulier, avance à la manière d'un maître de marionnettes qui, coûte que coûte, entretiendrait le rêve de l'homme devant une invisible assemblée.

Télérama - Louis Guichard
Avalon (...) est vraiment un drôle d'objet, furieusement hybride. Parce qu'il mélange la vie aux jeux vidéos, évidemment, mais aussi les prises de vues réelles aux créations numériques, l'inspiration manga à la chair d'acteurs occidentaux bien vivants, l'archaïque au futuriste. Et peut-être plus encore le spectaculaire à autre chose - poésie, méditation, voire davantage si affinités.

Libération - Philippe Azoury
Mais c'est aussi cela qui fascine : l'absence d'écart entre ce qui, autrefois, relevait de l'animation chez Oshii et le regard qu'il porte, aujourd'hui, sur des vivants. Un tel bloc d'inhumanité fait penser qu'une étape historique vient d'être franchie par ce film : notre monde ne compte plus, il va falloir s'y faire.

Le Monde - Samuel Blumenfeld
L'inclusion progressive du spectateur dans le film, qui devient un participant du jeu, (...) constitue une volonté de créer un jeu vidéo, d'essence labyrinthique, exploité de manière métaphysique, où le spectateur s'enfonce de plus en plus loin dans des strates narratives en oubliant d'où il vient. En cela, Avalon constitue la tentative la plus aboutie de transposer au cinéma l'esprit du jeu vidéo, la seule qui respecte véritablement, tout au long de son récit, l'interactivité propre au jeu vidéo.

Première - Christophe Narbonne
Oshii réussit son pari de re-création de la réalité (...). Neutres au possible, les acteurs entretiennent également le doute quant à leur réalité mais perdent beaucoup en humanité et en émotion. Le manque d'incarnation du film est à la fois sa qualité et sa limite.

Les Cahiers du Cinéma - Nicolas Chemin
Avalon démontre, par l'incongru, la difficulté à transposer en cinéma le dispositif du jeu interactif. (...) Car Avalon véhicule mais ne transporte pas.

Télé Obs Cinéma - Jean-Philippe Guérand
Difficile de s'enthousiasmer pour un objet aussi inanimé. On se contentera d'admirer la prouesse technologique.

Les Inrockuptibles - Olivier Père
Avec ce film d'une ambition et d'une témérité un peu folles, le cinéaste ne réussit pourtant qu'à moitié son pari. Avalon est en effet mois séduisant visuellement que son précédent Ghost in the Shell. (...) pour les spectateurs non-initiés, ou ceux trop férus de cybernétique, Avalon pourrait être dur à avaler.

L'Humanité - Vincent Ostria
(...) opaque film japonais. (...) les personnages parlent presque en code, ce qui pourrait être drôle si le film était moins long. Cela dit, le travail sur l'image, en noir et blanc sombre et diffus, les effets visuels très particuliers, font tout de même de ce film une intéressante curiosité.

Aden - Philippe Piazzo
Pas facile de s'intéresser vraiment à un récit qui, de par les interrogations qu'il soulève, implique des bases pour la réflexion. Ici, elles se dérobent sans cesse. Le cinéaste est en fait principalement occupé à créer un univers visuel et sonore original et inédit. (...) Les images inspirent ainsi une esthétique de la langueur. N'appartenant à aucun monde référencé, elles accentuent l'indétermination des personnages. Avalon est clairement un film sur l'égarement. Mais à en exploiter uniquement l'esthétique, il perd de sa portée.

Zurban - Stéphane Brisset
Si l'esthétique d'Avalon parvient à nous bluffer en permanence, il n'est pas de même pour son scénario, aussi passionnant qu'une brochure bancaire, et de son interprétation désincarnée.
Studio - Patrick Fabre
Si durant les premières minutes, les scènes sont réellement étonnantes, très vite, on se lasse de ces images sépia répétitives au point de se désintéresser de l'histoire.

Les avis des spectateurs :
J'ai trouvé ce film absolument magnifique.
Il nous plonge dans un univers fictif, mais tellement proche de nous, que l'on se sent bizarrement impliqué.
Cette histoire chevaleresque des temps modernes étonne de par sa mise en scène, sa lumière, ses personnages tous plus mystérieux les uns que les autres.
Enfin, l'ensemble est sublimé par une bande-son splendide, qui tient le spectateur en haleine jusqu'au dernier mot du générique.
Bref, un chef-d'oeuvre à ne surtout pas rater.

Dommage que les spectateurs s'attendaient à voir un nouveau Matrix. Je hais les c... qui ont sifflé, quitté la salle bruyamment. Avalon se mérite un véritable chef-d'oeuvre à classer "culte"...

Excellent ! Et pourtant je ne suis pas spécialement branché jeux vidéos. Mais ce long cheminement d'une réalité virtuelle (le jeu) dans une autre réalité virtuelle (le film) pour nous renvoyer notre réalité en plein visage, ne peut que donner à réfléchir longtemps après la fin de la projection. Et, à cette époque de films d'action remplis d'explosions pour un oui ou un non, terminer le film dans une salle de concert (cf "L'homme qui en savait trop" d'Hitchcock ?) est la preuve d'un beau culot !

Envoûtant avec une BO de toute beauté. A voir pour les personnes qui recherche quelque chose de nouveau.

Avalon, une histoire à part dans un monde étrange où le virtuel et le réel ne possèdent pas de limites, où la vie ne peut pas être considérée comme telle tant elle est éloignée de ce qu'elle représente dans notre réalité. Attendez vous à lire un avis sur l'un des films les plus original de ce siècle et certainement, pour moi en tout cas, une nouvelle référence...
Un film de science-fiction, merveilleusement abouti, mais qui en déroutera plus d'un, au point même d'être considéré comme fade et creux par des milliers de personnes, cela peut agacer, sans doute, les habitués d'un cinéma "pépère", qui ne demande qu'un minimum d'attention passive. Certains prétendent ne pas comprendre la profondeur et l'intérêt du scénario. Ils se laissent surprendre par l'ennui au moment où l'intrigue se corse réellement et préfèrent décrocher pour au final n'avoir retenu qu'une partie infime de la morale du film.
Cependant, ne généralisons pas, je ne traiterais pas d'incultes tous ceux n'ayant pas apprécié Avalon, toute personne complètement en dehors de la logique du film ne trouvera pas sa place dans la salle (j'en ai vu partir au milieu de la séance), à savoir qu'il s'agit quand même d'une confrontation réel/imaginaire et d'une réflexion sur le soi (ça devient philosophique toute cette histoire). La bande de son est très belle et à l'image du film triste et exceptionnelle.
Je crois avoir mis tous les éléments en votre possession afin de juger si ce film est susceptible de vous plaire. Avalon est un film sur le monde réel et l'univers du jeu vidéo, il vous invitera à vous poser de nombreuses questions. Même si il est troublant et que l'approche n'est est pas simple (vivement déconseillé au moins de 14 ans), c'est à l'instar de L'Odyssée de l'espace, un film précurseur et sans doute terriblement pessimiste...

La confirmation de Ghost in the shell. Ne vous attendez pas à un remake de Matrix ! Le rythme est certes lent mais c'est pour mieux se faire bercer par la beauté des images et de la musique. Ce Mamaru Oshii est un vrai poète, capable de livrer des chefs-d'oeuvre pour des budgets dérisoires. Je ne comprends pas qu'il soit distribué dans si peu de salles alors si vous pouvez allez-y !

Film superbe esthétiquement parlant de même pour la bo qui est somptueuse. Le film quand à lui est, il est vrai, long par moment, mais je n ai pas trouvé ça extrêmement génant. Ce film est vraiment différent de ce qu'on a l'habitude de voir au cinema, et c'est ce qui fait tout son charme. De plus chacun peut l'interpreter à sa maniere.
Vraiment un film que j ai adoré.

Ce film est visuellement splendide. Les couleurs utiliséés, l'immobilisme mortel des figurants, les décors en ruines contribuent fortement à la mise en valeur d'un univers glauque et dépressif. Le jeu des acteurs est excellent : ils n'ont plus rien d'humain, ils n'ont plus d'espoir, plus d'émotions, comme le monde qu'ils habitent. Tout comme de nombreux films sur ce thème, il soulève de nombreuses questions cartésiennes sur la nature de la perception humaine et de la réalité.
Attention, si comme moi vous n'aimez pas Wagner, la BO vous sera difficilement supportable.

Un film sans conteste original, très esthétique mais plutôt hermétique pour un public peu en phase avec l'univers des jeux de rôles ou de certains jeux vidéo. Le film reprend un thème déjà abordé par Le cobaye, mais le traite de manière moins caricaturale, plus noire, plus poétique, et surtout plus ésotérique (si peu de réponses...). La lenteur du film est dérangeante et n'apporte pas toute l'ambiance sans doute espérée. Le film pose sans conteste moins de questions que ne s'en poseront les spectateurs les plus conquis, qui y trouveront sans doute matière à réflexion sur leur propre vision du monde (les images sont parfois à elles-seules source de profondes interrogations). Une histoire à découvrir mais qui ne fait que flirter avec la réussite de certains David Lynch. La musique est par contre superbement choisie. Un premier film à découvrir.

Un film qui laisse perplexe. Je ne nie pas la splendeur des images, ni l'arrière-plan réflexif, mais je trouve quand même ce film très inabouti dans le traitement de sa thématique. C'est sans doute parce que je suis un joueur-revenu du jeu, alors que le film parle de ceux qui s'y perdent. Même ceux qui crient au génie ne semblent pas en mesure d'expliquer en quoi ce film est génial.
En tout cas, c'est du cinéma expérimental, du vrai, à contempler et à méditer.
Mais n'attendez aucune explication en cours de route, Oshii vous laisse entièrement livrés à vous-même.
Bienvenue dans la Classe Réelle.

Ce film est une réussite, malgré le manque d'action. Visuellement c'est surprenant, bien sûr il ne faut pas prendre le film en cours de route sinon vous êtes perdu. Il est clair que ce genre de film ne peux pas plaire à tout le monde, mais il est à voir pour vous faire votre propre opinion.

Ce film est certainement une réussite en terme technique de réalisation et d'expression artistique : le travail sur les couleurs, les interprétations minimalistes mais réussies des acteurs... Tout ceci est très caractéristique du cinéma russe, japonais du XXe siecle, ou encore du court métrage. Justement, le grand reproche que l'on peut faire au film est de s'appuyer sur un scénario médiocre et insuffisament développé.
Ainsi, malgré quelques éléments, ce film n'arrive pas à la cheville du "Nirvana" de Gabriele Salvatores (pourtant très mal perçu par le public et la critique à sa sortie), aussi bien au niveau scénario, réalisation et même bande son.
Ce film mérite deux étoiles au mieux, mais pas plus. En bref, à voir si vous avez beaucoup de temps et de l'argent (10€).

Des hordes de gens qui courent partout en vous agrippant et hurlant "le film du siècle!", "génial"!
Parti sans a priori, amateur de lenteur dans les films, goûtant les décalages de réalité et l'incertitude (tout Dick, L'échelle de Jacob, l'Antre de la Folie, etc), ne rechignant pas à une esthétique totalement irréelle et jusqu'au-boutiste (la cité des enfants perdus, THX 1138, [insérer nom d'autre bon film ici]), j'avais pourtant le profil du client idéal.
Mais le scénario jugé "démentiel" est maigre, l'interprétation volontairement désincarnée lasse, la musique assomme, le rythme n'est pas lent mais bancal (il poursuit en cela l'oeuvre de Ghost in the Shell). Beaucoup auront confondu une certaine confusion avec un hermétisme véritable, la prétention pour du génie et le bluff pour une prophétie.
Il ne suffit pas d'en dire peu pour être mystérieux, ni de faire de longues pauses entre les répliques pour les rendre profondes (au contraire: "Les informations, ça se monnaie" [pause] "T'es une rapide, toi" [pause]. On dirait un comics qui veut faire 'noir', ou pire encore: Doberman).
Comme souvent avec les films d'anticipation/réalité virtuelle/etc, tous les thèmes ont été abordés de manière plus intéressante dans des étagères de livres (fantastique ou SF), et le film aura été fait sans en tirer profit (je ne parle pas de décalquer, mais de s'en inspirer). Et au bout de la quatrième fois où l'on entend "Avalon" et qu'on sait qu'on en a pour cinq minutes, on laisse échapper un soupir.
Restent de bonnes idées, principalement visuelles, et le budget réduit (par rapport à une grosse machine hollywoodienne) qui force le respect, mais ça ne suffit pas à scotcher tout le monde pendant deux heures.
Allez, 2 étoiles pour l'effort.

Quel brouillon ! Oshii a réitéré la déception Ghost in the Shell : il prend une bonne musique (il faut l'admettre tout de même, elle est excellente) et quelques bonnes idées visuelles, puis essaie maladroitement de relier le tout par une intrigue confuse et inintéressante. On ne comprend rien, il y a des incohérences à chaque coin de pellicule, et le thème de la réalité virtuelle, pourtant porteur, n'est pas exploité du tout. Grosse déception; contentez-vous de la bonne annonce, on y entend la bonne musique et on y voit les seules images potables.

Un film très beau, très travaillé, esthétiquement très recherché. Mais l'histoire... obscure pour ne pas dire incompréhensible... Et le rythme, désespérément lent. J'ai failli m'endormir à plusieurs reprises ! Et pourtant j'adore les histoires de cyberespace et réalités alternatives. Mais là...
A force de vouloir faire beau et ésotérique, Oshii noie le poisson et largue le spectateur. Dommage.

Quelle déception !
J'attendais beaucoup d'Avalon, vu les critiques enthousiastes et le "buzz" autour de ce film.
Malheureusement tout le film reste très confus, les motivations des personnages sont obscures, et passé le choc visuel de la découverte, on se lasse des effets gratuits.
Reste de longues séquences oniriques où le réel et virtuel s'entremêle, pour arriver finalement nulle part. Je suis sorti de la salle à la fin sans comprendre ce qu'avait voulu dire l'auteur, et pire, sans aucun désir d'en savoir plus. Et une fois de plus les effets spéciaux ne font pas un grand film !

Je suis trop déçu pour mettre 4 ou même 3 étoiles. La bande-son est excellente, une pure merveille et les 10 1ères minutes procurent un plaisir fou mais beaucoup de moments sont "au ralenti" : la musique arrive et seules les images arrivent, plus de paroles (on reconnait M. Oshii) donc l'histoire n'avance plus.
Certaines scènes sont trop longues (le chien ou le voleur qui mangent et qu'on admire manger) et dont je ne comprends pas trop le sens (d'ou cette déception).
Toutefois j'ai l'impression de louper quelque chose (surtout envoyant les autres critiques) qui me donne envie de le revoir mais le milieu semble creux (du meme genre que dans Jin-Roh, mais c'est le moment où les 2 persos s'attachent et donc le moment qui prépare toute la puissance de ce manga) je ne comprends pas l'intérêt de la lenteur du milieu du film.

J'ai vu Avalon porté par les commentaires tous plus élogieux les uns que les autres et à la recherche d'un film différent. Le film surprend effectivement par le traitement des images, de la musique, des effets spéciaux.
Malheureusement je me suis vite lassé en cherchant un point où porter mon attention. Ma voisine en était à sa troisième vision, désolée qu'elle était de voir ce film dans une salle minuscule et unique pour une ville comme Montpellier. Vraiment j'ai fait un effort mais rien ni a fait, je n'ai pas aimé.

Vous avez adorez GHOST in THE SHELL ?
Vous êtes un passioné comme moi de jeux vidéo et de réalité virtuelle... alors n'allez SURTOUT pas voir ce film !!
Pour moi il s'agit bien là de surfer sur la vague actuelle (internet, jeux vidéo, RV...) avec un minimum d'efforts (scénario nul, performance d'acteur au même niveau) et de budget (effet speciaux des années 80, utilisation de l'ancien matériel militaire russe -> d'où la production polonaise !!! et les dialogues qui en résultent).
Ne soyons pas dupes, si vous me permettez un jeu de mots au niveau du film n'Avalon pas la pilule.

Dix jours après sa sortie, il devient difficile de trouver ce film à l'affiche. Hélas cela peut facilement s'expliquer : ce film de science fiction réalisé par Mamoru Oshii, à qui l'on doit Ghost in the shell, ne satisfera que très peu d'amateurs aussi bien de mangas que de SF.
Servi par une très bonne qualité d'image, par une ambiance style " Pologne sous régime soviétique ", le film manque cruellement de rebondissements, et en lieu et place d'un rythme soutenu, courant dans les productions mangas nippones, Oshii nous donne du plan fixe à foison (il ose montrer un chou sur tout l'écran pendant plusieurs longues secondes), des boucles (une même série d'image montrées plusieurs fois)... comme si finalement il n'avait rien à dire.
L'intrigue " jeu video/ réalité " est sous exploitée, encore moins que dans le mémorable navet " Nirvana " (avec Lambert et Seigner). Les effets spéciaux sont bons mais rares. Les personnages sont pour la plupart sans âme, ils n'ont rien à dire et ça s'entend.
Si vous vous attendez à voir une perle du genre " dark city ", vous serez bien décus. A moins de le voir gratuitement, ou en location, je ne conseille à personne d'aller voir Avalon (par contre la B.O vaut le détour).

Avalon, un film original du réalisateur de GHOST IN THE SHELL, doté de bonnes critiques, promet un grand moment de cinéma... mais ce film franco-américano-japonais tourné en polonais est décevant à tous les niveaux.
Ce film est visuellement insupportable : ce filtre jaune (comme dans Vidocq) qui donne un monde virtuel bicolore pendant 1h30 donne mal à la tête. Ce visuel allié aux bruitages type GAME BOY lorsque l'heroïne utilise son ordinateur rappellent les vieux AMSTRAD... regrettable pour un jeu futuriste.
Mais on peut toutefois reconnaître une qualité à ce film ; le réalisateur nous fait pleinement partager les sensations du personnage principal, si bien qu'on s'ennuie autant qu'elle tout au long du film : il n'y a pas plus de 10 dialogues, il n'y a pas d'intrigue, les plans sont interminables, mais le pire est que les plans les plus ennuyeux sont réutilisés 3 fois, si bien qu'au bout de 1h de film il ne s'est toujours rien passé.
Quant à l'aspect intellectuel de ce film, il est tellement mal servi par la réalisation que certains pourraient se dégoûter de la philosophie en le regardant...
La seule véritable réussite de ce film est donc la bande son, qui n'est pas mauvaise bien que répétitive.
N'ALLEZ DONC PAS GASPILLER VOTRE ARGENT NI PERDRE DU TEMPS, regarder plutôt EXISTENZ, MATRIX ou TRUMAN SHOW si vous voulez un film traitant de réalité virtuelle, ou GHOST IN THE SHELL si vous voulez voir un excellent film de Mamoru Oshii !

Avalon, ou "le tramway repassera 3 fois"
en 4 points :
- Un scénario qui essaye de nous impressionner avec ses énigmes, ses concepts mysterieux à 2 francs.
- Une intérprétation décevante de la part des acteurs.
- Une histoire qui avance à un rythme d'une lenteur exaspérante
- Une style graphique intéressant mais qui ne surprend plus après 15 min.
Seul bon point : les musiques sont de bonne qualité.

Malgorzata Foremniak au cinéma :

Wladyslaw Kowalski au cinéma :

Critique de Stuffou :

Franchement, il faut être un passionné de jeux vidéo pour aimer.

A mi chemin entre dessin animé et film étant donné le type d’éclairage choisi, cette œuvre me semble être destinée à nous faire prendre conscience de l’importance du jeu vidéo dans notre société présente et à venir, mais surtout de la folie que cela engendre sur notre esprit.

Ce film est très étrange et il faut réellement attendre la fin pour comprendre dans quel monde et dans quel enfermement vivait notre héroïne. La question est bel et bien : « qu’est ce qui est réel ? Différencier ce qui est de l’univers du jeu et ce qui est du monde réel ».

Il n’y a pas grand chose à dire. Le film n’a qu’un attrait très moyen et il n’apporte pas beaucoup à notre culture. En fait, on ira la voir uniquement pour le style de tournage, pour l’originalité et pour l’univers du virtuel. Il n’y a pas de grande performance d’acteurs, pas d’innovations en matières d’effets spéciaux et peu de dialogues.

Toutefois, on notera l’aspect sentimental que représente le chien dans cette histoire. Il est évident qu’il représente le seul attachement de cette femme et qu’il est l’élément moteur du bouleversement qui va s’opérer et du virage choisi par notre héroïne.

Sincèrement, on peu attendre le passage télévisé, on ne perd rien à attendre quelques années pour voir ce film.

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