|
Critiques professionnelles :
Critique de 6nema.com :
Une biche, un bouquet de femmes et une maison dans laquelle la présence fantomatique du maître de maison constitue la seule touche masculine du film. 8 femmes, 8 fleurs, et ne pas se fier aux apparences, elles sont toutes vénéneuses voire carnivores. L'intrigue qui évoque une comédie de boulevard qu'aurait
pu écrire Agatha Christie, prend la forme ludique d'une partie de Cluedo entrecoupée d'extraits musicaux à la manière de On connaît la chanson. L'humour n'est pas absent, l'amour non plus, qu'il soit d'ailleurs filial, conjugal, incestueux ou "inverti". Ce film très agréable et léger pose malgré tout des questions préoccupantes : les femmes pourront elles un jour se passer des hommes ? L'homme est-il voué à disparaître ? La réponse apportée par ce film fait froid dans le dos des hommes.
T. N.
Critique de MonsieurCinema.com :
LES ENCHAÎNÉES
8 FEMMES commence comme un mélodrame de Douglas Sirk (une biche à la fenêtre), se poursuit comme une énigme d’Agatha Christie mâtinée d’intrigues hitchcockiennes, avant de s’achever comme une pièce de théâtre avec salut de la troupe. Ozon réussit un film kaléidoscope d’une richesse infinie. Bien lui en a pris, car 8 FEMMES est une oeuvre foisonnante, décapante et jubilatoire, bourrée de charme, de surprises et d’humour, et pas seulement un défilé féminin, à mille lieues
des FEMMES de Cukor. Sa capacité à changer de mise en scène d’un film à l’autre est réjouissante. Après le délire débridé et scato de SITCOM, ou la sobriété bouleversante de SOUS LE SABLE, 8 FEMMES lui permet d’expérimenter de nouveaux chemins passionnants. Ozon travaille ici la mémoire du cinéma, en s’inspirant de nombreux films (Sirk, Cukor…), en leur lançant de nombreux clins d’œil (le strip-tease de Gilda), en jouant des genres (mélodrame, comédie musicale, film noir…) et en utilisant le passé cinématographique de ses actrices. C’est
le cas avec le lien filial Darrieux-Deneuve déjà présent chez Demy et Téchiné, ou avec la réplique de Deneuve à Ledoyen « Te regarder, c’est pour moi une joie et une souffrance », en référence à Truffaut. Ce film, telle la madeleine de Proust, nous plonge dans nos souvenirs de spectateur, et nous fait remonter les effluves du cinéma. Via ses huit visages, 8 FEMMES est une ode aux actrices, les huit présentes mais aussi leurs aînées comme Lana Turner, Ava Gardner, Rita Hayworth.... Le soin apporté
aux costumes, accessoires, décors, coiffures, maquillages et éclairages offre un véritable écrin à chaque personnage et à chaque comédienne. Si Ozon met en scène des chansons et chorégraphies dans l’esprit de GOUTTES D’EAU…, il leur donne ici une autre dimension. Les couplets et refrains choisis collent à la psychologie de chaque personnage, à leurs «couleurs» émotionnelles. Tous les caractères du film sont bien trempés et permettent aux actrices de s’en donner à cœur joie. La distribution est gonflée
et éblouissante, de nos plus grandes actrices (Deneuve, Huppert déchaînée) aux espoirs (Sagnier) en passant par notre mémoire (Darrieux).
FOLIES DE FEMMES
8 FEMMES travaille également la féminité. Les âges de la vie sont représentés, de Catherine la jeunette à Mamy la doyenne. Les catégories aussi, de la riche bourgeoise à la soubrette, de la femme classe (Gaby) à la frustrée (Augustine), en passant par la vamp (Pierrette), l’ingénue (Suzon), l’innocente (Catherine), la gâteuse (Mamy), la sournoise (Louise) et la fidèle (Chanel). Le glamour flamboie, via le cadre des années 50, ce qui permet à Ozon de jouer sur les tenues
d’époque : la robe fourreau, le tailleur, les jupes à crinoline et les accessoires (fume-cigares, gants, bijoux, sacs, chapeaux...). Le cinéaste respecte les règles de la dramaturgie classique avec unités de temps, de lieu et de personnages. Le scénario du film, inspiré d’une pièce anglaise, joue à loisir du suspense et du retournement continuel de situations, via les révélations en cascade. Coups de théâtre, trahisons, veulerie, jalousie, cruauté, et grand-mère dans le placard s’enchaînent
à tour de bras. Si le récit repose sur une énigme à résoudre, celle-ci n'est pas si essentielle que ça. Le plaisir est tellement grand au vu du déroulement du film, que l'on pourrait se perdre dans cette mécanique, juste pour apprécier l'enchaînement des séquences. Le désir et l’amour ont également droit de cité dans la demeure isolée, et pas toujours là où on les attend. Ozon ose ainsi filmer les ébats lesbiens de Deneuve et Ardant sur la moquette. On est loin du désir contenu de Simone Renant pour Suzy Delair dans QUAI DES
ORFEVRES de Clouzot ! Clouzot, autre cinéaste français qui aurait pu enfermer huit femmes et les faire s’affronter sans merci. Mais Ozon n’est pas aussi sadique que son aîné et joue de la comédie humaine en faisant saluer ses huit joyaux lors du dernier plan de son «Cluedo» à lui.
Olivier Pélisson
Le Figaro - Marie-Noëlle Tranchant
Elles sont toutes étincelantes d'élégance et d'invention. Il leur arrive de pousser la chansonnette: c'est exquis. D'être de sales garces ou d'affreuses salopes: c'est succulent. On pourrait trouver le film misogyne: mais non, puisqu'elles sont là !
Télérama - Pierre Murat
On est à cent lieues du réalisme, de la vraisemblance, du naturel. Ozon joue sur la volupté de l'artifice, quand il lui échappe, précisément, quand l'artifice devient une sorte d'art. Entre kitsch et nostalgie. De la rigueur rigolote (mais il en faut, de la rigueur, pour être rigolo).
Aden - Philippe Piazzo
Allez-y ! Et profitez-en vite avant qu'un malotru ne vous dévoile les délices de ce morceau de roi du "cinéma du samedi soir". (...) Entrez et laissez le film vous surprendre, les actrices vous étonner et la mise en scène jouer avec vous.
L'Humanité - Jean Roy
Faute d'être plus intelligent que le film, il ne reste donc qu'à l'admirer, chose faite dès le générique. Tel les bons restaurants, où il suffit de humer une fois la porte passée pour savoir qu'on va se régaler alors que rien n'a encore rejoint l'assiette, 8 Femmes impose d'emblée sa perfection.
Studio - Michel Rebichon
Huit femmes est un petit chef-d'oeuvre, un thriller glamour qu'il ne faut manquer sous aucun prétexte. (...) Comment ne pas être sous le charme ?
Télé Obs Cinéma - François Forestier
(...) brusquement, chaque personnage chante: ce n'est pas la moindre surprise de cette comédie délicieusement illogique, où l'argent, la jalousie, les placards et l'alcool jouent un rôle.
Zurban - N.T Binh
Les inconditionnels du réalisme psychologique vont s'étrangler; les autres jubileront de voir ces dames faire semblant de quitter leur piédestal pour s'encanailler dans un crescendo frénétique, jusqu'à la pointe (...) d'émotion finale qui scelle la connivence des actrices, au-delà de la rivalité des personnages (...).
Le Monde - Jean-Michel Frodon
Un bonheur de spectateur. Avec verve et finesse, 8 femmes suscite rire et émotion, d'une qualité inhabituelle dans le cinéma contemporain.
Urbuz - Jean-Sébastien Chauvin
(...) c'est à un festival de mimiques qu'Ozon nous convie. Un petit théâtre de marionnettes qui contient ses propres limites (le superficiel, l'éphémère) mais dont l'éloge de l'hétérogène, le kaléidoscope de jeux ont un vrai panache.
Les Inrockuptibles - Frédéric Bonnaud
Le grand plaisir que procure le film tient à cette insolence de démiurge, à la volonté d'Ozon de faire grincer les rouages, de multiplier les combinaisons, d'explorer tous les possibles, et de pousser ainsi la machine jusqu'à l'emballemnt et le risque de casse (...)
Première - Christophe Carrière
(...) pour ce qui est des stars, Huit Femmes affiche complet. Pour autant, Ozon ne fait pas dans la mise en plis. Au contraire ! Sans trop ébouriffer les yeux avec sa réalisation, il décoiffe les mythes et dépoussière les esprits (...).
Ciné Live - Philippe Paumier
Huit femmes fatales qui s'entre-dévorent avec panache sous le regard acidulé d'un cinéaste transi d'amour. Trash, kitsch, forcément culte.
L'Express - Jean-Pierre Dufreigne
Une comédie policière mâtinée de chants et de danses... N'est pas Mankiewicz ou Minnelli qui veut...
Nova Planet - Alex Masson
Huit femmes dans une maison. Un homme est tué. Qui a fait le coup ? Côté intrigue on s'en fout un peu, visiblement François Ozon aussi, préférant aligner les stars pour les refaçonner.
Libération - Gérard Lefort, Didier Péron
Au début, la ronde glamour est plutôt sympathique et au dénouement: Oh, les vilaines! Au même titre qu'un sac à main en croco, l'intrigue est totalement accessoire.
Les avis des spectateurs :
En voyant le casting plus qu'alléchant du nouveau film de François Ozon, on ne pouvait qu'avoir envie de se précipiter dans une salle obscure pour y goûter. C'est ce que j'ai fait : la salle, obscure comme il est dit plus haut, est devenue lumineuse. Grâce aux actrices et à la joie évidente et communicative qu'elles portent à bout de bras tout le long du
film, au dénouement, plutôt malin, et surtout, aux dialogues, fourchus comme des langues de vipère, comme le coeur amer du personnage d'Isabelle Huppert, qui est au demeurant très attachant. Tout ça pour dire que je ne me suis pas ennuyée une seule seconde en regardant ce film.
A voir absolument! Et en prime, une fois vu, revenez lire les mauvaises critiques à une étoile pour prolonger le fou rire... il y a vraiment des gens coincés de la tête et d'ailleurs...
Ce film est un enchantement du début à la fin. On sent que rien n'a été laissé au hasard : la musique, les costumes et les décors sont superbes, et si l'intrigue est un peu simplette, elle est sauvée par les perpétuels rebondissements tour à tour tragiques ou burlesques (ou les deux). Et puis quelle distribution! Béart est sublissime, Huppert drôlatique,
Darrieux inquiétante, Ardant coquine, Sagnier maligne, Ledoyen maléfiquement angélique, Richard émouvante et Deneuve impériale (bien qu'un peu enveloppée: voulu par Ozon ou non?).
A la fois drôle et tragique, ce film est remarquablement fait. Servi par une pléiade de commédiennes époustouflantes, ce film respire avant tout l'intelligence. Le scénario magistral alternant des moments d'émotion avec des scènes très amusantes et des passages volontairement mélodramatiques ne nous laisse pas un moment de répit.
Et la mise en scène est exceptionnelle...
Un petit chef d'oeuvre de kitsch, d'humour corrosif, le meilleur film d'Ozon.
Mention spéciale à Isabelle Huppert que l'on n'a pas l'habitude de voir dans ce genre de rôle, ainsi qu'à Fanny Ardant, toujours très classe, et à Emmanuelle Béart, toujours parfaite.
8 femmes est le film français du moment à ne pas rater!
Un excellent film de genre !
François Ozon s'est ici livré à un exercice de style que j'ai trouvé très réussi. Évidemment, si l'on ne supporte pas les films de genre ou les clins d'oeil au cinéma du passé (ou à la littérature à la Agatha Christie), il y a peu de chances pour que l'on soit séduit.
Sinon, il y a de quoi se régaler: le film est kitsch (au 2ème degré bien entendu) juste à point, tant sur le fond que sur la forme, et les actrices se prennent bien au jeu.
Les numéros musicaux, loin d'être envahissants, viennent apporter une touche de décalage à un film qui l'est déjà copieusement.
Enfin bref, si vous avez la chance de posséder le sens du 2ème degré, et si vous aimez le cinéma qui aime le cinéma (et le théâtre aussi, d'ailleurs, les clins d'oeil étant innombrables et les excellents dialogues tout droit sortis de la pièce), vous allez passer un excellent moment.
Exercice de style, ce film aurait du s'appeler "Huit Stars". Ozon prend un malin plaisir à filmer des stars qu'il aime, elle le lui rende bien mais l'ensemble n'a pas beaucoup d'intérêt. Pourtant on se laisse porter par la technique : des comédiens, des décorateurs, du cadreur... mais à chaque fois c'est un peu comme si on avait un sous-titre qui précisait : "regardez mon gros plan, c'est du papier peint d'époque, là je joue dramatique..."
Donc à voir, mais il n'y pas de quoi en faire un plat.
Je suis étrangère et j'ai trouve ce film bien trop français - superficiel, plein de gadgets, et surtout de "regardez-moi comme je suis drôle et intellectuel et étonnant tout en même temps." Les chansons étaient trop longues, cassaient complètement l'histoire déjà presque non-existante, et étaient grotesques par moment. Des numéros d'actrices, certes très biens, mais du cinéma - non.
Plutôt gonflé d'avoir réutilisé le principe des chansonnettes tellement fin et réussi dans "On connait la chanson"... c'est copié et râté, elles sont toutes ou presque trop narcissiques (Deneuve, Béart et Ardant) trop sophistiquées, trop actrices, ça dérange ça laisse à l'exterieur de leur beau miroir ...
Avec une telle distribution, un tel metteur en scène, et une telle histoire, cela aurait pu être un chef d'oeuvre. C'est seulement un bon film distrayant (à condition d'être dans une bonne salle, celle de l'UGC GEORGES V est épouvantablement inconfortable et surchauffée).
Vous avez dit cinéma? Ou (mauvais) théatre filmé? 30 secondes après le générique, on a déjà deviné la fin. Bon, je me cale dans mon fauteuil et allons y, on décortique la mise en scéne et le jeu. Mise en scène? Heu... les scènes de bagarres sont totalement ridicule et le montage semble fait par un enfant de 6 ans avec la version d'essai de Pinnacle Studio. Aucune fluidité! Les actrices maintenant. Bien
que mal dirigées, Emmanuelle Béart et Fanny Ardant sont très bien car leur présence animale est suffisante. Catherine Deneuve passe tout le film à essayer de respirer dans sa gaine trop serrée et Isabelle Huppert (que j'adore) surjoue tellement que j'en avais de la peine pour elle. Quant aux autres, circulez il n'y a rien à voir. Du cinéma? Non, du patronage. 0 étoile, ça existe?
UNE DAUBE SANS NOM.
Quelle belle daube que ce film. A part les actrices remarquables (sauf Ledoyen qui joue assez mal), on s'ennuie comme des rats morts pendant ce film interminable. Ca traine pendant 2 heures sur la question : qui est l'assassin? Ca doit être bien au théâtre, mais au ciné, l'adaptation est completement ratée, Ozon s'est vraiment loupé, ce film ne vaut rien.
Allez plutot voir Ocean's Eleven, ca c'est du bon film!
McCoy
Je ne suis pas un grand cinéphile, mais ce film est le film le plus débile que j'ai jamais vu.
Interressés par les nombreuses critiques positives que j'avais lu sur ce film je pensais aller voir un film charmant, intelligent et distrayant sur les femmes.
Résultat, il ne s'agit que d'une série de portrait au vitriol des femmes.
Pour ce film les femmnes sont: vénales, dépravés, égoïstes, alcooliques, et même incestueuse pour couronner le tout. C'est affligeant.
Et pendant ce temps là que font les personnages entre 2 scénes dans la maison d'un mort: Ils chantent!!!!
C'est évident à quoi pense-t-on le jour de la mort de son mari, de son père, de son frêre ou de son beau-fils: On chante cela va de soit.
Il parait que Mr Ozon aime les femmes. Encore heureux sinon qu'est ce que cela aurait été.
J'espère surtout que les jeunes garcons qui vont aller voir ce film ne vont surtout pas le prendre au sérieux (déjà qu'une bonne partie de la presse masculine ne cherche qu'à faire passer les femmes pour des s.....)
Je trouve qu'il s'agit d'un film extrêmement misogyne et sans grand intérêt.
L'intérêt du film réside avant tout dans la stratégie promotionnelle déployée pour sa sortie.
Le premier mot qui me vient à l'esprit est ENNUI. Une comédie policière où l'on rit très peu, une intrigue sans intérêt. A force de vouloir retourner les codes, il ne reste rien qu'un grand vide que 8 actrices s'efforcent tant bien que mal de combler avec plus ou moins de bonheur.
Certes Huppert rayonne, Sagnier étonne mais à quoi bon. Ozon, nouveau fils chéri du cinéma français, est un imposteur. Il tricote des pulls avec des manches trop longues et pas de trou pour la tête. Sa connaissance du cinéma masque l'absence de sincérité et de personnalité. Il n'a rien à dire ni à montrer...
Sortez le clown !
Un OFNI, 8 femmes est un Objet Filmé Non Identifié, ça ne ressemble à rien, ni une comédie musicale, ni un thriller, ni une comédie, ni une pièce de théâtre.
L'intrigue de base disparaît au fur et à mesure que les chansons, portraits, exagérations des actrices prennent le pas.
Je comprend que la presse ne puisse rejeter un film ou 8 des meilleurs actrices francaises y jouent, mais de la à dire que c'est un chef d'oeuvre, c'est du délire.
Dans la salle, les gens, riaient, soupiraient et attendaient la fin.
Et dire que c'est ce cinema francais qui s'exporte ! Pour moi une seule personnes s'est fait plaisir, Ozon.
Je ne comprends pas comment on peut être aussi élogieux devant un film pareil ! Encore ce serait une pièce de théâtre, je ne dis pas, on pourrait passer un bon moment, encore que ! Mais là, merci hein !
"On connaît la chanson", même Columbo n'irait pas s'enneiger dans une bicoque sur fond de matt painting aussi pâle que le film. Mais c'est fait exprès ou quoi ? Il faut qu'on me dise.
Bref, il n'y a rien d'original. Une seule scène m'a fait rire (vous connaissez l'histoire de PAF la vieille ?(...)), et encore je me suis éfforcé à nourrir ce dernier sachant que cela allait être le seul bon moment de ce téléfilm... heu film, pardon !
Allez plutôt voir Astérix, ça n'a rien à voir mais là au moins, vous dégourdirez vos zigomatiques. |
Catherine Deneuve au cinéma :
Emmanuelle Béart au cinéma :
Critique de Stuffou :
Originalité, suspense, 8 super comédiennes, bref tout pour réussir.
Ce film est tellement original qu’il en est étonnant.
Tout d’abord, il est difficile de classer cette œuvre dans un genre. S’agit-il d’une comédie, d’un film policier, d’un film à suspense, d’un drame, d’une pièce de théâtre, d’une comédie musicale ou d’une tragédie. En fait, cela semble être un mélange de tous ces genres.
Ensuite, il est merveilleux de voir 8 très grandes actrices réunies pour un seul et même film. Toutes presque aussi connues les unes que les autres, aux talents de comédiennes qui n’ont plus besoin d’être démontrés, on nous offre dans ce film une très belle représentativité des actrices françaises. En effet, nous y retrouvons « l’ancienne génération »,
avec Catherine Deneuve, Fanny Ardant et Danielle Darrieux, puis la « génération moyenne » avec Isabelle Huppert, Emmanuelle Béart et Firmine Richard » et enfin la « nouvelle génération » avec Ludivine Sagnier et Virginie Ledoyen.
Côté suspense, on est servi. Il est impossible de trouver à l’avance la coupable. Pendant plus d’une heure et demi, elles vont toutes se déballer leurs histoires respectives les plus salaces, sans retenues et presque sans reproches. De fait, on découvre chez chacune d’entre elle une ou plusieurs raisons de vouloir la mort du chef de famille. Le passé et le présent de chacune va être délibérément exposé aux autres, pour le plus grand plaisir du spectateur.
Pendant plus d’une heure et demi vous allez vous demander : « mais, laquelle est coupable ? ». Vous allez hésitez, vous croirez par moment avoir trouvé et ensuite vous douterez, enfin bref, vous ne trouverez qu’à la fin.
Côté humour, il y en a beaucoup. Déjà, les voir se déballer les pires atrocités sur leur vie passée et présente est parfois à rire aux larmes. Elles s’insultes, elles se battent, elles se regardent méchamment, enfin bref elles se détestes par moment pour notre plus grand plaisir. Ensuite, il y a l’aspect comédie musicale. Chacune d’entre elle va interpréter une chanson et une chorégraphie. Si certaines semblent un peu idiotes, il y en a quelques unes qui sont franchement drôles et éclatantes.
Enfin, côté qualité de jeu d’actrices, il n’y a rien à dire. Elles ont chacune leur personnalité et je trouve qu’elles ont admirablement bien joué. Nous pourrons surtout remarquer la performance d’Isabelle Huppert dont le rôle devait être le moins évident à jouer, étant donné le caractère affolé et coincé de son personnage, mais surtout par la métamorphose en cours de film. Egalement, remarquons la jeune Ludivine Sagnier qui a remarquablement tenue son rôle parmi ces immenses actrices françaises, la jeune génération n’a rien à envier à l’ancienne.
Bref, il y a une très grande originalité dans cette comédie, un quart théâtrale, un quart policière, un quart dramatique et un quart musicale. Le pari était osé, mais il fut réussi.
A voir, c'est un très grand moment de cinéma.
Trouver une séance ou plus d'infos avec

|